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13/07/04
- Djibouti, de charybde en scylla - Les gouvernants actuels de Djibouti
face à un avenir plus qu'incertain à très court
terme alors que viendra l'instant où les hyènes vont
s'entredévorer !.
Bouh
Warsama.
Imprévoyance,
décadence et quasi généralisation à haut
niveau de l'Etat djiboutien d'un système hérité
de l'avant indépendance.
Djibouti
fut de tous temps le " pays où l'on fait du Fric ".
Ceci il le doit
tout à la fois au statut de sa monnaie, indexée à
une certaine valeur or de l'USD et - entre autres - au fait que le
pays est considéré par les banques et d'autres intervenants
externes comme une forme de Panama de l'Afrique où chacun peut
aisément y faire son " marché " et "
sa salade " pour autant qu'il ait l'accord du pouvoir en place
et que ce dernier y trouve son propre intérêt.
Retours sur investissements
et blanchiments d'argent d'origine incertaine, narco dollars, trafics
d'armes et de matières dites dangereuses, tout ceci se côtoie
allègrement à partir de Djibouti pour s'égarer
ensuite dans les méandres de quelques banques du Moyen Orient
et le l'île de la Réunion (entre autres) spécialisées
dans ces domaines et qui tirent profit financier au passage de sommes
énormes transitant fictivement par leur intermédiaire
pour aller se perdre bien plus loin et après quelques transferts
de banque à banque dans des paradis fiscaux où nul n'ira
et ne pourra "fouiner" et poser les questions qui embarrassent.
C'est à
partir d'un bureau du Palais de l'Escale que s'articule ce qui est
vraisemblablement le plus gros trafic d'armes à destination
des pays de la Corne Est de l'Afrique.
Le donneur d'ordres
est connu : son "Excellentissime Ismaïl Omar Guelleh"
alors que le bras sécuier et dans la fonction "d'homme
des basses oeuvres et de l'ombre" qu'est Hassan Saïd, dit
madobé, Directeur des Services Djiboutiens de Sécurité
est impliqué directement et financièrement dans des
opérations d'enfouissement de "matières chimiques
voire radioactives" au Nord de Mogadiscio.
La Somalie - ses
fonds marins comme l'intérieur du pays - est devenue ainsi
en quelques années la "poubelle de l'Europe...et d'ailleurs".
Le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) est aussi
inefficace que celui consistant à lutter contre les trafics
d'armes organisés par le maître du Palais de l'Escale
à Djibouti.
Bien avant l'accession
du pays à l'indépendance, beaucoup " d'étrangers
"se sont tus sur tous les trafics et autres malversations car
soit ils percevaient au passage une " commission " pour
diverses raisons et de par les responsabilités décisionnaires
qu'ils exerçaient, soit ils pouvaient à loisir jouer
au jour le jour sur la parité de leur propre monnaie par rapport
au FD.
De véritables
fortunes se sont ainsi faites alors que d'autres se défaisaient
en quelques semaines lorsque est apparu le Casino du Sheraton ; lieu
de rencontre d'une supposée intelligentsia locale comme étrangère
- celle du fric facilement gagné - se retrouvant autour des
tables de jeu et y traitant parfois des " Affaires " pas
souvent avouables à quelques pas de là et dans les salons
cossus et climatisés.

Corruptions
les plus diverses.
Pour un "
esprit faible " et très réceptif à l'argent
facilement gagné sans respect d'une certaine morale, équilibre
de la vie, Djibouti est une ville piège par excellence tout
particulièrement pour des " étrangers " qui
débarquent dans ce pays du bout du monde qui fut longtemps
une simple escale de ravitaillement en charbon des navires se dirigeant
vers l'Orient ou en revenant.
Les propositions
allant dans le sens des corruptions, comme les achats de conscience
sont aussi nombreux que variés, y compris dans la manière..
Elles vont du
prêt d'un véhicule durant un séjour dans le pays,
voyages offerts dans les pays limitrophes, mobiliers neufs et appareils
ménagers offerts là encore généreusement
par des " généreux donateurs "
..
Chaque "Affaire"
d'importance et "Dons" font l'objet d'un signalement précis
aux Services Djiboutiens de Sécurité, à toutes
fins utiles et pour d'éventuels besoins ultérieurs.
C'est ainsi qu'Ismaël Omar Guelleh s'est constitué un
large fichier des "Etrangers" impliqués depuis les
années 80.
On peut affirmer
que les corrupteurs font preuve d'imagination et de perspicacité
pour répondre aux besoins de leurs " clients " du
moment qui pourront même se voir offrir un véhicule neuf
à leur descente d'avion lors de leur retour en Europe
.
Certains
et de par leur positionnement de " décideurs " de
très haut niveau, se pensant insoupçonnables vont même
jusqu'à entrer dans une spirale perverse de fausses factures
à grande échelle leur permettant " d'acquérir
" un voilier (non des moindres dans la catégorie) qu'ils
feront ensuite immatriculer en ce qu'ils pensent être "
toute impunité " dans l'un des ports de l'Atlantique.
Chaque scandale
qui émergera sera très vite étouffé pour
éviter que le déshonneur ne rejaillisse sur certaines
institutions respectables.

Corrompus
très minoritaires mais démesure des sommes détournées.
Si les corrompus
sont très minoritaires, les sommes détournées
- que ce soit au niveau local comme dans certains milieux d'étrangers
au pays sont considérables chaque année et sont souvent
le fait d'hommes intégrés dans ce que nous appelons
le " Réseau des Etrangers " à Djibouti, rompu
à ce genre de pratiques et dans un milieu très solidaire
car partageant un but commun " Faire du fric à titre individuel
et par tous les moyens ".
Cette
solidarité des " délinquants en col blanc "
- locale et étrangère - ira même jusqu'à
cautionner la mort d'un Juge français alors qu'elle tentera
d'égarer, avec un certain succès et durant des années,
la Justice française sur " l'Affaire de l'attentat du
Café de Paris " qui n'est, sur le fond, que l'une des
raisons qui ont conduit à l'élimination du magistrat
trop " fouineur ".
Il s'apprêtait
vraisemblablement à faire des révélations - preuves
à l'appui - mettant en cause un système instauré
depuis des lustres et les noms de " dignitaires locaux comme
étrangers " impliqués jusqu'au cou
. voire
au-delà.

Il y a une fin en chaque chose
: " croissance, dépérissement et extension "
Hésiope écrivait en son temps
"Si la race
d'or est dite la première, ce n'est pas qu'elle soit apparue,
un beau jour, avant les autres, dans un temps linéaire et irréversible
[...], c'est parce qu'elle incarne des vertus - symbolisées
par l'or - qui occupent le sommet d'une échelle de valeurs
intemporelles."
Comme le déclin d'Athènes ne fut pas perçu comme
la fin de la civilisation grecque, le déclin du régime
" Ismaëlen " qui s'affirme n'est pas à considérer
comme la fin de l'existence de l'Etat djiboutien et de la jeune Nation.
On sait que très
communément que la décadence politique est rapportée
à l'enlisement d'une infime minorité dans le luxe et
dans les corruptions diversifiées ainsi qu'à la recherche
de l'affaiblissement des forces militaires pour tenter, avec le temps,
de les remplacer par " le mercenariat ".
Plus que jamais, cette tranche très
minoritaire mais régnante sur la société djiboutienne
actuelle se sent et se sait très vulnérable car elle
ne doit sa force non point à des actes et à un idéal
louables dans un pays en construction mais aux mécanismes de
la corruption et à l'achat des consciences ; elle a la hantise
des ruines mais surtout de devoir se justifier un jour prochain devant
une justice qu'elle ne maîtriserait pas.
Le despotisme, les oligarchies, l'esclavage déguisé,
l'excès des inégalités sociales, l'esprit de
conquête de territoires extérieures au pays, l'absence
enfin de tout lien de solidarité entre les populations par
l'entretien de clivages sont funestes à l'Etat Ismaélien
et ne l'épargnent plus car tous ces principes de décadence
tendent à disparaître et dérangent les pays donateurs
au plus au point.
De par le fait
qu'il a entretenu très longtemps ces pratiques pour s'assurer
une temporaire tranquillité et un partage des responsabilités
devant l'histoire, Ismaël Omar Guelleh a fait naître dans
les esprits corrompus et de haut niveau de responsabilités
une " normalisation ", créant ainsi un standard des
actes d'escroqueries et du " Toujours plus par tous les moyens
".
Son inquiétude
se trouve d'autant aggravée que son autorité absolue
est contestée dans ses propres rangs et qu'il ne peut plus
contrôler les exigences financières de Kadra Mahamoud
Haïd et de quelques " vassaux primitifs et cupides"
qui n'ont plus de limites.

Tenter
d'effacer l'ardoise. Ismaël Omar va de Charybde en Scylla.
Ismaël Omar
a fait le choix de tenter de se séparer de la tutelle du "
grand frère ", dans le temps et en évitant toute
rupture brutale dont il ferait indéniablement les frais.
La politique étrangère
de la France évolue, elle est aujourd'hui peu encline à
le suivre sur le terrain hasardeux et peuplé d'embûches
du " Toujours plus " qu'il ne maîtrise plus à
Djibouti, consécutivement au fait que son autorité n'est
plus aussi évidente et que les effets de sa maladie poseraient
des problèmes.
Les nouvelles donnes internationales imposent la restauration d'Etats
de Droits et de bonne gouvernance au sein d'une Francophonie afin
de tenter de répondre aux influences qu'impose à coût
de millions d'USD l'administration américaine tout particulièrement
en Afrique de l'Est où elle a des intérêts autres
sur le moyen terme que la lutte contre le terrorisme qui, sur le fond,
sert ses intérêts bien plus qu'il ne les dessert.

Chercher
des soutiens lui garantissant l'impunité après qu'il
ait quitté tous les pouvoirs pour se réfugier dans un
" Paradis " à l'autre bout du monde.
Ce qui est certain
c'est qu'Ismaël Omar a préparé financièrement
son départ de Djibouti - tout particulièrement depuis
ces dernières années - avec la préoccupation
que le Chef de l'Etat qui lui succédera et le gouvernement
lui assureraient une immunité.
Il a pleine conscience
que, de par ses actes, il a accumulé trop de vindictes et de
haines pour penser un seul instant que sa succession puisse s'envisager
en toute légalité républicaine et dans le cadre
d'élections libres ( rêve artificiel, combien utopiques
et fallacieux de quelques-uns ).
La force des mauvaises
habitudes instaurées, qui le protégeaient jusqu'alors,
s'est ancrée dans le personnage ; il n'en sortira pas par crainte
de représailles ultérieures.
Ayant chassé
du pouvoir Hassan Gouled Aptidon et le maintenant en résidence
surveillée et contrôlée en permanence, il n'envisage
pas un tel cas de figure voire bien pire pour ce qui le concerne.
Plus que jamais,
il est à la recherche de soutiens et tente de monnayer, soit
en attribuant des postes à responsabilités (comme nous
le l'observons depuis janvier de cette année), à ceux
qui dans certaines tribus pourraient en un instant inciter à
ce que la future Justice aille le chercher en responsabilités,
y compris à l'autre bout du monde.
C'est donc une
nouvelle stratégie qu'il met en place quitte à sacrifier
au passage sa propre tribu et son couple qui n'est, au fond, qu'une
alliance de façade dont les intérêts, exclusivement
individuels, divergent de plus en plus.
Le couple infernal
ne s'associant que lorsqu'il convient de faire front commun face à
l'adversité mais traitant chacun de son coté ses "
affaires " et faisant usage des coups bas et les plus tordus
sans en informer forcément l'autre sur l'instant.

Kadra
Mahamoud Haïd, la femme la plus crainte mais surtout la plus
haïe à Djibouti.
Contrairement
à l'effet recherché, Kadra Mahamoud Haïd est vraisemblablement
la femme la plus crainte de par le fait qu'elle n'a, de par son absence
totale d'éducation et de savoir vivre, aucune limite et se
positionne souvent comme Chef de l'Etat mais elle est surtout la plus
haïe dans le pays, toutes couches sociales confondues.
A l'exception
d'une cour réduite mais jacassante de femmes et d'hommes qui
lui font bonne figure, par ce qu'ils et elles sont payés (es)
pour agir ainsi et par crainte des excès bien connus de ses
réactions sans limites, la société djiboutienne
et particulièrement les couches sociales les plus défavorisées
n'ont aucune estime pour celle qui se prétend la première
dame d'un pays.
La raison majeure
en est qu'elle s'est assise d'autorité sur la dépouille
d'Aïcha Bogoreh, véritable grande dame du pays et considérée
comme une grande sur et la mère attentive de l'Etat djiboutien
mais que la Kabyo Kadra Haïd n'a pas hésité un
seul instant à éliminer par empoisonnement dans un geste
de " folie destructrice " qu'on lui connaît lorsqu'elle
ne peut maîtriser.
Comme elle le
fit précédemment en épousant en seconde noce
Ismaël Omar Guelleh, de par la maladie de son époux qu'elle
sait incurable et de l'évolution de la société
djiboutienne qui ne manquera pas, le moment venu, de l'accompagner
à Gabode
Kadra Mahamoud Haïd est à la recherche
d'un " nouveau chameau " lui assurant son avenir mais bien
plus assurément la protégeant de la vindicte justifiée
des populations à son égard.
C'est donc à un Etat divisé dans lesquels les clans
se sont formés auquel nous assistons.
Viendra forcément et d'ici
peu l'instant où les hyènes vont s'entredévorer...
à moins que ....!.
M Bouh Warsama