

M
Mahamoud Harbi - Mohamed Djama Elabeh
Ces
hommes appartiennent à l'histoire de la Nation djiboutienne
et nous ont montré la voix du Progrès dans la Paix
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13/10/03
- Le Gouvernement en Exil de Djibouti se félicite de la mise
à l'écart de M Hassan Abdulkassim Salad mais s'inquiète
de l'envoi d'une nouvelle délégation djiboutienne en
Inde et vraisemblablement au Pakistan afin d'y acquérir de
l'armement lourd. Par M Mahamoud Idriss Ahmed
et Abdallah Deberkaleh.

Le Gouvernement
en Exil de Djibouti s'est toujours opposé, dans la mesure de
ses possibilités, au contenu des Accords d'Arta qui sont un
véritable hold- up politique
qui a démontré depuis leurs limites et toutes les oppositions
suscitées qui n'ont en rien apporté une quelconque amorce
pour l'instauration d'une paix durable en Somalie.
Comme
nous l'avons précisé à diverses reprises, M Hassan
Abdulkassim Salad ne peut se prévaloir de la caution et de
l'appui de l'immense majorité des autres composantes somaliennes
au premier rang desquelles il convient de signaler le leader M Haïdid
Mohamed et l'homme fort du Puntland, le Colonel Abdillahi Youssouf.
M
Hassan Abdulkassim Salad - qui avait tenté récemment
de quitter subrepticement Mogadiscio pour tenter de trouver à
Tripoli un soutien politique - financier voire militaire - vient de
réitérer ces derniers jours une seconde tentative d'évasion
de Mogadiscio pour vraisemblablement se réfugier à Djibouti
auprès de son mentor, Ismaël Omar Guelleh.
Ce ne
sont pas les factions qui lui sont opposées qui ont - cette
fois encore - empêché la réussite de son opération
d'évasion mais sa propre administration
et ses propres milices qui se sont opposées à son départ
précipité et viennent maintenant lui demander qu'il
s'explique sur des détournements de sommes importantes dont
il était le dépositaire comme président du gouvernement
de transition en Somalie.
M
Hassan Abdulkassim Salad aurait - comme le fait si aisément
Ismaël Omar Guelleh avec les finances publiques djiboutiennes
- confondu l'argent public et ses finances personnelles.
Ceci
ajoute une raison supplémentaire au désaveu qu'opposent
aux deux complices les autres pays du Comité Technique de l'IGAD,
les pays et les mouvements représentatifs oeuvrant pour une
pays durable en Somalie.
Pourtant,
l'affaire somalienne risquerait bien de ne pas trouver de solution
dans l'immédiat lorsque l'on observe la réaction d'Ismaël
Omar Guelleh dont les investissements financiers qu'il avait placés
au Puntland pour tenter d'y asseoir sa présence ont été
réduits à néant par le nouvel homme fort du régime,
le Colonel Abdillahi Youssouf.
Bien
qu'il prétende " qu'il ne s'impliquerait pas davantage
dans les combats et les carnages en Somalie !!!. " ( c'est
pour le moins ce qu'il prétend de façon mensongère
et insultante pour ses interlocuteurs) Ismaël Omar Guelleh vient
d'envoyer - pour la seconde fois - en Inde une forte délégation
de militaires de haut rang conduite par le Général de
Division Fathi et accompagné d'Abdourahman Borreh ( l'un de
ses hommes d'affaires installé à Dubaï ) afin
d'y négocier l'achat d'armes lourdes.
Dans
les faits, le déplacement officiel de cette délégation
de miliaires en Inde pourrait fort bien n'être - une fois encore
- qu'un miroir aux alouettes et masquer
d'autres tractations en suspend pour ces achats d'armes lourdes entre
Djibouti et d'autres pays.
Contrairement
à la version officielle - lancée par l'administration
Guelleh et qui circule dans les milieux diplomatiques occidentaux
- cet armement lourd ne serait pas destiné aux Forces Armées
Djiboutiennes (FAD) mais à alimenter
les mercenaires des factions crées par Ismaël Omar Guelleh
et financées majoritairement sur les deniers publics de la
République de Djibouti.
Nous
condamnons fermement de telles pratiques indignes de l'Etat actuel
djiboutien et réaffirmons notre position quant à l'émergence
d'une véritable conférence pour l'instauration de la
paix en Somalie et en faveur du respect du droit majoritaire des somaliens.
Cette
paix passe inévitablement par la négociation dans laquelle
doit s'investir le régime d'Ismaël Omar Guelleh et certes
pas en " s'impliquant dans les combats et les carnages en Somalie
!!!. " comme il l'a toujours fait jusqu'à ce jour par
factions et mercenaires interposés.
Il est
grand temps que les instances internationales interviennent directement
auprès du régime actuel djiboutien pour lui faire entendre
raison.
C'est
à partir d'un large débat consensuel en s'appuyant sur
la charte présentée par l'Ethiopie, le Kenya et les
mouvements majoritaires en Somalie que pourra enfin s'instaurer une
amorce de Paix et de Progrès en Somalie.
"
La volonté de Paix en Somalie que chaque homme, chaque femme
devrait porter en soi-même est comme une fleur prête à
fleurir.
Nous
ne connaissons rien de plus triste qu'un sol baigné par le
sang des innocents, hommes, femmes et enfants.
Il
est temps d'y mettre un terme et d'anticiper sur l'avenir de populations
locales qui n'ont que trop souffert
. ".
M
Mahamoud Idriss Ahmed
Président du Gouvernement en Exil de Djibouti
M
Abdallah Deberkaleh.
Vice-Président du Gouvernement en Exil de Djibouti
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