L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 13-Jui-2004 9:31 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

 

13/07/04 - Djibouti, de charybde en scylla - Les gouvernants actuels de Djibouti face à un avenir plus qu'incertain à très court terme alors que viendra l'instant où les hyènes vont s'entredévorer !.

Bouh Warsama.

Imprévoyance, décadence et quasi généralisation à haut niveau de l'Etat djiboutien d'un système hérité de l'avant indépendance.

Djibouti fut de tous temps le " pays où l'on fait du Fric ".

Ceci il le doit tout à la fois au statut de sa monnaie, indexée à une certaine valeur or de l'USD et - entre autres - au fait que le pays est considéré par les banques et d'autres intervenants externes comme une forme de Panama de l'Afrique où chacun peut aisément y faire son " marché " et " sa salade " pour autant qu'il ait l'accord du pouvoir en place et que ce dernier y trouve son propre intérêt.

Retours sur investissements et blanchiments d'argent d'origine incertaine, narco dollars, trafics d'armes et de matières dites dangereuses, tout ceci se côtoie allègrement à partir de Djibouti pour s'égarer ensuite dans les méandres de quelques banques du Moyen Orient et le l'île de la Réunion (entre autres) spécialisées dans ces domaines et qui tirent profit financier au passage de sommes énormes transitant fictivement par leur intermédiaire pour aller se perdre bien plus loin et après quelques transferts de banque à banque dans des paradis fiscaux où nul n'ira et ne pourra "fouiner" et poser les questions qui embarrassent.

C'est à partir d'un bureau du Palais de l'Escale que s'articule ce qui est vraisemblablement le plus gros trafic d'armes à destination des pays de la Corne Est de l'Afrique.

Le donneur d'ordres est connu : son "Excellentissime Ismaïl Omar Guelleh" alors que le bras sécuier et dans la fonction "d'homme des basses oeuvres et de l'ombre" qu'est Hassan Saïd, dit madobé, Directeur des Services Djiboutiens de Sécurité est impliqué directement et financièrement dans des opérations d'enfouissement de "matières chimiques voire radioactives" au Nord de Mogadiscio.

La Somalie - ses fonds marins comme l'intérieur du pays - est devenue ainsi en quelques années la "poubelle de l'Europe...et d'ailleurs". Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) est aussi inefficace que celui consistant à lutter contre les trafics d'armes organisés par le maître du Palais de l'Escale à Djibouti.

Bien avant l'accession du pays à l'indépendance, beaucoup " d'étrangers "se sont tus sur tous les trafics et autres malversations car soit ils percevaient au passage une " commission " pour diverses raisons et de par les responsabilités décisionnaires qu'ils exerçaient, soit ils pouvaient à loisir jouer au jour le jour sur la parité de leur propre monnaie par rapport au FD.

De véritables fortunes se sont ainsi faites alors que d'autres se défaisaient en quelques semaines lorsque est apparu le Casino du Sheraton ; lieu de rencontre d'une supposée intelligentsia locale comme étrangère - celle du fric facilement gagné - se retrouvant autour des tables de jeu et y traitant parfois des " Affaires " pas souvent avouables à quelques pas de là et dans les salons cossus et climatisés.


Corruptions les plus diverses.

Pour un " esprit faible " et très réceptif à l'argent facilement gagné sans respect d'une certaine morale, équilibre de la vie, Djibouti est une ville piège par excellence tout particulièrement pour des " étrangers " qui débarquent dans ce pays du bout du monde qui fut longtemps une simple escale de ravitaillement en charbon des navires se dirigeant vers l'Orient ou en revenant.

Les propositions allant dans le sens des corruptions, comme les achats de conscience sont aussi nombreux que variés, y compris dans la manière..

Elles vont du prêt d'un véhicule durant un séjour dans le pays, voyages offerts dans les pays limitrophes, mobiliers neufs et appareils ménagers offerts là encore généreusement par des " généreux donateurs "…..

Chaque "Affaire" d'importance et "Dons" font l'objet d'un signalement précis aux Services Djiboutiens de Sécurité, à toutes fins utiles et pour d'éventuels besoins ultérieurs. C'est ainsi qu'Ismaël Omar Guelleh s'est constitué un large fichier des "Etrangers" impliqués depuis les années 80.

On peut affirmer que les corrupteurs font preuve d'imagination et de perspicacité pour répondre aux besoins de leurs " clients " du moment qui pourront même se voir offrir un véhicule neuf à leur descente d'avion lors de leur retour en Europe….

Certains et de par leur positionnement de " décideurs " de très haut niveau, se pensant insoupçonnables vont même jusqu'à entrer dans une spirale perverse de fausses factures à grande échelle leur permettant " d'acquérir " un voilier (non des moindres dans la catégorie) qu'ils feront ensuite immatriculer en ce qu'ils pensent être " toute impunité " dans l'un des ports de l'Atlantique.

Chaque scandale qui émergera sera très vite étouffé pour éviter que le déshonneur ne rejaillisse sur certaines institutions respectables.

Corrompus très minoritaires mais démesure des sommes détournées.

Si les corrompus sont très minoritaires, les sommes détournées - que ce soit au niveau local comme dans certains milieux d'étrangers au pays sont considérables chaque année et sont souvent le fait d'hommes intégrés dans ce que nous appelons le " Réseau des Etrangers " à Djibouti, rompu à ce genre de pratiques et dans un milieu très solidaire car partageant un but commun " Faire du fric à titre individuel et par tous les moyens ".

Cette solidarité des " délinquants en col blanc " - locale et étrangère - ira même jusqu'à cautionner la mort d'un Juge français alors qu'elle tentera d'égarer, avec un certain succès et durant des années, la Justice française sur " l'Affaire de l'attentat du Café de Paris " qui n'est, sur le fond, que l'une des raisons qui ont conduit à l'élimination du magistrat trop " fouineur ".

Il s'apprêtait vraisemblablement à faire des révélations - preuves à l'appui - mettant en cause un système instauré depuis des lustres et les noms de " dignitaires locaux comme étrangers " impliqués jusqu'au cou…. voire au-delà.


Il y a une fin en chaque chose : " croissance, dépérissement et extension "


Hésiope écrivait en son temps

"Si la race d'or est dite la première, ce n'est pas qu'elle soit apparue, un beau jour, avant les autres, dans un temps linéaire et irréversible [...], c'est parce qu'elle incarne des vertus - symbolisées par l'or - qui occupent le sommet d'une échelle de valeurs intemporelles."


Comme le déclin d'Athènes ne fut pas perçu comme la fin de la civilisation grecque, le déclin du régime " Ismaëlen " qui s'affirme n'est pas à considérer comme la fin de l'existence de l'Etat djiboutien et de la jeune Nation.

On sait que très communément que la décadence politique est rapportée à l'enlisement d'une infime minorité dans le luxe et dans les corruptions diversifiées ainsi qu'à la recherche de l'affaiblissement des forces militaires pour tenter, avec le temps, de les remplacer par " le mercenariat ".


Plus que jamais, cette tranche très minoritaire mais régnante sur la société djiboutienne actuelle se sent et se sait très vulnérable car elle ne doit sa force non point à des actes et à un idéal louables dans un pays en construction mais aux mécanismes de la corruption et à l'achat des consciences ; elle a la hantise des ruines mais surtout de devoir se justifier un jour prochain devant une justice qu'elle ne maîtriserait pas.


Le despotisme, les oligarchies, l'esclavage déguisé, l'excès des inégalités sociales, l'esprit de conquête de territoires extérieures au pays, l'absence enfin de tout lien de solidarité entre les populations par l'entretien de clivages sont funestes à l'Etat Ismaélien et ne l'épargnent plus car tous ces principes de décadence tendent à disparaître et dérangent les pays donateurs au plus au point.

De par le fait qu'il a entretenu très longtemps ces pratiques pour s'assurer une temporaire tranquillité et un partage des responsabilités devant l'histoire, Ismaël Omar Guelleh a fait naître dans les esprits corrompus et de haut niveau de responsabilités une " normalisation ", créant ainsi un standard des actes d'escroqueries et du " Toujours plus par tous les moyens ".

Son inquiétude se trouve d'autant aggravée que son autorité absolue est contestée dans ses propres rangs et qu'il ne peut plus contrôler les exigences financières de Kadra Mahamoud Haïd et de quelques " vassaux primitifs et cupides" qui n'ont plus de limites.

 

Tenter d'effacer l'ardoise. Ismaël Omar va de Charybde en Scylla.

Ismaël Omar a fait le choix de tenter de se séparer de la tutelle du " grand frère ", dans le temps et en évitant toute rupture brutale dont il ferait indéniablement les frais.

La politique étrangère de la France évolue, elle est aujourd'hui peu encline à le suivre sur le terrain hasardeux et peuplé d'embûches du " Toujours plus " qu'il ne maîtrise plus à Djibouti, consécutivement au fait que son autorité n'est plus aussi évidente et que les effets de sa maladie poseraient des problèmes.


Les nouvelles donnes internationales imposent la restauration d'Etats de Droits et de bonne gouvernance au sein d'une Francophonie afin de tenter de répondre aux influences qu'impose à coût de millions d'USD l'administration américaine tout particulièrement en Afrique de l'Est où elle a des intérêts autres sur le moyen terme que la lutte contre le terrorisme qui, sur le fond, sert ses intérêts bien plus qu'il ne les dessert.

 


Chercher des soutiens lui garantissant l'impunité après qu'il ait quitté tous les pouvoirs pour se réfugier dans un " Paradis " à l'autre bout du monde.

Ce qui est certain c'est qu'Ismaël Omar a préparé financièrement son départ de Djibouti - tout particulièrement depuis ces dernières années - avec la préoccupation que le Chef de l'Etat qui lui succédera et le gouvernement lui assureraient une immunité.

Il a pleine conscience que, de par ses actes, il a accumulé trop de vindictes et de haines pour penser un seul instant que sa succession puisse s'envisager en toute légalité républicaine et dans le cadre d'élections libres ( rêve artificiel, combien utopiques et fallacieux de quelques-uns ).

La force des mauvaises habitudes instaurées, qui le protégeaient jusqu'alors, s'est ancrée dans le personnage ; il n'en sortira pas par crainte de représailles ultérieures.

Ayant chassé du pouvoir Hassan Gouled Aptidon et le maintenant en résidence surveillée et contrôlée en permanence, il n'envisage pas un tel cas de figure voire bien pire pour ce qui le concerne.

Plus que jamais, il est à la recherche de soutiens et tente de monnayer, soit en attribuant des postes à responsabilités (comme nous le l'observons depuis janvier de cette année), à ceux qui dans certaines tribus pourraient en un instant inciter à ce que la future Justice aille le chercher en responsabilités, y compris à l'autre bout du monde.

C'est donc une nouvelle stratégie qu'il met en place quitte à sacrifier au passage sa propre tribu et son couple qui n'est, au fond, qu'une alliance de façade dont les intérêts, exclusivement individuels, divergent de plus en plus.

Le couple infernal ne s'associant que lorsqu'il convient de faire front commun face à l'adversité mais traitant chacun de son coté ses " affaires " et faisant usage des coups bas et les plus tordus sans en informer forcément l'autre sur l'instant.

 


Kadra Mahamoud Haïd, la femme la plus crainte mais surtout la plus haïe à Djibouti.

Contrairement à l'effet recherché, Kadra Mahamoud Haïd est vraisemblablement la femme la plus crainte de par le fait qu'elle n'a, de par son absence totale d'éducation et de savoir vivre, aucune limite et se positionne souvent comme Chef de l'Etat mais elle est surtout la plus haïe dans le pays, toutes couches sociales confondues.

A l'exception d'une cour réduite mais jacassante de femmes et d'hommes qui lui font bonne figure, par ce qu'ils et elles sont payés (es) pour agir ainsi et par crainte des excès bien connus de ses réactions sans limites, la société djiboutienne et particulièrement les couches sociales les plus défavorisées n'ont aucune estime pour celle qui se prétend la première dame d'un pays.

La raison majeure en est qu'elle s'est assise d'autorité sur la dépouille d'Aïcha Bogoreh, véritable grande dame du pays et considérée comme une grande sœur et la mère attentive de l'Etat djiboutien mais que la Kabyo Kadra Haïd n'a pas hésité un seul instant à éliminer par empoisonnement dans un geste de " folie destructrice " qu'on lui connaît lorsqu'elle ne peut maîtriser.

Comme elle le fit précédemment en épousant en seconde noce Ismaël Omar Guelleh, de par la maladie de son époux qu'elle sait incurable et de l'évolution de la société djiboutienne qui ne manquera pas, le moment venu, de l'accompagner à Gabode… Kadra Mahamoud Haïd est à la recherche d'un " nouveau chameau " lui assurant son avenir mais bien plus assurément la protégeant de la vindicte justifiée des populations à son égard.


C'est donc à un Etat divisé dans lesquels les clans se sont formés auquel nous assistons.


Viendra forcément et d'ici peu l'instant où les hyènes vont s'entredévorer... à moins que ....!.


M Bouh Warsama



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