L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 03-Aoû-2004 20:28 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

03/08/04 - A votre bon coeur messieurs dames - ISMAÏL OMAR GUELLEH intervient auprès des instances financières internationales pour un rééchelonnement de la dette nationale alors que l'argent de nos Finances publiques s'envole par les fenêtres, sans aucun contrôle.

 

M Abdourahman Yassin
Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification

 

Connaissez-vous un banquier qui vous prêterait plus d'argent que vous ne pourriez rembourser ?. NON !

Et bien dans notre pays on applique un traitement différent selon que l'on est citoyen djiboutien ou président autoproclamé et complices de ce dernier.

Preuve en est faite avec l'occupant du Palais de l'Escale ISMAÏL OMAR GUELLEH et ses quelques complices - dont DJAMA MAHAMOUD HAID - qui volent et vident nos Finances publiques puis vont demander l'aumône aux instances financières internationales pour qu'elles veuillent bien accorder à Djibouti un rééchelonnement des remboursements des dettes cumulées par les " brigands et les incompétents " !!.

Dans quelle République vivons-nous ? alors que les fonctionnaires de notre Ministère des Finances et de la Banque centrale n'ont qu'un Droit, celui de se taire dans un Etat Policier qui les surveille afin que nulle information compromettante ne soit divulguée !


 

Nous réaffirmons aujourd'hui nos engagements clairement définis dans notre programme de gouvernement, parus le 27 juin 2002.

 

Organiser la société civile dans l'harmonie, la justice et l'équité en privilégiant l'épanouissement individuel, collectif et régional et non les comptes bancaires de quelques uns.

Restaurer l'autorité de l'Etat avec une " Gouvernance Active ", Responsable de ses Actes

- Régionalisation - Décentralisation

- Respect des Droits Humains

- Lutte contre la misère

- Emergence d'une Société Civile active

Le système politique archaïque qui prévaut depuis l'accession de Djibouti à l'indépendance et qui s'est conforté dans une forme de " démission subventionnée " du régime des " Mandarins " face aux responsabilités, à la difficulté et aux nécessaires réformes profondes qu'il convenait d'instaurer au sein de notre jeune République, s'est essoufflé au fil des années en accroissant corrélativement les difficultés économiques, sociales et politiques.

Il paraît nécessaire de rappeler que le régime en place depuis 1999 n'a fait qu'aggraver la situation sans apporter une quelconque réponse aux inquiétudes de la population, à celles de sa jeunesse et des nouvelles générations notamment des cadres et des intellectuels qui ont acquis un savoir, un savoir faire et parallèlement une vision contemporaine de la démocratie, du droit d'expression ; globalement du respect des droits de l'humain qui ne s'accommodent pas des pratiques du régime autarcique auquel on tente de les contraire.

C'est par la fraude électorale que le régime actuel s'est approprié la maîtrise de l'Appareil d'Etat et il ne doit sa survie qu'à la terreur de la répression qu'il fait peser en continuité sur la population par sa garde prétorienne ; terreur et actes déshonorants qu'il masque derrière les images idylliques qu'il diffuse par l'entremise de sa presse locale et des médias qui sont son émanation et qu'il contrôle avec grande fermeté.

Sur le plan international, le régime dirigé par M ISMAÏL OMAR GUELLEH tente de conforter son hypothétique légalité en s'appuyant sur le sacro-saint principe du " Diplomatiquement correct " suivant lequel nul Etat étranger, Communauté ou Organisme International ne saurait dénoncer publiquement et exiger l'arrêt des malversations et des exactions commises au niveau du pouvoir sans se voir incriminer " d'ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat indépendant ".

 


 

Le Gouvernement en Exil de Djibouti propose dans son projet des volets décisifs dont la finalité est de promouvoir une meilleure gouvernance, un développement humain durable accompagnés de stratégies efficaces en faveur d'une réelle réduction de la pauvreté.

Cinq volets nous semblent être d'une extrême importance car se situant parmi les axes de développement d'une " bonne gouvernance " que nous préconisons d'instaurer.

Il s'agit notamment de :

- Mettre en œuvre de manière effective une Régionalisation adaptée ainsi qu'une Décentralisation de certains pouvoirs dont l'Etat actuel conserve la maîtrise, pleine et entière, use et en abuse depuis l'accession du pays à l'indépendance,

- Appuyer le bon développement de la gouvernance décentralisée par des stratégies prenant nécessairement en compte les spécificités locales ou régionales qui peuvent varier et qui sont liées à bon nombre de paramètres identitaires,

- Intégrer, au niveau national comme au niveau local, la promotion et la protection des droits humains au développement durable dans toutes les couches de la société. La Constitution d'une Commission Nationale des droits de l'humain, en tant qu'institution nationale mixte, pourrait constituer l'une des innovations du cadre institutionnel que nous préconisons.

- Lutter de manière efficace et pérenne contre la pauvreté,

- Conforter les capacités participatives et l'autonomie des organisations de la société civile.

 

 

Une Gouvernance Active, Responsable de ses Actes est le fondement d'un bon développement humain et économique

Il convient de modifier de manière fondamentale les principes de " mauvaise gestion institutionnalisée " qui prévalent actuellement en axant nos efforts vers l'amélioration de la gouvernance économique bien au delà des politiques d'ajustement structurel en élargissant nos actions par la nécessaire prise en considération des réalités sociales et institutionnelles.

Nous ne pouvons emprunter aux Finances internationales comme aux pays étrangers sans projet cohérent et sans nous contraindre à avoir une forme institutionnalisée " d'Obligation de résultat" vis à vis du peuple djiboutien.

La forme de gouvernement économique que nous proposons mettra l'accent sur une large ouverture qui implique l'instauration d'une synergie entre politique économique, politique de développement social et Institutions.

En effet, il serait utopique de prétendre qu'un gouvernement exclusivement économique puisse prétendre compenser par des mesures drastiques et exclusivement économiques tous les retards accumulés en matière de développement humain, social et matériel,

Politique économique, politique de développement social et Institutions doivent donc être menées de front et en harmonie.

Il convient donc d'en déduire que la gouvernance peut être définie comme étant l'exercice de l'autorité politique, économique participative et administrative pour gérer dans l'intérêt de la Nation et de son progrès, à tous les niveaux, les affaires du pays.

Pour atteindre ses objectifs, elle doit activer et développer des processus évolutifs, des mécanismes et des institutions au moyen desquels les citoyens et les divers groupes articulent leurs intérêts, exercent leurs droits et prérogatives, assurent leurs obligations et négocient dans le calme et en toute sérénité donnant ainsi une chance égale à tous et à toutes, conformément à la Constitution et dans le cadre des Lois de la République.

Par évidence, ce que l'on pourra définir comme " Bonne gouvernance " doit développer des normes précises en s'astreignant à les respecter tout en veillant à se maintenir dans les limites des interventions de l'Etat pour ce qui concerne le secteur privé et dans la société civile sans perdre de vue que la finalité en est une maîtrise et une amélioration progressive, observée en temps et en heure, des objectifs de gestion et de croissance économiques.

Le programme de " meilleure gouvernance " ne saurait être une fin en soi mais l'expression d'une volonté permanente d'aller de l'avant.

Il sous-entend que les politiques développées par l'Etat soient fondées et intègrent les particularités historiques, sociales, humaines et culturelles de chaque région avec une volonté consensuelle et participative de tous et de toutes afin d'en renforcer la stabilité.

 

M Abdourahman Yassin

Chargé des Finances, de l'Économie et de la Planification

 

 

 
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