L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 20-Aoû-2004 16:28 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

19/08/04 - Vérités sur ceux qui à haut niveau de l'Etat prétendent avoir lutté pour l'indépendance de notre pays.

par M Hussein Boulaleh Abdillahi

Portrait succinct du Directeur du Service Djiboutien de Sécurité - HASSAN SAÏD KAIREH, homme de l'ombre et caméléon des RG français, puis du régime d'HASSAN GOULED APTIDON et de celui d'ISMAÏL OMAR GUELLEH.

S'il est un haut fonctionnaire d'Etat qui cherche à se faire oublier de la presse et de la Justice internationales, c'est HASSAN SAÏD KAIREH dit madobé.

Né à Aïsha en Ethiopie, donc d'origine éthiopienne et non djiboutienne comme il le prétend (observons que ses papiers d'identité et passeport portent la mention " Né à Djibouti "…) il est Issa Mamassan - Arab - Weine (grosse langue en traduction) comme le sont DJAMA DJILAL (ancien député et Ministre de la Défense après l'indépendance de 1977), OSMAN BOGOREH BOUH (ancien Secrétaire général du gouvernement), YASSIN ELMI BOUH (Ministre des Finances et cousin d'OSMAN BOGOREH BOUH).

Né après la fin de la guerre 1939/1945, HASSAN SAÏD KAIREH arrive à Djibouti au début des années 50 et commence ses études primaires en 1955-1956 jusqu'au Certificat d'Etudes primaires.

Embauché comme docker sur le port de Djibouti, le père d'HASSAN SAÏD ( SAÏD KAIREH) est désigné ensuite comme notable du clan des Arab - Weine alors que parallèlement HASSAN SAÏD KAIREH s'impliquera comme indicateur de la Police française tout en étant rémunéré ponctuellement pour les renseignements qu'il transmet sur les mouvements sociaux et les velléités d'indépendance exprimées par quelques groupuscules de dockers sur le port de Djibouti.

On lui attribuera à cette époque des responsabilités indirectes sur la disparition physique de quelques chefs de groupe de dockers comme sur des licenciements décidés et des " accompagnements " immédiats aux frontières (notamment vers l'Ethiopie) de quelques hommes considérés par trop " virulents " dans leurs justes revendications.

Certaines archives (CONFIDENTIELLES) de l'époque sont on ne peut plus explicites.

En 1965, il est recruté dans la Police Nationale française et affecté au service des Renseignements Généraux où il se rapprochera d'ISMAÏL OMAR GUELLEH et de KADRA ODETTE MAHAMOUD HAÏD (indicatrice de Police à l'époque).

En service au niveau de la Police de l'Air et des Frontières, il infiltrera parallèlement les Mouvements indépendantistes tel celui de M MAHAMOUD HARBI FARAH avant et après son décès - véritable père de l'indépendance et héros Djiboutien mort dans des conditions bien plus que mystérieuses, une décennie avant l´indépendance de Djibouti.

Sans volonté de relancer de polémiques car tel n'est pas notre but dans les présents écrits, il est néanmoins des Vérités qu'il faut rétablir afin de démystifier les hypocrisies et les fourberies que l'on nous a servies dans bien des discours de commémoration depuis le 27 juin 1977 et même bien avant.

Les jeunes générations des enfants de notre pays ont le nécessaire besoin de connaître les raisons véritables qui ont conduit à la disparition de M MAHAMOUD HARBI FARAH qui est considéré - par tous, jeunes et moins jeunes - comme étant le " Père de notre indépendance " et qui - s'il n'avait pas disparu dans des conditions sujettes à caution - aurait été indubitablement le premier président de la République de l'après indépendance tant sa notoriété fut grande et l'est encore malgré les années.

Les disparitions des grands hommes politiques de premier niveau que furent MAHAMOUD HARBI FARAH et MOHAMED DJAMA ELABEH vont - durant des années et jusqu'à ce jour - totalement laminer la démocratie dans notre pays.

Il n´est de secret pour personne qu'à cette époque, les deux acteurs politiques rivaux et de premier plan étaient d'une part, M MAHAMOUD HARBI FARAH leader d'un puissant Mouvement oeuvrant pour une indépendance immédiate et sans condition et d'autre part, HASSAN GOULED APTIDON qui prônait une solution nébuleuse de continuité de la colonisation française sous une forme dont il tirera d'énormes profits financiers personnels (comme tous ses complices et associés qui sont encore au pouvoir).

C'est ainsi que prétendre qu'HASSAN GOULED APTIDON, ISMAÏL OMAR GUELLEH, KADRA ODETTE MAHAMOUD HAÏD, HASSAN SAÏD KAIREH et bien d'autres luttèrent pour l'indépendance de Djibouti est une contre vérité historique aisément vérifiable.

Une fois encore, il convient de préciser que certaines archives (CONFIDENTIELLES) des RG de l'époque sont on ne peut plus explicites tout comme certaines fiches d'analyses des Officiers de Police qui les ont rédigées.

Si HASSAN GOULED APTIDON traitera à haut niveau des conditions " d'éviction définitive … " de MAHAMOUD HARBI FARAH par certains " services " sans s'impliquer directement, on peut dire que dès lors que cette " disparition " deviendra effective il n'aura nul autre véritable homme politique d'opposition face à lui.

Quel fut le contenu du " deal " qu'il passa avec les autorités françaises de l'époque ?.

Quand aux " sous fifres de l'époque ", comment de tels Agents et indicateurs des Services des Renseignements Généraux de la Police Française pourraient prétendre avoir lutté pour l'indépendance et se justifier d'avoir joué un " double jeu " ?.

En fait un jeu à sens UNIQUE ?.

A partir de " Fiches de Renseignements et d'analyses " (détenues dans les archives des RG) preuve est faite qu'ils et elle transmettaient sur ordre quelques renseignements de seconde importance à la LPAI d'HASSAN GOULED APTIDON et d'autre part collectaient surtout au sein de cette même LPAI - disons plutôt dans le véritable milieu des opposants politiques - des renseignements de première importance au profit des RG français.

Dans ses discours du 27 juin qui commémorent l'indépendance de 1977, il parait pour le moins curieux qu'ISMAÏL OMAR GUELLEH ait l'outrecuidance insultante de glorifier nos morts pour l'indépendance et fasse démonstration de fausse compassion alors qu'avec une " équipe " d'informateurs des RG il a combattu les volontés d'indépendance et que c'est grâce aux renseignements fournis au RG que de sincères combattants - non conscients des manigances de haut niveau - de la LPAI et d'autres mouvements ont payé de leur vie cette Lutte pour l'indépendance du pays.

Avant qu'il ne quitte ce monde - pour un au-delà incertain et certainement pas paradisiaque - il est plus que grand temps qu'HASSAN GOULED APTIDON avoue ses erreurs et ses mensonges aux populations de notre pays.

HASSAN SAÏD KAIREH, dit madobé, homme de l'ombre et caméléon du régime d'HASSAN GOULED APTIDON puis d'ISMAÏL OMAR GUELLEH.

Aussitôt après l'indépendance et pour " services personnels " rendus à HASSAN GOULED APTIDON, HASSAN SAÏD KAIREH fut nommé au poste de Directeur adjoint des Services Djiboutiens de Sécurité ( police politique ayant tous les droits, y compris ceux de vie ou de mort sur l'instant).

Très vite il s'évertuera à discréditer le Directeur du SDS - OMAR DJAMA - tout en faisant le jeu d'ISMAÏL OMAR GUELLEH et de KADRA ODETTE MAHAMOUD HAÏD en partageant des " secrets d'alcôve " avec l'un mais surtout avec … l'une car sachant l'influence que peut avoir KADRA HAÏD…, femme aux ambitions démesurées et n'hésitant pas à " payer de sa personne " lorsque les circonstances l'exigent pour parvenir à ses fins.

HASSAN SAÏD KAIREH, dit madobé. Quand l'insignifiance des compétences d'un homme s'appuie sur la bestialité des subordonnés.

Formé par la Police française d'avant l'indépendance, HASSAN SAÏD KAIREH ne va pas former les hommes du SDS aux méthodes dites " occidentales " mais utilisera les " services " et les sinistres compétences d'hommes ayant servi en Somalie à l'époque de Siyad Barre et pour qui la prédation est pratique courante.

Au sein d'un SDS ayant l'œil et autorité sur tout - y compris sur les Armées nationales - c'est un véritable Etat dans l'Etat qui va se constituer lentement dès 1977 et on n'hésitera pas d'ailleurs à user des moyens de répression classiques - comme les plus extrêmes - pour inspirer la crainte et renforcer la soumission des populations djiboutiennes généralement considérées comme individualistes et peu soucieuses de toute autorité.

Rien de surprenant que 27 ans après l'indépendance, HASSAN SAÏD KAIREH soit encore considéré comme insignifiant sur le plan des compétences mais aussi très dangereux dans un régime d'ISMAÏL OMAR GUELLEH qui ne survit que grâce aux contraintes policières.

ISMAÏL OMAR GUELLEH sent le vent du scandale tourner et se focaliser sur lui. Il comprend - un peu tard - que bon nombre de ses erreurs le furent sur les conseils d'HASSAN SAÏD KAIREH.

L'essoufflement de son régime autoritaire se traduisant par une montée de l'opposition et bien plus par un raz de marée du Mouvement de Libération Nationale qui se prépare, ISMAÏL OMAR GUELLEH a pleine conscience qu'HASSAN SAÏD KAIREH n'était pas " The right man at the right place " …et qui de plus a accumulé au fil des ans toutes les haines à son égard malgré qu'il ait tenté de se fondre dans l'ombre du pouvoir.

Les conseils peu éclairés de son Directeur du SDS et Chef du Cabinet militaire ont conduit à mettre ISMAÏL OMAR GUELLEH dans une position bien plus que délicate dans bien des Affaires dont la plus préoccupante reste d'évidence " l'Affaire du meurtre avec préméditation du Juge Bernard BORREL " le 19 octobre 1995, travesti longtemps en suicide et à 80 km de la capitale.

Les soutiens que recherche HASSAN SAÏD KAIREH - notamment auprès de KADRA ODETTE MAHAMOUD HAÏD - suffiront-ils à lui conserver ses prérogatives sur les Services Djiboutiens de Sécurité ou va-t-il s'exiler dans l'urgence pour éviter qu'il n'ait - lui aussi - un malencontreux accident… à Djibouti ?.

Peut être un " suicidé " de plus ou un décès par … " rupture d'anévrisme " ? va-t-on savoir !!!.

A moins qu'il ne "fasse sa valise" et ne trouve une terre d'accueil comme "Réfugié politique" ... dans un pays refusant de répondre aux Commissions Rogatoires internationales concernant les "criminels de guerre" délivrées par le TPI.. ????.

Ce qui est certain c'est que là encore la future Justice djiboutienne ira le chercher le moment venu, là où il se trouvera car les charges qui pèsent contre lui dépassent de loin ce qu'il en est écrit sur ce site ....!.

 

M Hussein Boulaleh Abdillahi

 

 

 

 


 

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