






25/10/04
- DJIBOUTI - Projet élaboré en 2001
et proposé par le Gouvernement en Exil de Djibouti. Volet Economie (suite)
: Susciter
un redressement économique en 16 points.





Volet
N°2 - Economie (suite).
Susciter
un redressement
économique en 16 points
Concernant
la création d'entreprises
et l'investissement
1
- La situation géographique
de Djibouti, l'exiguïté du territoire et la faible importance de sa
population, malgré la faiblesse des ressources naturelles, incitent à
une orientation résolument privative de l'économie, l'Etat
ne devant assurer qu'un rôle de coordination, voire parfois d'initiateur,
avec l'aide des instances internationales.
Il
y a là une opportunité sérieuse de restaurer la confiance
nécessaire à l'initiative privée tant locale qu'étrangère,
2
- Outre la cession au secteur privé
et la lutte contre les corruptions dont il a déjà été
question, il s'agit de réviser le système de Droit commercial et
de Droit des affaires pour faciliter les investissements directs, avec
la participation de fonds djiboutiens (capitaux mixtes) chaque fois que la situation
le permet.
En
préalable cela et d'évidence il conviendra de Restaurer l'Autorité
de L'Etat qui doit retrouver une crédibilité auprès des investiseurs
mais aussi une Justice indépendante.
3
- Réformer le système bancaire,
notamment par une spécialisation (mais sans cloisonnement) : -
grands projets, - crédits aux PMI et PME, - micro-crédits et crédits
au système communautaire et coopératif (encouragement de la Participation
sociale), et par l'instauration d'un système concurrentiel, ce qui n'exclut
pas un contrôle de la Banque Centrale aussi bien en matière d'allocation
des fonds que de création monétaire.

Concernant
la politique économique
et le secteur primaire
4
- L'Action Publique, même
réduite, demeure essentielle. Elle doit s'exercer dans les domaines
où l'initiative privée locale des catégories sociales défavorisées
est la plus facile,
5
- Pour limiter l'exode rural, améliorer
les conditions de vie dans les campagnes et diminuer la dépendance alimentaire
nationale, il convient d'encourager la production agricole
locale par :
-
une extension de l'irrigation,
-
une politique d'octroi de micro-crédits,
-
un réseau de transport plus rapide des denrées vers les lieux de
consommation,
6
- Toujours pour diminuer la dépendance
alimentaire et améliorer la qualité de la nutrition il
convient de valoriser la consommation des produits de la mer - campagnes d'information,
voire une politique temporaire de prix attractifs, mais il n'est pas question
de déroger au principe de vérité des prix - et d'encourager
l'offre par la politique d'octroi de micro-crédits - achats de matériels
de pêche - sans oublier que là aussi la rapidité et les conditions
des transports - comme les conditions de stockage - sont essentielles,
7
- Pour l'agriculture comme pour la pêche
l'encouragement des travaux communautaires et coopératifs chaque fois que
cela est possible demeure essentiel pour que la population s'approprie et valorise
l'Action Publique.

Concernant
la politique économique
et le secteur secondaire
8
- La création de zones franches
empruntant au schéma coréen sans en laisser la maîtrise aux
affairismes s'affranchisant de l'autorité de l'Etat et des Ministères
concernés (préservation du stock en devises et acquisition
d'un savoir faire), pour ce qui concerne surtout des activités fortement
utilisatrices de main d'uvre, et de zones franches traditionnelles pour
les activités annexes aux activités déjà existantes
dans le pays ; les Participations locales seront encouragées
dans tous les cas, à la fois au niveau des facilités d'investisements
et d'exonérations mais aussi pour la création d'emplois durables.
9
- Un mécanisme
de transfert des savoir faire sera élaboré dès que possible
en vue de son appropriation par la population, ce qui devrait encourager
l'initiative privée locale (voir autre volet du projet dans le paragraphe
" développement humain ")
10
- Concernant Djibouti ville,
ses environs et les villes côtières il s'agit de créer un
pôle régional multimodes : transports maritimes - voie ferrée
Ethiopie - réseau routier Ethiopie Somalie - fret aérien sur les
zones enclavées (avec création de liaisons selon les opportunités).
Ce
sera aussi l'occasion d'encourager la croissance des activités périphériques,
fortement utilisatrices de main d'uvre,
Le
multimodal sera facilité - par le recours à des conteneurs, qu'il
convient d'encourager pour les marchandises qui ne sont pas en vrac, - par l'extension
des capacités de stockage, - par une plus grande rapidité d'exécution
des opérations de transbordement
A
terme il peut se révéler nécessaire de spécialiser
les zones d'accueil des marchandises et de chargement aussi bien pour le tourisme
que les transports (mais pour les autres activités aussi)
La
priorité est la réfection des réseaux et infrastructures
(voire le doublement de certains axes - Ethiopie - Somalie
), mais sans oublier
l'encouragement de l'initiative privée avec la privatisation d'une partie
des activités portuaires et aéroportuaires.
Une
meilleure efficacité dans ces domaines doit assurer un développement
de la demande provenant des pays voisins et de nouer des relations de réel
Partenariat.
La
République de Djibouti se dotera d'une Compagnie aérienne de Transport
Aérien Public de passagers et de fret - Avions et Hélicoptères
- de niveau international et répondant aux normes de l'OACI.
11
- Les Services de Télécommunications
jouent un rôle important dans l'efficacité de l'organisation productive.
C'est la nécessaire extension du réseau de téléphonie
mobile à l'ensemble des voies de communication et des villes de l'intérieur.
Rénover
le réseau traditionnel de téléphonie dans ces domaines, le
renforcement des réseaux internet à grande vitesse et les dérivés
; la privatisation et le partenariat avec des entreprises étrangères
seront nécessaires tant pour l'acquisition de matériels performants
que des savoir faire, la fiscalité jouera aussi un rôle déterminant,
12
- Concernant les communications hertziennes
elles devront assumer une fonction de liaison avec l'intérieur du pays
et auront une vocation éducative et pédagogique, il en sera question
dans le programme consacré au développement humain

Concernant
la politique économique
et le secteur tertiaire
13
- La situation géographique de
Djibouti doit constituer un attrait pour une clientèle touristique régionale,
et la richesse de certains sites est de nature à attirer une clientèle
occidentale par l'instauration d'un tourisme de qualité et d'un tourisme
aérien (Avions miono ou bi motorisés- hélicoptères
mono ou biturbines pour les survols maritimes),
14
- Il convient de mener une politique active
de promotion des séjours de qualité, en favorisant un partenariat
avec les grands tours opérateurs pour
la réalisation de projets. Une fiscalité adaptée si nécessaire
devrait inciter à l'investissement, ainsi qu'une politique spécifique
de prêts en vue de favoriser la Participation djiboutienne. L'accent sera
ausi mis sur la Formation des métiers du tourisme et sur l'Emploi.
15
- La valorisation pourrait débuter
par les sites côtiers (plage et plongée sous marine) et quelques
sites intérieurs, il y a là moyen de valoriser la production
et la vente des artisanats locaux et des produits traditionnels,
16
- L'ensemble suppose des efforts particuliers
en matière de qualité du service et des produits artisanaux locaux,
l'objectif étant de constituer une véritable image de
marque du pays pour l'étranger.
Création
d'une Ecole de formation aux "Métiers de l'Art et de la Musique"
; d'un village de l'Artisanat, des Arts et de la Musique dans la capitale et autant
que faire ce pourra dans chaque région de l'intérieur.
Ceci
ne constitue que les "grandes lignes" du projet permettant un redressement
économique du pays. comme tout projet il est évolutif.

Quelques
mots sur la création d'Emplois qui reste une grande priorité
Le
projet que propose le Gouvernement en Exil de Djibouti - et qui fait l'objet d'un
volet particulier - consiste à mettre au point
une
méthodologie fondée sur un réel diagnostic et précis
des besoins et des contextes locaux région par région,
une
expérimentation sérieuse - car suivie en temps réel - à
travers des projets-pilotes,
une
modélisation et une généralisation des acquis
grâce
à une politique de Formation et d'Insertion dans un Schéma Stratégique
National de Développement, et créant des "structures relais".
Ce
projet global a pour objectif de permettre l'expérimentation d'idées
innovatrices et de projets pilotes - fiables et long terme - qui pourront par
la suite être pris en considération dans les projets financés
au titre des dispositions générales - entre autres - des Fonds structurels.
Les
secteurs d'activité s'étendent du développement de nouvelles
approches, méthodes et organisation de la formation professionnelle, au
soutien à l'emploi et à l'intégration professionnelle des
personnes exclues du marché du travail.
Au
travers de ces projets pilotes, des expériences seront mises en place afin
de déterminer les meilleurs moyens de stimuler l'emploi dans les nouveaux
gisements d'emploi, de saisir les opportunités d'emplois offertes notamment
par la société de l'information et de développer des partenariats
locaux pour lutter contre le chômage.
D'évidence,
ceci passera par l'amélioration du fonctionnement du marché du travail
actuel qui est pleine déliquescence, par le renforcement et la mise en
adéquation et de la diversification des systèmes de Formation de
la jeunesse en prenant en considération les besoins du marché du
travail ; tant locaux que régionaux.
Ces
projets donneront la priorité aux activités créatrices d'emplois
et de valeur ajoutée, à travers aussi de la consolidation de micro-entreprises
organisées dans des filières d'activités.
