L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 25-Oct-2004 3:47 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

 

 

25/10/04 - DJIBOUTI - Projet élaboré en 2001 et proposé par le Gouvernement en Exil de Djibouti. Volet Economie (suite) : Susciter un redressement économique en 16 points.

Volet N°2 - Economie (suite).

Susciter un redressement
économique en 16 points

Concernant la création d'entreprises
et l'investissement

1 - La situation géographique de Djibouti, l'exiguïté du territoire et la faible importance de sa population, malgré la faiblesse des ressources naturelles, incitent à une orientation résolument privative de l'économie, l'Etat ne devant assurer qu'un rôle de coordination, voire parfois d'initiateur, avec l'aide des instances internationales.

Il y a là une opportunité sérieuse de restaurer la confiance nécessaire à l'initiative privée tant locale qu'étrangère,

2 - Outre la cession au secteur privé et la lutte contre les corruptions dont il a déjà été question, il s'agit de réviser le système de Droit commercial et de Droit des affaires pour faciliter les investissements directs, avec la participation de fonds djiboutiens (capitaux mixtes) chaque fois que la situation le permet.

En préalable cela et d'évidence il conviendra de Restaurer l'Autorité de L'Etat qui doit retrouver une crédibilité auprès des investiseurs mais aussi une Justice indépendante.

3 - Réformer le système bancaire, notamment par une spécialisation (mais sans cloisonnement) : - grands projets, - crédits aux PMI et PME, - micro-crédits et crédits au système communautaire et coopératif (encouragement de la Participation sociale), et par l'instauration d'un système concurrentiel, ce qui n'exclut pas un contrôle de la Banque Centrale aussi bien en matière d'allocation des fonds que de création monétaire.

Concernant la politique économique
et le secteur primaire

4 - L'Action Publique, même réduite, demeure essentielle. Elle doit s'exercer dans les domaines où l'initiative privée locale des catégories sociales défavorisées est la plus facile,

5 - Pour limiter l'exode rural, améliorer les conditions de vie dans les campagnes et diminuer la dépendance alimentaire nationale, il convient d'encourager la production agricole locale par :

- une extension de l'irrigation,

- une politique d'octroi de micro-crédits,

- un réseau de transport plus rapide des denrées vers les lieux de consommation,

6 - Toujours pour diminuer la dépendance alimentaire et améliorer la qualité de la nutrition il convient de valoriser la consommation des produits de la mer - campagnes d'information, voire une politique temporaire de prix attractifs, mais il n'est pas question de déroger au principe de vérité des prix - et d'encourager l'offre par la politique d'octroi de micro-crédits - achats de matériels de pêche - sans oublier que là aussi la rapidité et les conditions des transports - comme les conditions de stockage - sont essentielles,

7 - Pour l'agriculture comme pour la pêche l'encouragement des travaux communautaires et coopératifs chaque fois que cela est possible demeure essentiel pour que la population s'approprie et valorise l'Action Publique.

Concernant la politique économique
et le secteur secondaire

8 - La création de zones franches empruntant au schéma coréen sans en laisser la maîtrise aux affairismes s'affranchisant de l'autorité de l'Etat et des Ministères concernés (préservation du stock en devises et acquisition d'un savoir faire), pour ce qui concerne surtout des activités fortement utilisatrices de main d'œuvre, et de zones franches traditionnelles pour les activités annexes aux activités déjà existantes dans le pays ; les Participations locales seront encouragées dans tous les cas, à la fois au niveau des facilités d'investisements et d'exonérations mais aussi pour la création d'emplois durables.

9 - Un mécanisme de transfert des savoir faire sera élaboré dès que possible en vue de son appropriation par la population, ce qui devrait encourager l'initiative privée locale (voir autre volet du projet dans le paragraphe " développement humain ")

10 - Concernant Djibouti ville, ses environs et les villes côtières il s'agit de créer un pôle régional multimodes : transports maritimes - voie ferrée Ethiopie - réseau routier Ethiopie Somalie - fret aérien sur les zones enclavées (avec création de liaisons selon les opportunités).

Ce sera aussi l'occasion d'encourager la croissance des activités périphériques, fortement utilisatrices de main d'œuvre,

Le multimodal sera facilité - par le recours à des conteneurs, qu'il convient d'encourager pour les marchandises qui ne sont pas en vrac, - par l'extension des capacités de stockage, - par une plus grande rapidité d'exécution des opérations de transbordement

A terme il peut se révéler nécessaire de spécialiser les zones d'accueil des marchandises et de chargement aussi bien pour le tourisme que les transports (mais pour les autres activités aussi)

La priorité est la réfection des réseaux et infrastructures (voire le doublement de certains axes - Ethiopie - Somalie…), mais sans oublier l'encouragement de l'initiative privée avec la privatisation d'une partie des activités portuaires et aéroportuaires.

Une meilleure efficacité dans ces domaines doit assurer un développement de la demande provenant des pays voisins et de nouer des relations de réel Partenariat.

La République de Djibouti se dotera d'une Compagnie aérienne de Transport Aérien Public de passagers et de fret - Avions et Hélicoptères - de niveau international et répondant aux normes de l'OACI.

11 - Les Services de Télécommunications jouent un rôle important dans l'efficacité de l'organisation productive.

C'est la nécessaire extension du réseau de téléphonie mobile à l'ensemble des voies de communication et des villes de l'intérieur.

Rénover le réseau traditionnel de téléphonie dans ces domaines, le renforcement des réseaux internet à grande vitesse et les dérivés ; la privatisation et le partenariat avec des entreprises étrangères seront nécessaires tant pour l'acquisition de matériels performants que des savoir faire, la fiscalité jouera aussi un rôle déterminant,

12 - Concernant les communications hertziennes elles devront assumer une fonction de liaison avec l'intérieur du pays et auront une vocation éducative et pédagogique, il en sera question dans le programme consacré au développement humain

Concernant la politique économique
et le secteur tertiaire

13 - La situation géographique de Djibouti doit constituer un attrait pour une clientèle touristique régionale, et la richesse de certains sites est de nature à attirer une clientèle occidentale par l'instauration d'un tourisme de qualité et d'un tourisme aérien (Avions miono ou bi motorisés- hélicoptères mono ou biturbines pour les survols maritimes),

14 - Il convient de mener une politique active de promotion des séjours de qualité, en favorisant un partenariat avec les grands tours opérateurs pour la réalisation de projets. Une fiscalité adaptée si nécessaire devrait inciter à l'investissement, ainsi qu'une politique spécifique de prêts en vue de favoriser la Participation djiboutienne. L'accent sera ausi mis sur la Formation des métiers du tourisme et sur l'Emploi.

15 - La valorisation pourrait débuter par les sites côtiers (plage et plongée sous marine) et quelques sites intérieurs, il y a là moyen de valoriser la production et la vente des artisanats locaux et des produits traditionnels,

16 - L'ensemble suppose des efforts particuliers en matière de qualité du service et des produits artisanaux locaux, l'objectif étant de constituer une véritable image de marque du pays pour l'étranger.

Création d'une Ecole de formation aux "Métiers de l'Art et de la Musique" ; d'un village de l'Artisanat, des Arts et de la Musique dans la capitale et autant que faire ce pourra dans chaque région de l'intérieur.

Ceci ne constitue que les "grandes lignes" du projet permettant un redressement économique du pays. comme tout projet il est évolutif.


Quelques mots sur la création d'Emplois qui reste une grande priorité

Le projet que propose le Gouvernement en Exil de Djibouti - et qui fait l'objet d'un volet particulier - consiste à mettre au point

  • une méthodologie fondée sur un réel diagnostic et précis des besoins et des contextes locaux région par région,

  • une expérimentation sérieuse - car suivie en temps réel - à travers des projets-pilotes,

  • une modélisation et une généralisation des acquis

grâce à une politique de Formation et d'Insertion dans un Schéma Stratégique National de Développement, et créant des "structures relais".

Ce projet global a pour objectif de permettre l'expérimentation d'idées innovatrices et de projets pilotes - fiables et long terme - qui pourront par la suite être pris en considération dans les projets financés au titre des dispositions générales - entre autres - des Fonds structurels.

Les secteurs d'activité s'étendent du développement de nouvelles approches, méthodes et organisation de la formation professionnelle, au soutien à l'emploi et à l'intégration professionnelle des personnes exclues du marché du travail.

Au travers de ces projets pilotes, des expériences seront mises en place afin de déterminer les meilleurs moyens de stimuler l'emploi dans les nouveaux gisements d'emploi, de saisir les opportunités d'emplois offertes notamment par la société de l'information et de développer des partenariats locaux pour lutter contre le chômage.

D'évidence, ceci passera par l'amélioration du fonctionnement du marché du travail actuel qui est pleine déliquescence, par le renforcement et la mise en adéquation et de la diversification des systèmes de Formation de la jeunesse en prenant en considération les besoins du marché du travail ; tant locaux que régionaux.

Ces projets donneront la priorité aux activités créatrices d'emplois et de valeur ajoutée, à travers aussi de la consolidation de micro-entreprises organisées dans des filières d'activités.