L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 27-Aoû-2004 0:16 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

 

 

26/08/04 - DJIBOUTI - Quand ABDOURAHMAN BORREH, le " Trésorier Payeur " d'ISMAÏL OMAR refait reparler de lui dans les trafics de fausse monnaie ; cette fois ci à Dubaï !.

Y aurait-il une suite .. indirecte liée à l'Affaire du meurtre prémédité du Juge Bernard BORREL ?.

Par M Hassan Bouh Derrer.

 

Plus de 2 500 000 US dollars de fausse monnaie en billets de 100 USD auraient été saisis ces derniers jours dans une vaste et très discrète opération lancée conjointement à Dubaï par la Police locale, les "Services spéciaux" et les Services du Trésor des USA chargés de lutter contre la fabrication et l'utilisation de faux dollars US.

Parallèlement à cela, des ressortissants " étrangers " ( Somaliens, et Djiboutiens ) auraient été arrêtés par la police de l'aéroport de Dubaï car porteur sur eux d'une infime partie des faux billets, cachée dans la doublure de leur veste.

Il s'avère que ce menu fretin aurait parlé et désigné nominativement leur commanditaire qui ne serait autre que l'Agent d'Affaires d'ISMAÏL OMAR GUELLEH - M ABDOURAHMAN BORREH.


Ampleur

Au terme des démantèlements des réseaux installés à Dubaï, environ une trentaine de personnes ont été arrêtées discrètement ces jours derniers pour être placées sous mandat de dépôt et ce, après de judicieuses et minutieuses investigations menées à la fois par la Police locale, épaulée par les Services spéciaux et ceux du Trésor des USA.

C'est à peu près au quotidien que de faux billets de 100 USD sont signalés, ça et là, à travers le territoire de Dubaï mais aussi en Arabie Saoudite, en Ethiopie, en Somalie et à Djibouti.

Sur ce plan, la justice djiboutienne reste muette et l'on va même jusqu'à constater que des personnes arrêtées par la Gendarmerie djiboutienne sont libérées sans jugement quelques semaines plus tard pour " servir " le pouvoir d'ISMAÏL OMAR GUELLEH (voir article en date du 26/07/03).

Djibouti, l'une des plaques tournantes du trafic de Fausse monnaie. Ce n'est pas la seule !.

Devant l'ampleur d'un récent trafic découvert dans le Magrebh, les services de la police scientifique algérienne avaient été contraints d'établir un guide pour les brigades spécialisées dans la détection des faux billets. Pour rappel, il faut signaler que l'opération de faux-monnayage de dinars de Bahreïn, pour un montant de quelque 2 milliards de FF de l'époque avait été pilotée par Hicham Mandari et avait ses sources en Afrique, plus précisément entre le Tchad, le Mali et Djibouti.

L'opération, qui devait se dénouer à Paris, avait transité par une nuée d'intermédiaires fréquentant les cercles du pouvoir à N'Djaména (Tchad) et à Bamako (Mali) et à Djibouti (République de Djibouti).

Au centre du trafic, trois Zaïrois, dont un certain BUPE MUNANGO ; un conseiller spécial du président tchadien IDRISS DEBY, HASSAN FADOUL KITHIR ; un Guinéen, CHERIF MOHAMED HAIDARA - relation d'ABDOURAHMAN BORREH et recommandé par un prince saoudien et muni d'un passeport diplomatique ; un imprimeur argentin, un ressortissant de Bahreïn ……et un négociant français en aéronautique.

Un certain négociant français en aéronautique !! cela me fait penser à quelqu'un "couvrant" les activités d'une fausse "Compagnie aérienne" bénéficiant d'une Protection de haut niveau ; y compris pour les ignobles trafics d'enfants à partir de Djibouti et vers les pays occicdentaux ..!!!.

Le choix de l'Afrique n'est pas fortuit ! souvenons-nous que la Justice d'Ethiopie avait lancé il y a plus de 8 ans une Commission et mandat d'Arrêt Internationaux à l'encontre d'ABDOURAHMAN BORREH.

Mafia

Les échanges d'informations avec Europol, Interpol et les services secrets et du Trésor américains permettent aux polices locales d'acquérir une bonne source d'informations et d'analyse. Il est clair que les réseaux internationaux de fausse monnaie qui débarquent à Dubaï, ailleurs dans les pays de la Corne Est de l'Afrique et tout particulièrement à Djibouti le font pour des raisons aisément compréhensibles.

Véritables passoires, les frontières de Djibouti sont également au cœur du trafic de drogue, de contrebande et d'armes.

Les faux billets servent souvent de contrepartie à toutes sortes de trafics.

D'après un rapport de l'Association nationale des Commerçants italiens publié, la Mafia, et plus précisément la Camorra napolitaine, se procure, contre des faux dollars, "de grosses quantités de drogues", de la Russie au Maroc en passant par l'Afrique du Sud et de l'Orient via Djibouti où elle est transformée directement dans des laboratoires sur le Port Autonome et International de Djibouti (PAID) placés sous la protection des Services Djiboutiens de Sécurité d'HASSAN SAÏD KAIREH.

Une "personnalité" italienne, exploitant de surcroît une Concession automobile de marque asiatique à Djibouti - servant de paravent financier - serait directement impliquée tout à la fois dans le blanchiment d'argent dans une Banque de Djibouti, le trafic de faux dollars US et dans celui de la drogue à destination de l'Italie.

Quand HASSAN SAÏD KAIREH et ses hommes des Services Djiboutiens de Sécurité protégent les trafics de drogue et autres dans le Port Autonome et International de Djibouti. Comment ISMAÏL OMAR GUELLEH pourrait prétendre ne pas en être tenu informé alors que c'est lui le "donneur d'ordres" ?.

Si la Gendarmerie djiboutienne s'est vu retirer depuis des années ses compétences en matière de Surveillance et de Contrôle du Port international c'est qu'elle était " trop curieuse " et peu encline à cautionner tous les trafics qui s'y amorçaient et qui - depuis qu'elle s'est vue écartée de cette compétence de surveillance dudit port - a laissé le champ libre à tous les trafics d'armes comme de drogue et de fausses monnaies.

Pourquoi ABDOURAHMAN BORREH, homme d'Affaires d'ISMAÏL OMAR GUELLEH, est-il le président du Conseil d'administration des " Zones Franches " à Djibouti ?.

Ce n'est certes pas la conséquence de qualités dont il pourrait disposer en matière de saine et de bonne gestion desdites zones franches, loin de là !.

Placé ainsi, il constitue l'intermédiaire d'ISMAÏL OMAR GUELLEH mais aussi le " trésorier payeur " dans toutes les affaires du " boss " dans les trafics de haut niveau.

Observons comment fonctionne le système.

ISMAÏL OMAR GUELLEH envoie une " délégation " dans l'un des pays étrangers (intégrée à une délégation officielle) pour traiter discrètement les accords initiaux concernant le trafic à mettre en place ou " l'Affaire " à réaliser alors qu'HASSAN SAÏD KAIREH fait assurer par le SDS la sécurité des personnes et la discrétion des entretiens.

Après accords d'ISMAÏL OMAR, ABDOURAHMAN BORREH se déplace sous huitaine et sous protection du SDS dans le pays concerné.

Il va ainsi régler l'aspect financier de l'Affaire ou du trafic.

Il n'hésite pas éventuellement à corrompre sur place si nécessaire un ou des fonctionnaires qu'il utilisera par la suite comme ce fut le cas en 1996 avec le vice-Premier ministre et ministre de la Défense d'Ethiopie, Tamrat Layne, incarcéré pour corruption dans son pays.

Ses associés privilégiés, depuis les années 1987/1988, sembleraient être l'actuel Ministre du Travail de la République de Djibouti - M MOHAMED ALI SAHEL - qui comme le fut en un temps " Alpha Roméo " se spécialisa dans le trafic de faux dollars US à Djibouti.

"Alpha Roméo" et l'Affaire BORREL !

Le mutisme " d'Alpha Roméo " - supposé honorable gargotier français qui a rejoint la Corse afin d'y bénéficier d'une protection après un échec de commerce à La Réunion - pourrait laisser à penser qu'il aurait réalisé un assez gros capital avec tous ses trafics de faux dollars à Djibouti au point qu'il se prétendrait à l'abri de la Justice française.

Dans les semaines qui vont suivre nous aurons des éléments probants de réponse car son implication directe dans le meurtre prémédité du Juge Bernard BORREL en octobre 1995 à Djibouti ne restera pas sans réponse.

Le puzzle de " l'Affaire BORREL " serait-il enfin reconstitué ?

Deux nouvelles pièces seraient parvenues.. récemment .. sur le bureau de Madame la Juge Sophie CLEMENT chargée du dossier.

Il est murmuré que ces deux nouvelles pièces seraient bien plus "embarrassantes" que la copie... partielle et "nettoyée" du rapport de la DGSE récemment publié !!!


Si l'une des cartes venait à " se coucher " .. pour protéger sa vie mise en danger, le restant suivrait indubitablement et là … !!! on dit que ce serait pour très bientôt.

" Inch'Allah ! "

 

M Hassan Bouh Derrer.

 

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