19/08/04
- Vérités sur ceux qui à haut niveau de l'Etat
prétendent avoir lutté pour l'indépendance de notre
pays.
par
M Hussein Boulaleh Abdillahi
Portrait
succinct du Directeur du Service Djiboutien de Sécurité
- HASSAN SAÏD KAIREH, homme de l'ombre et caméléon
des RG français, puis du régime d'HASSAN GOULED APTIDON
et de celui d'ISMAÏL OMAR GUELLEH.

S'il
est un haut fonctionnaire d'Etat qui cherche à se faire oublier
de la presse et de la Justice internationales, c'est HASSAN SAÏD
KAIREH dit madobé.
Né à
Aïsha en Ethiopie, donc d'origine éthiopienne et non djiboutienne
comme il le prétend (observons que ses papiers d'identité
et passeport portent la mention " Né à Djibouti "
)
il est Issa Mamassan - Arab - Weine (grosse langue en traduction) comme
le sont DJAMA DJILAL (ancien député et Ministre de la
Défense après l'indépendance de 1977), OSMAN BOGOREH
BOUH (ancien Secrétaire général du gouvernement),
YASSIN ELMI BOUH (Ministre des Finances et cousin d'OSMAN BOGOREH BOUH).
Né après
la fin de la guerre 1939/1945, HASSAN SAÏD KAIREH arrive à
Djibouti au début des années 50 et commence ses études
primaires en 1955-1956 jusqu'au Certificat d'Etudes primaires.
Embauché
comme docker sur le port de Djibouti, le père d'HASSAN SAÏD
( SAÏD KAIREH) est désigné ensuite comme notable
du clan des Arab - Weine alors que parallèlement HASSAN
SAÏD KAIREH s'impliquera comme
indicateur de la Police française tout en étant rémunéré
ponctuellement pour les renseignements qu'il transmet sur les mouvements
sociaux et les velléités d'indépendance exprimées
par quelques groupuscules de dockers sur le port de Djibouti.
On
lui attribuera à cette époque des responsabilités
indirectes sur la disparition physique de quelques chefs de groupe de
dockers comme sur des licenciements décidés et des "
accompagnements " immédiats aux frontières (notamment
vers l'Ethiopie) de quelques hommes considérés par trop
" virulents " dans leurs justes revendications.
Certaines archives
(CONFIDENTIELLES) de l'époque sont on ne peut plus explicites.

En
1965, il est recruté dans la Police Nationale française
et affecté au service des Renseignements Généraux
où il se rapprochera d'ISMAÏL OMAR GUELLEH et de KADRA ODETTE
MAHAMOUD HAÏD (indicatrice de Police à l'époque).
En service au niveau
de la Police de l'Air et des Frontières, il infiltrera parallèlement
les Mouvements indépendantistes tel celui de M MAHAMOUD HARBI
FARAH avant et après son décès - véritable
père de l'indépendance et héros Djiboutien mort
dans des conditions bien plus que mystérieuses, une décennie
avant l´indépendance de Djibouti.
Sans
volonté de relancer de polémiques car tel n'est pas notre
but dans les présents écrits, il est néanmoins
des Vérités qu'il faut rétablir afin de
démystifier les hypocrisies et les fourberies que l'on nous a
servies dans bien des discours de commémoration depuis le 27
juin 1977 et même bien avant.
Les
jeunes générations des enfants de notre pays ont le nécessaire
besoin de connaître les raisons véritables qui ont conduit
à la disparition de M MAHAMOUD HARBI FARAH qui est considéré
- par tous, jeunes et moins jeunes - comme étant le " Père
de notre indépendance " et qui - s'il n'avait pas disparu
dans des conditions sujettes à caution - aurait été
indubitablement le premier président de la République
de l'après indépendance tant sa notoriété
fut grande et l'est encore malgré les années.
Les
disparitions des grands hommes politiques de premier niveau que furent
MAHAMOUD HARBI FARAH et MOHAMED DJAMA ELABEH vont - durant des
années et jusqu'à ce jour - totalement laminer la démocratie
dans notre pays.
Il n´est
de secret pour personne qu'à cette époque, les deux acteurs
politiques rivaux et de premier plan étaient d'une part, M MAHAMOUD
HARBI FARAH leader d'un puissant Mouvement oeuvrant pour une indépendance
immédiate et sans condition et d'autre part, HASSAN GOULED APTIDON
qui prônait une solution nébuleuse de continuité
de la colonisation française sous une forme dont il tirera d'énormes
profits financiers personnels (comme tous ses complices et associés
qui sont encore au pouvoir).

C'est
ainsi que prétendre qu'HASSAN GOULED APTIDON, ISMAÏL OMAR
GUELLEH, KADRA ODETTE MAHAMOUD HAÏD, HASSAN SAÏD KAIREH et
bien d'autres luttèrent pour l'indépendance de Djibouti
est une contre vérité historique aisément vérifiable.
Une fois encore,
il convient de préciser que certaines archives (CONFIDENTIELLES)
des RG de l'époque sont on ne peut plus explicites tout comme
certaines fiches d'analyses des Officiers de Police qui les ont rédigées.
Si HASSAN GOULED
APTIDON traitera à haut niveau des conditions " d'éviction
définitive
" de MAHAMOUD HARBI FARAH par certains
" services " sans s'impliquer directement, on peut dire que
dès lors que cette " disparition " deviendra effective
il n'aura nul autre véritable homme politique d'opposition face
à lui.
Quel fut le contenu
du " deal " qu'il passa avec les autorités françaises
de l'époque ?.
Quand
aux " sous fifres de l'époque ", comment de tels Agents
et indicateurs des Services des Renseignements Généraux
de la Police Française pourraient prétendre avoir lutté
pour l'indépendance et se justifier d'avoir joué un "
double jeu " ?.
En
fait un jeu à sens UNIQUE ?.
A
partir de " Fiches de Renseignements et d'analyses " (détenues
dans les archives des RG) preuve est faite qu'ils et elle transmettaient
sur ordre quelques renseignements de seconde importance à la
LPAI d'HASSAN GOULED APTIDON et d'autre part collectaient
surtout au sein de cette même LPAI - disons plutôt dans
le véritable milieu des opposants politiques - des renseignements
de première importance au profit des RG français.
Dans
ses discours du 27 juin qui commémorent l'indépendance
de 1977, il parait pour le moins curieux qu'ISMAÏL OMAR GUELLEH
ait l'outrecuidance insultante de glorifier nos morts pour l'indépendance
et fasse démonstration de fausse compassion alors
qu'avec une " équipe " d'informateurs des RG il a combattu
les volontés d'indépendance et que c'est grâce aux
renseignements fournis au RG que de sincères combattants - non
conscients des manigances de haut niveau - de la LPAI et d'autres mouvements
ont payé de leur vie cette Lutte pour l'indépendance
du pays.
Avant qu'il ne
quitte ce monde - pour un au-delà incertain et certainement pas
paradisiaque - il est plus que grand temps qu'HASSAN GOULED APTIDON
avoue ses erreurs et ses mensonges aux populations de notre pays.

HASSAN
SAÏD KAIREH, dit madobé, homme de l'ombre et caméléon
du régime d'HASSAN GOULED APTIDON puis d'ISMAÏL OMAR GUELLEH.
Aussitôt
après l'indépendance et pour " services personnels
" rendus à HASSAN GOULED APTIDON, HASSAN SAÏD KAIREH
fut nommé au poste de Directeur adjoint des Services Djiboutiens
de Sécurité ( police politique ayant tous les droits,
y compris ceux de vie ou de mort sur l'instant).
Très
vite il s'évertuera à discréditer le Directeur
du SDS - OMAR DJAMA - tout en faisant le jeu d'ISMAÏL OMAR GUELLEH
et de KADRA ODETTE MAHAMOUD HAÏD en partageant des " secrets
d'alcôve " avec l'un mais surtout avec
l'une car sachant
l'influence que peut avoir KADRA HAÏD
, femme aux ambitions
démesurées et n'hésitant pas à " payer
de sa personne " lorsque les circonstances l'exigent pour parvenir
à ses fins.

HASSAN
SAÏD KAIREH, dit madobé. Quand l'insignifiance des compétences
d'un homme s'appuie sur la bestialité des subordonnés.
Formé
par la Police française d'avant l'indépendance, HASSAN
SAÏD KAIREH ne va pas former les hommes du SDS aux méthodes
dites " occidentales " mais utilisera les " services
" et les sinistres compétences d'hommes ayant servi en Somalie
à l'époque de Siyad Barre et pour qui la prédation
est pratique courante.
Au
sein d'un SDS ayant l'il et autorité sur tout - y compris
sur les Armées nationales - c'est un véritable
Etat dans l'Etat qui va se constituer lentement dès 1977
et on n'hésitera pas d'ailleurs à user des moyens de répression
classiques - comme les plus extrêmes - pour inspirer la crainte
et renforcer la soumission des populations djiboutiennes généralement
considérées comme individualistes et peu soucieuses de
toute autorité.
Rien
de surprenant que 27 ans après l'indépendance, HASSAN
SAÏD KAIREH soit encore considéré comme insignifiant
sur le plan des compétences mais aussi très dangereux
dans un régime d'ISMAÏL OMAR GUELLEH qui ne survit que grâce
aux contraintes policières.

ISMAÏL
OMAR GUELLEH sent le vent du scandale tourner et se focaliser sur lui.
Il comprend - un peu tard - que bon nombre de ses erreurs le furent
sur les conseils d'HASSAN SAÏD KAIREH.
L'essoufflement
de son régime autoritaire se traduisant par une montée
de l'opposition et bien plus par un raz de marée du Mouvement
de Libération Nationale qui se prépare, ISMAÏL OMAR
GUELLEH a pleine conscience qu'HASSAN SAÏD KAIREH n'était
pas " The right man at the right place "
et qui
de plus a accumulé au fil des ans toutes les haines à
son égard malgré qu'il ait tenté de se fondre dans
l'ombre du pouvoir.
Les
conseils peu éclairés de son Directeur du SDS et Chef
du Cabinet militaire ont conduit à mettre ISMAÏL OMAR GUELLEH
dans une position bien plus que délicate dans bien des Affaires
dont la plus préoccupante reste d'évidence " l'Affaire
du meurtre avec préméditation du Juge Bernard BORREL "
le 19 octobre 1995, travesti longtemps en suicide et à 80 km
de la capitale.

Les
soutiens que recherche HASSAN SAÏD KAIREH - notamment auprès
de KADRA ODETTE MAHAMOUD HAÏD - suffiront-ils à lui conserver
ses prérogatives sur les Services Djiboutiens de Sécurité
ou va-t-il s'exiler dans l'urgence pour éviter qu'il n'ait -
lui aussi - un malencontreux accident
à Djibouti ?.
Peut être
un " suicidé " de plus ou un décès par
" rupture d'anévrisme " ? va-t-on savoir !!!.
A
moins qu'il ne "fasse sa valise" et ne trouve une terre d'accueil
comme "Réfugié politique" ... dans un pays refusant
de répondre aux Commissions Rogatoires internationales concernant
les "criminels de guerre" délivrées par le TPI..
????.
Ce
qui est certain c'est que là encore la future Justice djiboutienne
ira le chercher le moment venu, là où il se trouvera car
les charges qui pèsent contre lui dépassent de loin ce
qu'il en est écrit sur ce site ....!.
M
Hussein Boulaleh Abdillahi