L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 04-Oct-2004 20:01 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

01/10/04 - DJIBOUTI - Le grand cirque perdure - Le ministre de l'Intérieur dément la présence de toute forme d'engin explosif dans la BCI et précise qu' une enquête est en cours pour trouver l'auteur du canular et le traduire devant la justice.

par Aramis

Il a fort à parier que le Procureur Djama va être très occupé à Djibouti par une série " d'affaires d'une extrême … importance " dans les semaines à venir.

Il ne pourra donc pas répondre avant bien des semaines à la convocation lancée par la Juge Mme Sophie CLÉMENTà son encontre comme " témoin assisté " dans l'affaire de tentative de subornation de témoins qui fait suite à une plainte déposée en 2002 par la veuve du Juge Bernard Borrel.

Croyez bien qu'il le regrette, lui qui fut formé à l'Ecole de la Magistrature française et qui a toujours eu une haute idée de sa charge et de la Justice.

Nul doute que la "LOI Ismaïlienne" lui doit beaucoup comme son Code de Procédure Pénale ....!.


Par ailleurs, on peut dire que ce canular d'engin explosif dans la BCI nous rappelle étrangement quelques épisodes passés où - par le plus grand des hasards et qui tombaient à point nommé car arrangeant les "salades" du pouvoir en place ; une affaire de bombe ou de grenade faisant parfois des victimes coïncidait à une période de pires difficultés du pouvoir ; celui d'Hassan GOULED puis d'Ismaïl OMAR qui détournaient ainsi l'attention.

Dans toutes les enquêtes qui suivirent ce genre de situation, soit les auteurs étaient connus par avance et été arrêtés dans l'heure pour être amenés à Gabode ou en un quelconque endroit pour y avouer TOUT ce qu'ils ignoraient, soit on ne retrouva JAMAIS les coupables ; pour cause, des hommes du SDS d'Hassan Saïd étant à l'origine de l'attentat.

Il n'y aurait donc rien de surprenant à ce que le Procureur Djama SOULEIMAN qui pourrait se savoir acculé dans la tentative de subornation de témoins - en l'occurrence de M Mohamed SALEH ALHOUMEKANI dans l'affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel - ait eu recours aux bons offices de son ami Hassan SAÏD KAIREH pour nous créditer d'une " Véronique " qui est - comme nous l'avons dit - l'une des grandes spécialités des gouvernants de Djibouti depuis l'indépendance.

Ce canular d'engin explosif dans la BCI tombe à pic et lorsque l'on sait la minutie avec laquelle le "contumaxeur de première" Djama SOULEIMAN traite tous ses dossiers, cela va prendre du temps ....,.beaucoup de temps !.

Comme chacun sait que la " véronique " est la plus connue des feintes qui permettent au matador d'esquiver la charge du taureau pour lui faire attaquer en pure perte un bout de tissu - une autre cible - qui vole au vent.

En tauromachie, il y a des demi véroniques, des véroniques complètes mais il n'y a pas de "double véroniques" ceci étant l'apanage de la " politique ".

La double véronique, en politique, c'est lorsque on se donne la peine de tisser une cape à la grandeur de l'arène, quand le leurre est tellement gros, tellement rouge, tellement mobile et tellement cautionné ...que le taureau a du mal à s'y retrouver.

Oui mais voilà " la petite Juge " comme on a coutume de désigner Mme Sophie CLÉMENT dans les bureaux du Palais de l'Escale avec un air un tant soit peu provoc et narquois, n'aurait à notre connaissance rien d'un taureau fonçant sur des leurres ; plus ils seront gros et plus elle prendra le temps de la réflexion pour les aborder du meilleur côté qu'il soit.

Comme dans le journalisme, il existe la magistrature dite " debout ", dite " assise" en omettant de dire que dans quelques pays une minorité des magistrats se complaît dans la position " couchée " et ce pour des raisons diverses dans lesquelles on y discernera l'ambition, les intérêts politiques (pas forcément ceux de la Nation) voire simplement le jeu des " amitiés " du moment.

Le problème étant pour les adeptes de la " double voire triple véronique " ismaïlienne c'est que Mme la Juge Sophie CLÉMENT semblerait bien être l'un de ces magistrats qui - debout, contre vents et marées si nécessaire - hissent lentement la voile de la Vérité faisant avancer leur bateau en " tirant des bords " mais sans perdre le cap.

Quand le matador a senti de trop près le souffle de la bête (lire : quand la Justice est trop proche du but ) - ou que les " arnaques " et subterfuges ont fait " long feu " - il peut tenter de détourner l'attention des badauds en offrant une ou des victimes expiatoires sur l'autel des "gogos de service"..

Le taureau? cherchez pas la grosse bête...

Oui, c'est ça, vous avez trouvé. Le taureau c'est le peuple djiboutien "asservi", c'est vous et c'est moi. C'est la pauvre bête qui trépigne, qu'on aiguillonne et qui saigne de partout, que ses bourreaux esquivent et qui finira dans l'assiette des affairistes mafieux.

Et si le peuple ne voit pas ses énormes cornes et ne sait pas s'en servir, c'est qu'il est "cocu".

Est-ce que ça s'éduque, un taureau ? Certes pas lorsqu'il a pour nom Respect de la mémoire d'un magistrat honnête et Refus que l'on assassine la Justice - quels que soient le pays et la couleur de cette Justice dont nous avons tellement le besoin.

S'il en est un qui ne veut pas être la victime expiatoire c'est M Niazi ABDOULKARIM MOKBEL.

Ancien directeur de l'Éducation nationale et directeur de la jeunesse et de sport, à peine débarqué car rentrant de vacances passées en Europe aussitôt la police judiciaire aux ordres du commandant Omar HASSAN - proche de la KABYO - l'a appréhendé sous les chefs d'accusations de détournements de biens, de fonds publics et du budget du Comité Olympique djiboutien.

De même, son adjoint M.Ibrahim CHEHEM a lui aussi été appréhendé par la Police nationale sous les mêmes motifs..

Le procureur Djama SOULEIMAN leur a proposé un marché, à savoir de leur accorder la liberté provisoire (alors qu'ils étaient sous " Mandat Dépôt " à la prison de Gabode) à la condition qu'ils livrent officiellement à la Justice djiboutienne des noms de Ministres qui auraient détourné des fonds de leur Ministère.

    Ce dont ne se sont pas privés les deux compères en accusant :

    • Abdo BLOK ABDO (permettez-nous d'être très sceptique car à notre sens Abdo BLOK ABDO n'entre pas dans cette catégorie d'hommes corrompus, nous le pensons avoir un grand respect de la " chose publique " et un certain sens de la dignité).

    • Rifki ABDOULKADER BAMAKRAMA

    • Saïd BARKAT

    • Dini BILILIS

    • et OTOBAN

Mémoire sélective et vision parcellaire ?.

Le plus surprenant étant que M.Ibrahim CHEHEM ait oublié de mentionner le nom de l'actuel président du Conseil Constitutionnel qui avant d'être mis à ce poste ( où il ne sert strictement à rien ) fut emprisonné à Gabode sur ordre d'Ismaïl OMAR GUELLEH pour faux et usage de faux, détournement de biens et de fonds publics… etc … du temps où il fut Ministre de la Jeunesse et des Sports.

Cela sent le " coup fourré " à plein nez et préparé car il semblerait bien que ce soit quelques grands voleurs dont la KABYO qui tenteraient ainsi d'écarter quelques lampistes ou exilés.

Le procureur Djama SOULEIMAN serait dans l'attente du retour de son Excellentissime le Despote et il semblerait bien qu'il y ait quelques démissions forcées en perspective pour que la KABYO procède - selon sa manière peu orthodoxe - à un remaniement ministériel qui lui conviendrait pour placer ses " Ânes patentés " et ses " ignares invétérés ".

Le plus surprenant étant que ni l'ADI, ni la Nation n'ont osé diffuser l'information sur ces deux arrestations.

Journalisme d'information debout ou couché ? on peut dire vautré tant il a si peu de courage !!.

 


M Aramis