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29/09/03
- Les actes de lâcheté reprennent en Ethiopie et viennent
en prolongement de ceux qui se sont produits en région d'Awdal
au Somaliland - Attentat à la bombe perpétré
contre des innocents.
Par Abdallah
Deberkaleh.

M
Abdallah Deberkaleh
Vice président du Gouvernement en Exil de Djibouti
Le
supposé ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation
M.Abdoulkader Doualeh Waïs nous ressort son "violon de la
naïveté" insultante en parlant de renforcement de
la sécurité des passagers alors qu'il sait qui est le
"donneur d'ordres" de tels actes.
L'attentat à la bombe, perpétré vendredi 26 septembre
à 12 heures 30, dans le train qui relie Djibouti à l'Ethiopie
et qui s'est produit dans la localité d'Adiquala ( Hadhagala
) - faisant deux morts et neuf blessés a
quelque chose d'ignoble et d'insultant pour les familles des victimes
lorsque le "gogo de service" - entendez par là l'ersatz
de Ministre Abdoukader Doualeh Waïss - nous parle ensuite d'amélioration
des conditions de sécurité des passagers.
Cet attentat a soulevé un certain nombre de vives réactions
avec l'émergence d'hypothèses quant à ses motivations
et comprendre à qui profite le crime.
1 - Quelles en sont les motivations
et à qui profite le crime ?.
Si l'on procède
par élimination des hypothèses on s'aperçoit
que ni le Gouvernement d'Ethiopie du PM Zenawi ni celui du Somaliland
n'ont un quelconque intérêt à ce que se produise
de tels attentats sur leur propre territoire.
2
- Stratégie - Phase 1 - Laisser croire que des attentats pourraient
se produire à Djibouti.
La première
observation qui vient à l'esprit s'appuie sur le fait qu'Ismaël
Omar Guelleh n'a de cesse - depuis des mois - de
laisser traîner et d'entretenir les bruits selon lesquels
des attentats pourraient se produire sur le sol Djiboutien contre
les populations et les intérêts étrangers -
tout particulièrement américains.
Ceci
a eu comme conséquence un renforcement important des mesures
de sécurité au niveau de toutes les forces militaires
étrangères stationnées sur notre sol national.
3
- Stratégie - Phase 2 - Armer et financer des groupuscules
de " Mercenaires " pour fomenter des attentats et tenter
de déstabiliser les régions frontalières au Somaliland
et en Ethiopie, en se protégeant derrière une forte
présence militaire étrangère à Djibouti.
La seconde
remarque est qu'il convient de se référer aux actions
menées par personnes interposées dont les ministres
M Yassin Elmi Bouh alias waraba kourayé et M Saïd Barkat,
qui tentent de monter ponctuellement des opérations de déstabilisation
et de soulèvement des populations locales notamment dans
la région d'Awdal, contre le pouvoir central d'Hargeïsa.
Ces tentatives de déstabilisation de régions - entre
autres limitrophes de Djibouti - par des groupuscules créés,
armés et soutenus
par Ismaël Omar Guelleh sur les fonds des finances publiques
djiboutiennes ne se limitent pas au jeune état
du Somaliland car concernant aussi l'Ethiopie.
C'est en 1983 qu'Ismaël Omar Guelleh va créer à
Djibouti mais aussi à Borama avec l'ex Colonel somalien Farah
Waiss Dhule l'artificiel Union Somali Front
(USF) dont le but est exclusivement de mener des actions de subversions,
de sabotages et d'attentats contre les personnes dans les régions
frontalières au Somaliland mais aussi et plus ponctuellement
en Ethiopie.
Conjointement, les intentions d'Ismaël Omar Guelleh et de Farah
Waiss Dhule sont de créer - à plus ou moins court
terme - une république issa
intégrant Djibouti, Dire Dawa, Awache, Aidaitou, Gawani,
Oundofo, Gadamaitou (région afar) Zeila et une grande partie
de la région d'Awdal qui se trouve en territoire Somalilandais.
C'est
à partir de cela que l'on comprend mieux toutes les actions
que fait mener en ce sens Ismaël Omar Guelleh depuis près
de 20 ans par personnes interposées - n'hésitant
pas à utiliser tous les moyens et les financements confirmant
ainsi toutes ses visées hégémoniques
qui tentent de remettre en cause
les frontières des pays voisins telles qu'elles sont établies.
Ces groupes de " mercenaires " de l'Union Somali Front
(USF), sans idéologie politique qui leur soit propre mais
agissant sur ordre, sont placés sous
les ordres du Général Zakaria Cheik Ibrahim qui dispose
du Colonel des FNS Abdourahman Kahin et du Colonel de l'AND Amin
Atteyeh ( tous trois natifs de la région d'Awdal où
opère l'USF alors que leurs familles demeurent encore en
cette région ).
Ayant
le même donneur d'ordres - entendez par là Ismaël
Omar Guelleh - l'Union Somali Front travaille
en collaboration étroite avec un autre Front de Libération
qui fut créé là encore artificiellement mais
plus récemment et soutenu financièrement par l'Etat
djiboutien actuel à partir des Finances publiques.
Ce
second groupuscule de " mercenaires " - qui ne représente
quasiment rien à l'échelle de l'ethnie dont il se
réclame à tort et qui se retranche
derrière un fallacieux Front de Libération a pour
mission - là encore et exclusivement - de mener des actions
subversives, de sabotage et d'éliminations physiques de personnes
plus spécifiquement de part et d'autre de l'axe ferroviaire
passant par Dire Dawa (région Afar d'Ethiopie) et jusqu'à
Addis Abéba.
Tout ceci revient à dire que
quelles que puissent être les actions en préparation
ou menées dans les régions frontalières avec
le Somaliland et l'Ethiopie, Ismaël Omar Guelleh en est soit
tenu informé, soit il en est le donneur d'ordres par agents
interposés qu'il finance grassement sur les budgets de l'Etat
djiboutien.
4 - Le Décideur - le rôle
de coordinateur dévolu à Ismaïl Tani (natif de
la région d'Awdal) - les Agents centralisateurs des informations
et des actions en région de Dire Dawa - Ethiopie.
Ismaël
Omar Guelleh dispose - par l'intermédiaire de son Directeur
de Cabinet M Ismaël Tani - d'Agents centralisateurs des actions
menées dans la région de Dire Dawa en la personne de
M Omar Osman et de l'ex-colonel somalien Farah Waiss Dhule - d'origine
Issa Oroneh.
Le
cursus du l'ex Colonel Farah
Waiss Dhule mérite - à bien
des égards - que l'on s'interroge un
peu plus longuement sur ce personnage à multiples facettes
qui dispose d'un minimum de trois nationalités - Somalienne
- Djiboutienne et Ethiopienne.
Il est dit qu'il aurait obtenu récemment - par l'intermédiaire
d'Ismaël Omar Guelleh - la nationalité française
sous une fausse identité (trompant ainsi les autorités
françaises) afin de lui octroyer une protection supplémentaire
si l'Etat éthiopien venait à mettre son nez dans ses
"Affaires" pour le moins louches.
On sait de lui qu'il fut le seul Issa dans le Comité exécutif
militaire - dit Comité révolutionnaire des 9 dirigé
par le Major général Siyad Barré - qui le 21
octobre 1969 prit le pouvoir alors que les partis politiques étaient
réunis à Mogadiscio pour donner un successeur au président
Shermarke.
Farah
Waiss Dhule dirigea la région en
tant que Gouverneur nommé dans les derniers mois par Siyad
Barré avant la création de l'Etat du Somaliland.
Issu
de l'école du KGB -
comme Ismaël Omar Guelleh - ils sont tous deux à l'origine
de la création de l'artificiel Union Somali Front (USF) dont
la responsabilité sur Borama fut confiée à
l'origine et l'est encore à M Omar Osman.
Cet ex
Colonel de l'armée somalienne - qui semblerait bien être
une plaque tournante d'actions subversives
menées en Ethiopie par le gouvernement djiboutien actuel -
vit en apparence paisiblement à Dire
Dawa tout en percevant un salaire équivalent à celui
d'un Ministre - versé mensuellement par l'Etat djiboutien -
et a - de plus - bénéficié de l'octroi par Ismaël
Omar Guelleh à titre de récompense - pour " bons
et loyaux services " - d'un grand terrain cultivable et d'une
superbe maison située à Dire Dawa, et d'une villa de
haut standing à Djibouti, plus précisément sur
le site privilégié d'Arta.
Ajoutons
à cela qu'il dispose d'un budget particulier et complémentaire,
prélevé sur les finances publiques djiboutiennes, à
partir duquel il peut appuyer financièrement sur la région
les actions ponctuelles ordonnées dans l'urgence par son ami
- Ismaël Omar Guelleh.
A
ceci viennent s'ajouter tous les financements occultes - des "
mercenaires " agissant en région d'Awdal - par l'intermédiaire
de la SOGIK (Société djiboutienne du khat) installée
directement à Dire Dawa.
5 - Une première hypothèse
concernant l'Attentat d'Adiquala ( Hadhagala ).
A partir
de tous les éléments qui ont
été portés à notre connaissance et après
analyse on peut raisonnablement
penser que l'attentat d'Adiquala ( Hadhagala ) ait pu être
ordonné par Ismaël Omar Guelleh et réalisé
par les "mercenaires" de l'Union Somali Front (USF) -
en collaboration avec l'artificiel Front de Libération cité
plus avant - avec le soutien des Agents à Dire Dawa - afin
de brouiller les pistes ce qui est bien plus qu'envisageable.
On trouvera dans cette action - qui aurait pu être ordonnée
directement par Ismaël Omar Guelleh dans l'urgence - bien des
motivations qui se rattachent à ses tentatives de déstabilisation
des régions limitrophes de Djibouti et pour faire une nouvelle
démonstration de ses volontés de mainmise sur la région
mais aussi opposer une réponse
- à sa manière - à sa mise en échec
par les gouvernements d'Ethiopie et du Kenya au sein de la Conférence
de réconciliation nationale en Somalie qui se tient au Kenya.
Une
telle réaction correspondrait tout à fait au personnage
et à ses excès bien connus lorsque l'on s'oppose à
ses volontés, quel qu'en soit le domaine.
6
- Une seconde hypothèse concernant l'Attentat d'Adiquala (
Hadhagala ) ..
Une
question élémentaire qu'il convient de poser.
"
l'Engin explosif était-il programmé pour exploser
spécifiquement à Adiquala ( Hadhagala ) où
a-t-il explosé inopinément à cet endroit ?.
Si cet engin a été volontairement programmé
pour exploser à Adiquala ( Hadhagala ) on peut envisager
l'hypothèse suivant laquelle il était destiné
à semer la terreur dans les populations de la région.
Il s'avère que cette région constitue
une base importante de soutiens pour Moumin Bahdon Farah et Aden
Robleh Awaleh, tous deux membres d'une UMP - union d'opérette
- qui masque mal les divergences d'intérêts privés
entre les deux hommes et Ismaël Omar Guelleh.
Souvenons-nous que lors de récentes réunions de leurs
partis respectifs et de manifestations populaires à Djibouti
- il est vrai à la fréquentation très limitée
- Moumin Bahdon Farah et Aden Robleh Awaleh
n'ont pas hésité à dénoncer ce que tout
le monde sait depuis fort longtemps - à savoir - l'absence
de transparence et la monopolisation de tous les pouvoirs par Ismaël
Omar Guelleh.
A
ceci s'ajoute le fait qu'un travail d'information aurait été
effectué par les deux hommes dans leur région natale
ce qu'Ismaël
Omar Guelleh - d'après ce que nous en savons - n'aurait pas
du tout apprécié.
L'attitude des deux personnalités politiques étant
censée - d'après lui - d'être à sa botte
après être rentrés dans le rang pour le soutenir
..
On peut donc avancer l'hypothèse selon laquelle l'attentat
- ordonné vraisemblablement par Ismaël Omar Guelleh
- aurait constitué en quelque sorte
une forme d'avertissement et visait le fief de Moumin Bahdon Farah
et d'Aden Robleh Awaleh, confirmant ainsi qu'il entend rester le
maître absolu, à Djibouti comme ailleurs.
Il
n'y aurait - encore en cela - rien d'impossible lorsque l'on connaît
Ismaël Omar et ses pratiques !.
Ajoutons que l'occupant transitoire du Palais de l'Escale souhaiterait
vraisemblablement créer un point de
fixation pour l'armée éthiopienne dans la région
avec la volonté - pour Ismaël Omar Guelleh - que
se créent des situations de tensions entre l'Armée
Ethiopienne et les populations locales Issas
y compris et
surtout les Younis Moussa.
Ce
qu'il ne peut maîtriser, Ismaël Omar Guelleh tente de
le briser ou de le faire briser en montant de toute pièce
des frictions.
Par
évidence nous serons fixés sur ce dernier point dans
les jours et les semaines à venir.
Pour
conclure, rappelons tout de même que tous les attentats de ces
trois dernières années se sont produits soit en Ethiopie
(toujours dans la même région),
soit au Somaliland et certes pas à Djibouti.
Curieux tout de même !.
Si l'on
ajoute à cela le fait que dès que l'on remonte la filière
à la recherche de l'identification du donneur d'ordres on retrouve
immanquablement soit Ismaël Omar Guelleh, soit l'un de ses subordonnés
directs tous étant originaires de la
région d'Awdal : Ismaïl Tani - le Général
Zakaria Cheik Ibrahim - le Colonel des FNS Abdourahman Kahin - le
Colonel de l'AND Amin Atteyeh et bien d'autres
.
Curieux
tout de même !.
En matière
de curiosité mais surtout en prolongement des questions que
posent dans les mabrazes ces derniers temps les Djiboutiens sur
le cas que présente le supposé ministre de l'Intérieur
et de la Décentralisation M.Abdoulkader Doualeh Waïs.
Ses réactions
pour le moins désordonnées de ces dernières semaines
- notamment lors des opérations d'expulsion des réfugiés
- pourraient vraisemblablement s'expliquer lorsque
l'on sait qu'il est suivi - médicalement parlant, de manière
intensive et depuis plusieurs années - par le service psychiatrique
de l'hôpital Bouffard.
Psyschisme
particulier ? bien plus que cela mais c'est eux qui gouvernent Djibouti
!!! plus pour longtemps...
M Abdallah Debarkaleh.
Vice président du Gouvernement en Exil de Djibouti.