





Général
de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale
"
La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit
par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant
du bien de tous".


29/08/04
- Le SIDA - VIH serait responsable du doublement des cas de tuberculose
en Afrique.
Par Mme Neïma Houssein Djilal
L'Organisation
mondiale de la Santé (OMS) et le Programme commun des Nations
Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) annonçait déjà
en 2001 que le nombre des cas de tuberculose en Afrique allait probablement
doubler au cours des dix prochaines années par suite de la propagation
croissante du VIH et du financement insuffisant des stratégies
efficaces pour le traitement de la tuberculose.

Les
informations qui furent données au Sommet de l'Organisation de
l'unité africaine à Abuja (Nigeria) à cette époque
sur le VIH/SIDA, la tuberculose et les autres maladies infectieuses,
confirmaient que le nombre des cas de tuberculose
allaient en s'accroissant de 10 % chaque année en Afrique à
cause du VIH.
Il
y a eu sur ce continent environ deux millions de nouveaux cas en 1999,
les deux tiers d'entre eux étant également infectés
par le VIH. Les spécialistes estimaient alors que ce chiffre
atteindrait 3,3 millions en 2005 et dépasserait 4 millions peu
après.
"
Il faut d'urgence se préoccuper simultanément de la tuberculose
et du VIH, affirmait alors le Dr Peter Piot, Directeur exécutif
de l'ONUSIDA.
La diminution de la transmission du VIH
freinera l'épidémie de tuberculose. Il est nécessaire
de mettre en place des activités conjointes contre ces deux maladies
pour diminuer le poids de la tuberculose associée au VIH. "
"
La tuberculose est une des principales causes de mortalité chez
les personnes vivant avec le VIH/SIDA, a rappelé le Dr Gro Harlem
Brundtland, Directeur général de l'OMS.
En
Afrique subsaharienne, jusqu'à 50 % des personnes vivant avec
le VIH développent la tuberculose.
Cela
explique pourquoi il y a, sur ce continent, une telle interdépendance
dans la lutte contre ces deux maladies. "
Les
soins et le soutien aux malades tuberculeux s'inscrivent dans le cadre
d'une stratégie connue sous le nom de DOTS (la stratégie
de lutte recommandée au niveau international). Celle-ci, mise
au point tout d'abord en Tanzanie dans les années 80, fait appel
au maximum aux agents de santé communautaires et aux bénévoles
pour soutenir les patients et veiller à ce qu'ils prennent leur
traitement jusqu'à guérison complète.
On
considère que l'accessibilité de cette stratégie
en Afrique est essentielle pour d'une part guérir les cas de
tuberculose et, d'autre part, organiser potentiellement les infrastructures
de santé dans les communautés en vue de la distribution
dans le futur des médicaments antirétroviraux nécessaires
pour le traitement du VIH.
La
forte augmentation du nombre de cas de tuberculose que l'on a observée
dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne a souvent dépassé
leurs possibilités de maintenir un approvisionnement suffisant
en médicaments antituberculeux.
Le
partenariat mondial Halte à la tuberculose, sous l'égide
de l'OMS, a lancé en 2000 le Dispositif mondial de financement
des médicaments antituberculeux, nouvelle initiative pour développer
rapidement la stratégie DOTS en renforçant l'accès
à des médicaments antituberculeux de qualité.

Propagation,
symptômes.
Les
bacilles tuberculeux se transmettent par voie aérienne et se
propagent d'une personne à l'autre au moment de la toux, des
éternuements ou même en parlant.
L'évolution
de la maladie se caractérise par de la fièvre, une perte
de poids et de violentes quintes de toux qui dispersent efficacement
les bacilles vers les personnes à proximité.

Environ
deux milliards d'êtres humains, soit un tiers de la population
mondiale, sont infectés par le bacille tuberculeux.
Entre
5 et 10 % d'entre eux développeront la maladie. Toutefois, en
cas de co-infection avec le VIH, la probabilité d'une évolution
pathologique est 30 fois plus élevée qu'en cas d'infection
avec le bacille tuberculeux seulement.

Etre
Djiboutien et face à la Santé publique.
Comme
pour le SIDA - VIH et tout ce qui concerne la Santé publique
en général, il est extrêmement difficile d'obtenir
des renseignements fiables sur l'impact de la tuberculose à Djibouti
comme sur la situation des Djiboutiens - et a fortiori des femmes djiboutiennes
- au regard de leur Santé.
Nul
ne peut se hasarder à parler de qualité des soins dans
notre pays et comme diraient beaucoup " Mieux vaut être en
bonne santé ou aller se faire soigner ... ailleurs !!! ".
Peu
ont accès aux soins médicaux alors que ceux qui en ont
les moyens profitent souvent des vacances estivales pour aller se faire
soigner dans les pays occidentaux. Mais lorsque l'on observe les centaines
de millions de FD d'aides internationales qui sont attribués
à notre " Santé publique " on en vient à
ne pas trop comprendre son fonctionnement.
Le
futur gouvernement de l'après ISMAÏL OMAR GUELLEH devra
donc rapidement tout mettre en uvre pour permettre - entre autres
et après "un large état des lieux":
-
la
réhabilitation des formations sanitaires de base (équipements,
fournitures
et mobilisation du personnel médical),
-
leur
réapprovisionnement en médicaments,
-
la
mise en place d'un système de gestion performant permettant
à tous, y compris les plus vulnérables, d'accéder
aux soins.
D'évidence
il devra poser le diagnostic des maux dont souffrent les soins de santé
primaires, soubassement du système de santé de notre pays
; large travail en perspective...
Mme
Neïma Houssein Djilal