20/10/03
- Sport de haut niveau et corruption - Paris clandestins, 150 joueurs
de foot radiés à vie en Malaisie.
Par M Ahmed
Allale Aouaeis.
Le plus important
scandale de paris clandestins vient d'éclater en Malaisie,
ce scandale dépasserait de très
loin celui du " Totonero en Italie " en 1980 qui avait vu
la rétrogradation de clubs de renom tels que le Milan AC et
la Lazio de Rome.
D'après
ce que l'on en sait les premières arrestations de joueurs malaisiens
s'étaient traduites par l'action de la police agissant sur
commission rogatoire internationale en plein entraînement lors
des jeux asiatiques.
Ce serait l'erreur
grossière d'un gardien de buts qui serait à l'origine
de la confirmation de toutes les rumeurs qui circulaient depuis un
moment avec des résultats de rencontres
qui brusquement et pour le moins bizarrement basculaient alors que
des joueurs de renom levaient le pied ou quittaient le terrain de
jeu
victimes de blessures qui n'en étaient pas
Les joueurs
de football en Malaisie perçoivent de petits salaires alors
que les paris clandestins leur permettent d'améliorer largement
l'ordinaire et de gagner plus de 20
fois ce que leur procure leur salaire par l'entremise d'une mafia
locale supérieurement organisée.
Les paris vont
bon train et ne s'attachent pas qu'aux résultats des rencontres
sportives ; on peut ainsi parier sur qui va être le premier
tireur de penalty ou de coup franc et sur l'endroit où il va
placer sa balle comme sur ceux qui vont récolter un carton
jaune ou rouge
voire sortir du terrain sur " blessure
"
.
Il
ne faudrait pas faire de la Malaisie un cas d'exception alors que
le prince héritier du Royaume de Malaisie et président
de la Fédération locale a mis les " pieds "
dans le terrain des " magouilles footballistiques " pour
y procéder à un grand nettoyage.
Avec
la radiation à vie de 150 joueurs, il
a clairement marqué avec courage sa détermination pour
y mettre un terme et empêcher que les mauvaises herbes ne viennent
ternir l'image de ce sport et celle de la Malaisie.
D'évidence,
un pays comme Djibouti n'est pas concerné par ce type de scandale
; comment le pourrait-il ?.
Bien
qu'elles aient un même objectifs- c'est-à-dire un enrichissement
personnel - les corruptions sont d'un autre ordre.
Il
est bien plus aisé de détourner les fonds et les aides
internationales directement à haut niveau du
ministère de la Jeunesse et des Sports et du Comité
olympique entre " copains - coquins " et de maintenir
tous les clubs et les associations de jeunes dans une forme d'ignorance.
Il
y a ceux qui ont droit à des aides
et l'immense majorité
des autres !.
Ces "
autres " comme leurs entraîneurs s'ont bien plus préoccupés
à survivre sur le plan sportif et n'ont guère les moyens
de lancer des paris sur telle ou telle rencontre sportive ou sur tel
ou tel joueur.
Survivre
plus qu'exister comme sportifs, tel est depuis trop longtemps
leur seul pari !.
Par
M Ahmed Allale Aouaeis.