C'est
avec une profonde émotion et grande consternation que les membres
du Gouvernement en Exil de Djibouti ont appris l'assassinat du journaliste
de RFI M Jean Hélène à Abidjan.
Par cet
acte odieux et injustifiable, la presse internationale et les populations
d'Afrique viennent ainsi de perdre l'un de ses rares et grands journalistes
qui ont tout à la fois une vision juste de l'Afrique mais aussi
de Djibouti ; de ses diverses populations, de leurs sensibilités
complémentaires et de leurs difficultés d'existence.
Refusant
le caractère contrefait des informations diffusées dans
les palaces dans lesquels une " certaine presse " se complait
dans l'aisance et le confort des artifices que leur offre la "
mauvaise gouvernance ", il nous semble nécessaire de rappeler
le rôle prépondérant de notre frère d'Afrique
Jean Hélène qui avec grande objectivité n'eut
de cesse de comprendre et d'exprimer très clairement ce qu'est
la vocation d'un journaliste.
Il mit
notamment en évidence les raisons profondes qui ont amené
à la création du FRUD en 1991 et n'hésita pas
- malgré le désaccord que lui opposa le gouvernement
djiboutien d'alors - à se rendre directement sur place à
Randa pour mieux s'informer des réalités du peuple Afar
et de ses revendications.
En cette
situation de grande tristesse pour ceux et celles qui l'ont connu,
apprécié et s'exprimant au nom des populations djiboutiennes
et de l'opposition politique :
les
membres du Gouvernement en Exil de Djibouti présentent à
sa famille ainsi qu'à M. Jean Paul Cluzel, Président
Directeur général, à M Roger Bouvier, à
ses collaborateurs ainsi qu'à tous les journalistes de RFI
leurs condoléances les plus sincères et les plus attristées.