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03/08/04
- A votre bon coeur messieurs dames - ISMAÏL OMAR GUELLEH intervient
auprès des instances financières internationales pour
un rééchelonnement de la dette nationale alors que l'argent
de nos Finances publiques s'envole par les fenêtres, sans aucun
contrôle.


M
Abdourahman Yassin
Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification
Connaissez-vous
un banquier qui vous prêterait plus d'argent que vous ne pourriez
rembourser ?. NON !
Et bien dans
notre pays on applique un traitement différent selon que l'on
est citoyen djiboutien ou président autoproclamé et complices
de ce dernier.
Preuve
en est faite avec l'occupant du Palais de l'Escale ISMAÏL OMAR
GUELLEH et ses quelques complices - dont DJAMA MAHAMOUD HAID - qui volent
et vident nos Finances publiques puis vont demander l'aumône aux
instances financières internationales pour qu'elles veuillent
bien accorder à Djibouti un rééchelonnement des
remboursements des dettes cumulées par les " brigands et
les incompétents " !!.
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Dans
quelle République vivons-nous ? alors que les fonctionnaires
de notre Ministère des Finances et de la Banque centrale n'ont
qu'un Droit, celui de se taire dans un Etat Policier qui les surveille
afin que nulle information compromettante ne soit divulguée !

Nous
réaffirmons aujourd'hui nos engagements clairement définis
dans notre programme de gouvernement, parus le 27 juin 2002.
Organiser
la société civile dans l'harmonie, la justice et l'équité
en privilégiant l'épanouissement individuel, collectif
et régional et non les comptes bancaires
de quelques uns.
Restaurer
l'autorité de l'Etat avec une " Gouvernance Active ",
Responsable de ses Actes
-
Régionalisation - Décentralisation
-
Respect des Droits Humains
-
Lutte contre la misère
-
Emergence d'une Société Civile active
Le système politique archaïque qui prévaut depuis
l'accession de Djibouti à l'indépendance et qui s'est
conforté dans une forme de " démission subventionnée
" du régime des " Mandarins " face aux responsabilités,
à la difficulté et aux nécessaires réformes
profondes qu'il convenait d'instaurer au sein de notre jeune République,
s'est essoufflé au fil des années en accroissant corrélativement
les difficultés économiques, sociales et politiques.
Il paraît
nécessaire de rappeler que le régime en place depuis 1999
n'a fait qu'aggraver la situation sans apporter une quelconque réponse
aux inquiétudes de la population, à celles de sa jeunesse
et des nouvelles générations notamment des cadres et des
intellectuels qui ont acquis un savoir, un savoir faire et parallèlement
une vision contemporaine de la démocratie, du droit d'expression
; globalement du respect des droits de l'humain qui ne s'accommodent
pas des pratiques du régime autarcique auquel on tente de les
contraire.
C'est par la fraude
électorale que le régime actuel s'est approprié
la maîtrise de l'Appareil d'Etat et il ne doit sa survie qu'à
la terreur de la répression qu'il fait peser en continuité
sur la population par sa garde prétorienne ; terreur et actes
déshonorants qu'il masque derrière les images idylliques
qu'il diffuse par l'entremise de sa presse locale et des médias
qui sont son émanation et qu'il contrôle avec grande fermeté.
Sur le plan international,
le régime dirigé par M ISMAÏL OMAR GUELLEH tente
de conforter son hypothétique légalité en s'appuyant
sur le sacro-saint principe du " Diplomatiquement correct "
suivant lequel nul Etat étranger, Communauté ou Organisme
International ne saurait dénoncer publiquement et exiger l'arrêt
des malversations et des exactions commises au niveau du pouvoir sans
se voir incriminer " d'ingérence dans les affaires intérieures
d'un Etat indépendant ".

Le
Gouvernement en Exil de Djibouti propose dans son projet des volets
décisifs dont la finalité est de promouvoir une meilleure
gouvernance, un développement humain durable accompagnés
de stratégies efficaces en faveur d'une réelle réduction
de la pauvreté.
Cinq
volets nous semblent être d'une extrême importance car se
situant parmi les axes de développement d'une " bonne gouvernance
" que nous préconisons d'instaurer.
Il
s'agit notamment de :
-
Mettre en uvre de manière effective une Régionalisation
adaptée ainsi qu'une Décentralisation de certains pouvoirs
dont l'Etat actuel conserve la maîtrise,
pleine et entière, use et en abuse depuis l'accession du pays
à l'indépendance,
-
Appuyer le bon développement de la gouvernance décentralisée
par des stratégies prenant nécessairement en compte les
spécificités locales ou régionales qui peuvent
varier et qui sont liées à bon nombre de paramètres
identitaires,
-
Intégrer, au niveau national comme au niveau local, la promotion
et la protection des droits humains au développement durable
dans toutes les couches de la société. La
Constitution d'une Commission Nationale des droits de l'humain, en tant
qu'institution nationale mixte, pourrait constituer l'une des innovations
du cadre institutionnel que nous préconisons.
-
Lutter de manière efficace et pérenne contre la pauvreté,
-
Conforter les capacités participatives et l'autonomie des organisations
de la société civile.

Une
Gouvernance Active, Responsable de ses Actes est le fondement d'un bon
développement humain et économique
Il convient de modifier
de manière fondamentale les principes
de " mauvaise gestion institutionnalisée " qui prévalent
actuellement en axant nos efforts vers l'amélioration
de la gouvernance économique bien au delà des politiques
d'ajustement structurel en élargissant nos actions par la nécessaire
prise en considération des réalités sociales et
institutionnelles.
Nous
ne pouvons emprunter aux Finances internationales comme aux pays étrangers
sans projet cohérent et sans nous contraindre à avoir
une forme institutionnalisée " d'Obligation de résultat"
vis à vis du peuple djiboutien.
La forme de gouvernement
économique que nous proposons mettra l'accent sur une large ouverture
qui implique l'instauration d'une synergie entre politique économique,
politique de développement social et Institutions.
En effet, il serait
utopique de prétendre qu'un gouvernement exclusivement économique
puisse prétendre compenser par des mesures drastiques et exclusivement
économiques tous les retards accumulés en matière
de développement humain, social et matériel,
Politique
économique, politique de développement social et Institutions
doivent donc être menées de front et en harmonie.
Il convient donc
d'en déduire que la gouvernance peut être définie
comme étant l'exercice de l'autorité politique, économique
participative et administrative pour gérer dans l'intérêt
de la Nation et de son progrès, à tous les niveaux, les
affaires du pays.
Pour atteindre ses
objectifs, elle doit activer et développer des processus évolutifs,
des mécanismes et des institutions au moyen desquels les citoyens
et les divers groupes articulent leurs intérêts, exercent
leurs droits et prérogatives, assurent leurs obligations et négocient
dans le calme et en toute sérénité donnant ainsi
une chance égale à tous et à toutes, conformément
à la Constitution et dans le cadre des Lois de la République.
Par évidence,
ce que l'on pourra définir comme " Bonne gouvernance "
doit développer des normes précises en s'astreignant à
les respecter tout en veillant à se maintenir dans les limites
des interventions de l'Etat pour ce qui concerne le secteur privé
et dans la société civile sans perdre de vue que la finalité
en est une maîtrise et une amélioration progressive, observée
en temps et en heure, des objectifs de gestion et de croissance économiques.
Le
programme de " meilleure gouvernance " ne saurait être
une fin en soi mais l'expression d'une volonté permanente d'aller
de l'avant.
Il
sous-entend que les politiques développées par l'Etat
soient fondées et intègrent les particularités
historiques, sociales, humaines et culturelles de chaque région
avec une volonté consensuelle et participative de tous et de
toutes afin d'en renforcer la stabilité.
M
Abdourahman Yassin
Chargé
des Finances, de l'Économie et de la Planification