L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 13-Oct-2003 11:23 (GMT+1 / Bruxelles)

 

M Mahamoud Harbi - Mohamed Djama Elabeh

Ces hommes appartiennent à l'histoire de la Nation djiboutienne et nous ont montré la voix du Progrès dans la Paix

 

13/10/03 - Le Gouvernement en Exil de Djibouti se félicite de la mise à l'écart de M Hassan Abdulkassim Salad mais s'inquiète de l'envoi d'une nouvelle délégation djiboutienne en Inde et vraisemblablement au Pakistan afin d'y acquérir de l'armement lourd. Par M Mahamoud Idriss Ahmed et Abdallah Deberkaleh.


Le Gouvernement en Exil de Djibouti s'est toujours opposé, dans la mesure de ses possibilités, au contenu des Accords d'Arta qui sont un véritable hold- up politique qui a démontré depuis leurs limites et toutes les oppositions suscitées qui n'ont en rien apporté une quelconque amorce pour l'instauration d'une paix durable en Somalie.

Comme nous l'avons précisé à diverses reprises, M Hassan Abdulkassim Salad ne peut se prévaloir de la caution et de l'appui de l'immense majorité des autres composantes somaliennes au premier rang desquelles il convient de signaler le leader M Haïdid Mohamed et l'homme fort du Puntland, le Colonel Abdillahi Youssouf.

M Hassan Abdulkassim Salad - qui avait tenté récemment de quitter subrepticement Mogadiscio pour tenter de trouver à Tripoli un soutien politique - financier voire militaire - vient de réitérer ces derniers jours une seconde tentative d'évasion de Mogadiscio pour vraisemblablement se réfugier à Djibouti auprès de son mentor, Ismaël Omar Guelleh.

Ce ne sont pas les factions qui lui sont opposées qui ont - cette fois encore - empêché la réussite de son opération d'évasion mais sa propre administration et ses propres milices qui se sont opposées à son départ précipité et viennent maintenant lui demander qu'il s'explique sur des détournements de sommes importantes dont il était le dépositaire comme président du gouvernement de transition en Somalie.

M Hassan Abdulkassim Salad aurait - comme le fait si aisément Ismaël Omar Guelleh avec les finances publiques djiboutiennes - confondu l'argent public et ses finances personnelles.

Ceci ajoute une raison supplémentaire au désaveu qu'opposent aux deux complices les autres pays du Comité Technique de l'IGAD, les pays et les mouvements représentatifs oeuvrant pour une pays durable en Somalie.

Pourtant, l'affaire somalienne risquerait bien de ne pas trouver de solution dans l'immédiat lorsque l'on observe la réaction d'Ismaël Omar Guelleh dont les investissements financiers qu'il avait placés au Puntland pour tenter d'y asseoir sa présence ont été réduits à néant par le nouvel homme fort du régime, le Colonel Abdillahi Youssouf.

Bien qu'il prétende " qu'il ne s'impliquerait pas davantage dans les combats et les carnages en Somalie !!!. " ( c'est pour le moins ce qu'il prétend de façon mensongère et insultante pour ses interlocuteurs) Ismaël Omar Guelleh vient d'envoyer - pour la seconde fois - en Inde une forte délégation de militaires de haut rang conduite par le Général de Division Fathi et accompagné d'Abdourahman Borreh ( l'un de ses hommes d'affaires installé à Dubaï ) afin d'y négocier l'achat d'armes lourdes.

Dans les faits, le déplacement officiel de cette délégation de miliaires en Inde pourrait fort bien n'être - une fois encore - qu'un miroir aux alouettes et masquer d'autres tractations en suspend pour ces achats d'armes lourdes entre Djibouti et d'autres pays.

Contrairement à la version officielle - lancée par l'administration Guelleh et qui circule dans les milieux diplomatiques occidentaux - cet armement lourd ne serait pas destiné aux Forces Armées Djiboutiennes (FAD) mais à alimenter les mercenaires des factions crées par Ismaël Omar Guelleh et financées majoritairement sur les deniers publics de la République de Djibouti.

Nous condamnons fermement de telles pratiques indignes de l'Etat actuel djiboutien et réaffirmons notre position quant à l'émergence d'une véritable conférence pour l'instauration de la paix en Somalie et en faveur du respect du droit majoritaire des somaliens.

Cette paix passe inévitablement par la négociation dans laquelle doit s'investir le régime d'Ismaël Omar Guelleh et certes pas en " s'impliquant dans les combats et les carnages en Somalie !!!. " comme il l'a toujours fait jusqu'à ce jour par factions et mercenaires interposés.

Il est grand temps que les instances internationales interviennent directement auprès du régime actuel djiboutien pour lui faire entendre raison.

C'est à partir d'un large débat consensuel en s'appuyant sur la charte présentée par l'Ethiopie, le Kenya et les mouvements majoritaires en Somalie que pourra enfin s'instaurer une amorce de Paix et de Progrès en Somalie.

" La volonté de Paix en Somalie que chaque homme, chaque femme devrait porter en soi-même est comme une fleur prête à fleurir.

Nous ne connaissons rien de plus triste qu'un sol baigné par le sang des innocents, hommes, femmes et enfants.

Il est temps d'y mettre un terme et d'anticiper sur l'avenir de populations locales qui n'ont que trop souffert…. ".

 

M Mahamoud Idriss Ahmed
Président du Gouvernement en Exil de Djibouti

M Abdallah Deberkaleh.
Vice-Président du Gouvernement en Exil de Djibouti

 



 

 

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