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L'ACTUALITÉ
Dernière
modification : le
31-Aoû-2004 21:26
(GMT+1 / Bruxelles)
  



Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale
CONSIDÉRANT
-
QUE la Constitution
de la République est bafouée en permanence, par M.
Ismaïl Omar Guelleh, par le Gouvernement, par l'autorité
judiciaire, par les forces spéciales de Police et d'investigation
aux ordres directs du pouvoir et par certains grands commis de l'Etat,
-
QUE
le modèle économique et politique appliqué
par les gouvernements de ces vingt sept dernières années
a semé la pauvreté puis la misère, l'insécurité,
l'angoisse et la démoralisation des familles dans la capitale
comme dans l'arrière pays de la République de Djibouti,
-
QUE - loin de
placer notre pays et ses populations sur le chemin du progrès
économique, social et politique - ce modèle de gestion
archaïque a provoqué la concentration de la richesse
dans les mains d'un petit groupe de familles qui se sont accaparées
indûment tous les pouvoirs de l'appareil d'Etat comme du secteur
privé et ont généré une fausse démocratie
liée à leurs seuls intérêts avec l'utilisation
d'une propagande fallacieuse richement dotée à partir
des finances publiques et dépassant largement les frontières
du pays,
-
QUE les politiciens
et certains hauts fonctionnaires d'Etat sont corrompus et ont laissé
le pays plonger en chute libre vers les abîmes ... La corruption
et l'impunité ont laminé en profondeur toutes les
bases de l'économie puis le secteur privé, la morale,
la justice et la politique,
-
QUE les responsables
du démantèlement du pays ont séquestré
la démocratie et ont converti le parti unique du RPP - régnant
sur les autres partis politiques qui en sont ses annexes - en un
antre de leurs pactes pervers, de leurs conciliabules et des négociations
exclusivement d'ordre d'intérêt personnel avec la dilapidation
des ressources financières de l'État,
-
QUE lesdits responsables
du démantèlement du pays ont politisé à
outrance le système judiciaire qu'ils ont asservi et instauré
de fait l'impunité pour les puissants ; y compris avec la
mise en péril de la souveraineté et l'unité
nationales entre toutes les tribus qui composent la République
de Djibouti,
-
QUE, les principaux
responsables actuels sont ISMAÏL OMAR GUELLEH et son épouse
KADRA MAHAMOUD HAÏD et parce que depuis leur auto proclamation
- après les Elections présidentielles falsifiées
d'avril 1999 - la crise s'est considérablement aggravée
en cinq années,
-
QUE l'incapacité
notoire du Président autoproclamé ISMAÏL OMAR
GUELLEH a mené, de façon perverse, notre jeune République
et ses Institutions à la banqueroute sociale, morale et politique,
a semé le chaos économique avec des privatisations
déguisées alors qu'il y a eu dans les faits accaparements
travestis du patrimoine national au profit de quelques uns ; tout
cela avec la complicité et la responsabilité conjointe
du Pouvoir judiciaire et du Conseil Constitutionnel,
-
QUE les mêmes
responsables de cette débâcle nationale ne peuvent
rester à la tête du pays pour continuer de produire
les mêmes effets dévastateurs. L'expérience
a démontré que depuis le 27 juin 1977 aucune Election
n'a échappé à la falsification sous toutes
ses formes et se traduisant d'évidence constatée par
l'impossibilité qu'un seul candidat de l'opposition politique
puisse être élu démocratiquement, ne serait
ce qu'à un siège de député de l'Assemblée
Nationale.
-
QUE suite à
ces indignes conditions d'Elections, toutes les réclamations
formulées auprès des instances internationales concernant
toutes les falsifications - avec preuves à l'appui - sont
restées " lettres mortes " au nom de ce que l'on
suppose être une position diplomatique de " non ingérence
dans les affaires intérieures d'un Etat indépendant",
-
QUE dans de telles
conditions inacceptables pour la démocratie nous nous dirigeons
- une fois encore - vers des Elections présidentielles programmées
pour mai 2005 dans un même contexte de falsifications les
plus diverses et dont nous connaissons déjà le résultat
par avance,
-
QUE tout au long
de notre jeune histoire : l'Armée Nationale, la Gendarmerie
et la Police Nationale comme les Fonctionnaires - assimilés
comme tels et les Enseignants - ont joué un rôle important
dans la défense des intérêts nationaux, de ceux
du peuple djiboutien et que le moment actuel réclame leur
participation directe pour soutenir les décisions exprimées
par les populations de la République de Djibouti.
Dans l'exercice du
pouvoir au service de
la souveraineté populaire, afin
de restaurer la
démocratie authentique voulue
par les populations de notre pays,
le
Mouvement Djiboutien de Libération Nationale
DÉCIDE
:
De
convoquer par tous moyens : voie de presse, affiches, réunions
les populations Djiboutiennes pour révoquer - de manière
officielle et clairement marquée - le mandat du gouvernement
actuel présidé par M ISMAÏL OMAR GUELLEH et d'exprimer
notre volonté commune pour l'instauration d'une DÉMOCRATIE
AUTHENTIQUE applicable égalitairement à toutes les provinces
du pays, sans exception d'aucune sorte,
1.
D'exiger de M ISMAÏL OMAR GUELLEH qu'il procède devant
la Nation - avant le jeudi 30 septembre 2004 - à la désignation
d'un nouveau Gouvernement d'UNION NATIONALE représentant toutes
les sensibilités politiques de notre pays et exprimant les
volontés des populations djiboutiennes en vue de l'instauration
d'un Etat de Droit respectant toutes les libertés publiques
sous un régime de " bonne gouvernance ",
2.
D'exiger de M ISMAÏL OMAR GUELLEH (dans le respect des Articles
40 et 43 de la Constitution de la République de Djibouti) qu'il
procède devant la Nation - avant le jeudi 30 septembre 2004
- à la promulgation par ordonnance et pour une durée
de 12 mois d'un texte donnant les pleins pouvoirs au nouveau gouvernement
d'Union nationale sous la conduite de son Premier Ministre pour assurer
la gestion du pays et les conditions du retour à la démocratie,
à la Justice et aux libertés individuelles.
Ceci
suppose que ledit gouvernement d'Union nationale, muni des pleins pouvoirs,
aura la charge en particulier :
- de dissoudre
l'Assemblée Nationale et d'organiser sous contrôle international
- restant à définir - de nouvelles Elections législatives
libres et démocratiques à échéance du
7 janvier 2005 et de veiller à ce que toutes les opinions puissent
s'exprimer librement et égalitairement avant et après
le scrutin dans le respect des Lois de notre République,
- de former
des tribunaux de justice spéciaux et publics, indépendants
du pouvoir politique, aux fins de juger les responsabilités
éthiques, civiles et pénales des hauts fonctionnaires
et des politiciens corrompus ou mis en accusation pour d'autres raisons,
- de suspendre
pour une durée de 12 mois toute décision de mise en
retraite par anticipation ou de licenciement au sein de nos Forces
Armées, de la Gendarmerie, des Forces Nationales de Police,
des Ministères et des Services d'Etat.
Fait à Bruxelles
le mardi 31 août 2004.
Pour
le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale
Le Général de Division (à titre temporaire)
M
ALI ABDILLAHI IFTIN
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