L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 29-Aoû-2004 1:14 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

29/08/04 - Le SIDA - VIH serait responsable du doublement des cas de tuberculose en Afrique.

Par Mme Neïma Houssein Djilal

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) annonçait déjà en 2001 que le nombre des cas de tuberculose en Afrique allait probablement doubler au cours des dix prochaines années par suite de la propagation croissante du VIH et du financement insuffisant des stratégies efficaces pour le traitement de la tuberculose.

Les informations qui furent données au Sommet de l'Organisation de l'unité africaine à Abuja (Nigeria) à cette époque sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies infectieuses, confirmaient que le nombre des cas de tuberculose allaient en s'accroissant de 10 % chaque année en Afrique à cause du VIH.

Il y a eu sur ce continent environ deux millions de nouveaux cas en 1999, les deux tiers d'entre eux étant également infectés par le VIH. Les spécialistes estimaient alors que ce chiffre atteindrait 3,3 millions en 2005 et dépasserait 4 millions peu après.

" Il faut d'urgence se préoccuper simultanément de la tuberculose et du VIH, affirmait alors le Dr Peter Piot, Directeur exécutif de l'ONUSIDA.
La diminution de la transmission du VIH freinera l'épidémie de tuberculose. Il est nécessaire de mettre en place des activités conjointes contre ces deux maladies pour diminuer le poids de la tuberculose associée au VIH. "

" La tuberculose est une des principales causes de mortalité chez les personnes vivant avec le VIH/SIDA, a rappelé le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS.

En Afrique subsaharienne, jusqu'à 50 % des personnes vivant avec le VIH développent la tuberculose.

Cela explique pourquoi il y a, sur ce continent, une telle interdépendance dans la lutte contre ces deux maladies. "

Les soins et le soutien aux malades tuberculeux s'inscrivent dans le cadre d'une stratégie connue sous le nom de DOTS (la stratégie de lutte recommandée au niveau international). Celle-ci, mise au point tout d'abord en Tanzanie dans les années 80, fait appel au maximum aux agents de santé communautaires et aux bénévoles pour soutenir les patients et veiller à ce qu'ils prennent leur traitement jusqu'à guérison complète.

On considère que l'accessibilité de cette stratégie en Afrique est essentielle pour d'une part guérir les cas de tuberculose et, d'autre part, organiser potentiellement les infrastructures de santé dans les communautés en vue de la distribution dans le futur des médicaments antirétroviraux nécessaires pour le traitement du VIH.

La forte augmentation du nombre de cas de tuberculose que l'on a observée dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne a souvent dépassé leurs possibilités de maintenir un approvisionnement suffisant en médicaments antituberculeux.

Le partenariat mondial Halte à la tuberculose, sous l'égide de l'OMS, a lancé en 2000 le Dispositif mondial de financement des médicaments antituberculeux, nouvelle initiative pour développer rapidement la stratégie DOTS en renforçant l'accès à des médicaments antituberculeux de qualité.

Propagation, symptômes.

Les bacilles tuberculeux se transmettent par voie aérienne et se propagent d'une personne à l'autre au moment de la toux, des éternuements ou même en parlant.

L'évolution de la maladie se caractérise par de la fièvre, une perte de poids et de violentes quintes de toux qui dispersent efficacement les bacilles vers les personnes à proximité.


Environ deux milliards d'êtres humains, soit un tiers de la population mondiale, sont infectés par le bacille tuberculeux.

Entre 5 et 10 % d'entre eux développeront la maladie. Toutefois, en cas de co-infection avec le VIH, la probabilité d'une évolution pathologique est 30 fois plus élevée qu'en cas d'infection avec le bacille tuberculeux seulement.

Etre Djiboutien et face à la Santé publique.

Comme pour le SIDA - VIH et tout ce qui concerne la Santé publique en général, il est extrêmement difficile d'obtenir des renseignements fiables sur l'impact de la tuberculose à Djibouti comme sur la situation des Djiboutiens - et a fortiori des femmes djiboutiennes - au regard de leur Santé.

Nul ne peut se hasarder à parler de qualité des soins dans notre pays et comme diraient beaucoup " Mieux vaut être en bonne santé ou aller se faire soigner ... ailleurs !!! ".

Peu ont accès aux soins médicaux alors que ceux qui en ont les moyens profitent souvent des vacances estivales pour aller se faire soigner dans les pays occidentaux. Mais lorsque l'on observe les centaines de millions de FD d'aides internationales qui sont attribués à notre " Santé publique " on en vient à ne pas trop comprendre son fonctionnement.

Le futur gouvernement de l'après ISMAÏL OMAR GUELLEH devra donc rapidement tout mettre en œuvre pour permettre - entre autres et après "un large état des lieux":

  • la réhabilitation des formations sanitaires de base (équipements, fournitures et mobilisation du personnel médical),

  • leur réapprovisionnement en médicaments,

  • la mise en place d'un système de gestion performant permettant à tous, y compris les plus vulnérables, d'accéder aux soins.

D'évidence il devra poser le diagnostic des maux dont souffrent les soins de santé primaires, soubassement du système de santé de notre pays ; large travail en perspective...

 

Mme Neïma Houssein Djilal


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