L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 15-Jui-2004 20:04 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Communiqué adressé aux représentations diplomatiques ainsi qu'aux Commandements militaires étrangers stationnés sur le sol national djiboutien.

Des gouvernants opportunistes et de circonstances se sont accaparés tous les pouvoirs en 1977 confirmant depuis toutes leurs incapacités notoirement constatées à construire notre pays et son indépendance pour le bien des populations dans le progrès économique, social et politique.

La République de Djibouti - qui de République n'en a que le nom - vient de fêter le 27ème Anniversaire de son indépendance dans les pires conditions qu'il soit avec une crise des institutions sans précédent dans son histoire récente.

Depuis des années les Djiboutiens et les Djiboutiennes vivent sous le joug de toutes les oppressions masquées et cautionnées. Ils et elles ont pleinement conscience de l'existence de cette crise grave de nos institutions dont ils subissent les effets désastreux et contre leur gré au quotidien.

Les carences par absence de l'Etat se multiplient depuis 4 années dans tous les grands dossiers alors que ce qu'il reste d'Etat ne survit que par les artifices de façade avec la diffusion d'informations fallacieuses et précaires pour l'avenir tout en se protégeant derrière une garde prétorienne limitée en nombre mais ayant droit de vie et de mort sur l'instant face aux justes revendications des populations aspirant à l'instauration d'une amorce de démocratie.

Tant sur le plan national qu'international, constat est fait que malgré qu'il soit placé sous perfusions financières permanentes, notre pays est au fond du gouffre et se place dans les derniers rangs des pays africains avec de surcroît un chômage qui s'est aggravé de manière exponentielle depuis 1999 ; à ceci vient s'ajouter une défection récurrente de notre système éducatif et de formation professionnelle engendrant un chômage de notre jeunesse qui dépasse l'entendement et l'inacceptable car concernée à plus de 90 % par des demandes d'emplois non satisfaites et qui se trouve de ce fait livrée à elle même dans les rues de tous les excès.

Cette situation qui perdure depuis des années - a obligé bon nombre de Djiboutiens et de Djiboutiennes vivant dans notre pays ou en situation temporaire d'exil à se lever ensemble pour chasser l'usurpateur et tyran Ismaïl Omar Guelleh de tous les pouvoirs en vue de l'instauration - à très court terme - d'un Gouvernement républicain et d'Union Nationale respectant et faisant respecter tous les droits fondamentaux de l'Humain et les libertés publiques.

Le Mouvement de Libération Nationale, que le Gouvernement en Exil de Djibouti a initié en 2001, rassemble aujourd'hui des Militaires de nos Forces Armées Nationales, des Gendarmes et des Policiers, des Fonctionnaires et assimilés, de tous grades, des hommes et des femmes simples citoyens comme hauts responsables et venus d'horizon les plus divers, sans distinction d'appartenance ethnique, tribale ou religieuse et qui ont un point commun qui est une volonté de mettre un terme à tous les excès du régime politique extrémiste actuel qui dilapide les biens et les finances publiques et contraint depuis trop longtemps à une paupérisation de toutes les couches sociales de notre Société.

Ce Mouvement de Libération Nationale ne se réclame d'aucune obédience religieuse intégriste et combat depuis des années toutes les valeurs extrémisantes ; qu'elles soient politiques ou faussement religieuses, d'où qu'elles viennent et quels que soient les buts inavoués ou inavouables poursuivis par les ennemis de notre Nation et de notre unité.

Les manipulations d'un pouvoir actuel djiboutien - qui participe par l'entremise de certaines banques installées dans la capitale au blanchiment d'argent de provenances bien plus que douteuses notamment au profit de réseaux de financement de mouvements extrémistes supposés religieux - vont jusqu'à laisser colporter des rumeurs pour tenter d'impliquer militairement les forces étrangères stationnées sur notre sol national aux fins qu'elles s'opposent au large Mouvement djiboutien de Libération Nationale.

Cette pratique est courante à Djibouti ; souvenons-nous que dès 1990, Hassan Gouled Aptidon, Ismaïl Omar Guelleh, Moumin Bahdon Farah et bien d'autres firent usage de ce subterfuge à l'encontre de nos frères et de nos sœurs Afars en faisant jouer des " Accords de défense " qui n'avaient pas lieu d'être appliqués mais qui firent des milliers de morts ; hommes, femmes et enfants sans défense et dans leurs rangs.

Par le présent communiqué, nous demandons instamment aux représentations diplomatiques ainsi qu'aux Commandements militaires étrangers stationnés sur le sol national djiboutien de ne pas participer - en aucun moment et sous une quelconque forme - à des actes militaires, de transmission de renseignements, de soutien logistique ou autres susceptibles de porter préjudice par atteinte directe ou indirecte au Mouvement djiboutien de Libération Nationale.

Qu'émerge et vive la République de Djibouti respectant toutes les libertés publiques.

Au nom des populations djiboutiennes, de l'opposition politique et des membres du Gouvernement en Exil de Djibouti.

 

Fait à Bruxelles le jeudi 15 juillet 2004.

Le Président Mahamoud Idriss Ahmed.

 


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