L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 28-Oct-2004 3:20 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

 

 

28/10/2004 - DJIBOUTI - Lorsque l'on parle d'Humiliation pour notre jeunesse sportive, il faut savoir ce dont on parle !!!.

Par Abdi A M
Fonctionnaire du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Sortant de ses sempiternels coups de brosse à reluire, léchages de bottes et autres courbettes condescendantes vis-à-vis de son seigneur et maître du Palais Artificieux, l'Agence Djiboutienne d'Information s'octroie la liberté - à laquelle nul ne l'autorise - de nous sortir un grand titre sans aucun sens de la mesure et du minimum de respect à l'égard de nos sportifs :

" Humiliante défaite de la Gendarmerie Nationale face à la formation d'Al-Hilal ".

Participer à la Ligue des Clubs Champions des pays arabes face à une équipe qui de saoudien n'en a que l'emblème et les financements hors du commun et dans les rangs de laquelle on trouve une majorité de joueurs étrangers, de renom et dotés d'une longue expérience footballistique car en provenance des pays de l'Amérique latine, c'est déjà en soi une grande performance pour nos joueurs et un honneur pour leur famille mais au-delà de cela c'est surtout une première reconnaissance de l'existence même de nos jeunes sportifs en dehors de notre pays car s'ouvrant un peu plus à des confrontations sportives de dimension internationale.

Quand bien même l'équipe de notre Gendarmerie Nationale aurait perdu cette rencontre sportive avec 20 buts d'écart, rien n'autoriserait l'information propagandiste du Palais de l'Escale - qui est censée être modérée - à utiliser des termes dont elle ne saisit pas la portée ni la dimension insultante, tels que

" humiliation " et " véritable correction ".

En matière de " véritable correction ", s'il fallait en infliger une - car il y a trop souvent des coups de pieds aux fesses qui se perdent en notre pays au point que si l'on avait le droit de les donner on en userait ses chaussures - c'est surtout à ces supposés journalistes qui se disent d'information de l'ADI et du journal La Nation qu'il conviendrait de les leur servir en premier ne serait-ce que pour leurs communiqués et articles qui occultent l'essentiel de la vie et des réalités à Djibouti comme dans le monde.

Que l'une des deux majestés éternue et là nous avons droit à 40 lignes avec photos et tous les superlatifs surréalistes à propos des supposées qualités de l'un comme de l'autre avec des écrits bien au-delà de l'obséquiosité, mais qu'un événement se passe en Éthiopie, au Kenya, au Yémen ou comme récemment avec l'importante élection du nouveau président de la Somalie sur l'avenir d'un pays de la Corne Est de l'Afrique alors là c'est tout au plus 4 ou 5 lignes qui paraissent.

Le côté puéril pas sorti de l'enfance et " caractériel "du président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH se retrouve dans une ADI et un journal la Nation prêts à glorifier dans leurs écrits et à porter au firmament un chef d'État étranger offrant une aide financière à Djibouti - dont la majeure partie ira sur les comptes bancaires à l'étranger du despote affairiste - alors qu'au moindre problème et sur ordre de l'occupant du Palais de l'Escale les deux organes propagandistes du pouvoir peuvent aller aisément jusqu'à insulter le glorifié d'hier en accusant ce même Chef d'État étranger et son gouvernement des pires intentions - dont celle de vouloir déstabiliser le régime - comme ce fut le cas dans les suites de l'Affaire de l'assassinat du Juge Bernard BORREL.

L'ADI comme le journal la Nation sont dans les faits constatés les thermomètres réactifs par trop capricieux car réagissant par variation épidermique et exprimant le niveau de température du moment d'Ismaïl OMAR GUELLEH et de la KABYO alors que par ailleurs le simple nom de Bernard BORREL n'a rien d'une médication, bien au contraire, car étant une ombre persistante qui hante les nuits et la conscience du despote qui s'enferme à double tour dans son Palais des artifices d'Haramous.

"Comme il reste dans le fruit les marques des dents de l'origine, la conscience des sans foi ni loi et là bien qu'ils tentent de la chasser pour au bout de l'orgueil les forcer à se mépriser eux-mêmes".

Ne comptons pas ni sur l'ADI ni sur le journal La Nation pour nous informer qu'Ismaïl OMAR GUELLEH s'est rendu en urgence et en visite privée en France il y a une vingtaine de jours afin d'y rencontrer des conseillers de l'Élysée et surtout effectuer un séjour dans le pavillon médical des Chefs d'États de l'Hôpital Inter Armées du Val de Grâce, car ceci entre dans " la confidentialité " notamment sur l'état de santé d'Ismaïl OMAR GUELLEH.

Comme cela a été dit à maintes reprises, l'ADI ne saurait revendiquer un quelconque droit inhérent à toute Agence d'Information nationale car ses journalistes font démonstration d'obscurantisme primaire sans informer largement mais sont exclusivement les mauvais supports d'une propagande gouvernementale à bout de souffle et qui ne sait plus à quel Dieu se vouer !!!.

Que cette Agence de l'ADI reste donc confinée dans le domaine de la propagande erronée - méthode Fidel CASTRO à la Havane - car c'est celui qui lui convient le mieux à notre sens mais qu'elle ne s'essaie pas à jouer le Procureur de service par ses écrits incorrects et injustifiés dans un domaine où elle n'y connaît rien et tout particulièrement vis-à-vis de notre jeunesse sportive qui tente de faire du mieux qu'elle peut et quasiment sans moyens.

  • L'humiliation au sens où nous l'entendons, c'est ce que subissent tous nos jeunes sportifs qui ne disposent d'aucun moyen financier pour les aider à exprimer leurs capacités sportives alors que les caisses du Ministère de la Jeunesse et des sports comme celle du Comité Olympique sont pillées et vidées sans cesse de toute leur substance qui va vers des comptes bancaires privés,

  • L'humiliation au sens où nous l'entendons, c'est ce que subissent tous nos jeunes sportifs qui n'ont aucune installation sportive digne de ce nom à leur disposition pour s'entraîner et progresser sur le plan de leur discipline sportive,

  • L'humiliation au sens où nous l'entendons, c'est ce que subissent tous nos jeunes sportifs qui malgré les conditions déplorables d'existence ont réalisé des performances ou sont à un niveau de pratique suffisant dans leur discipline respective et qui malgré que des aides financières internationales - et notamment de la France - soient affectées au Ministère de la Jeunesse et des Sports et au Comité Olympique Djiboutien (COD) ces derniers se trouvent dans l'incapacité de les envoyer en stage de formation ou de perfectionnement à l'étranger.

  • L'humiliation au sens où nous l'entendons, c'est ce manque d'information et de transparence quant à la gestion financière au niveau du Ministère de tuelle et du COD comme sur les résultats et surtout les évolutions enregistrées chaque année dans chaque discipline.

  • L'humiliation au sens où nous l'entendons, c'est la situation dans laquelle se placent ces supposés journalistes qui falsifient toutes les vérités et qui de surcroît omettent d'informer de l'essentiel concernant notamment les " évaporations " des finances affectées au Ministère de la Jeunesse et des Sports comme au Comité Olympique.

Photo Ministère de la Jeunesse et des Sports

Voir article en date du 01/09/04.


Où passe l'argent des finances publiques destinées à la Jeunesse et aux Sports ?.


S'il en est un qui ne veut pas être la victime expiatoire c'est M Niazi ABDOULKARIM MOKBEL.

Ancien directeur de l'Éducation nationale et directeur de la jeunesse et des sports, à peine débarqué car rentrant de vacances passées en Europe aussitôt la police judiciaire aux ordres du commandant Omar HASSAN - proche de la KABYO - l'a appréhendé sous les chefs d'accusations de détournements de biens, de fonds publics et du budget du Comité Olympique Djiboutien (COD).

De même, son adjoint M.Ibrahim CHEHEM a lui aussi été appréhendé par la Police nationale sous les mêmes motifs..

Le procureur Djama SOULEIMAN leur a proposé un marché, à savoir de leur accorder la liberté provisoire (alors qu'ils étaient sous " Mandat Dépôt " à la prison de Gabode) à la condition qu'ils livrent officiellement à la Justice djiboutienne des noms de Ministres qui auraient détourné des fonds de leur Ministère………


Là encore, l'ADI comme le Journal La Nation, ne furent pas ... informés ...et restent depuis ces arrestations dans un mutisme le plus total.

" Affaire d'État" serait-on tenté de penser, certes d'un État d'affairistes mafieux comme cela a été dit maintes fois et qui dilapident l'argent destinée à la formation sportive de notre jeunesse.

Alors les "donneurs de leçons" de l'ADI comme ceux qui se taisent et baissent la tête au journal La Nation,

vous qui avez la critique aisée et le mot facile à l'égard de nos jeunes sportifs de l'équipe de foot ball de la Gendarmerie Nationale,

prenez donc le temps de mettre un short et de prendre des chaussures de sport pour nous montrer ce dont vous êtes capables sur un terrain.

Et au retour, passez donc pour voir ce qu'il se passe au niveau de la gestion financière du Ministère de la Jeunesse et des Sports et au COD.

C'est édifiant !!!! alors ayez un peu de courage journalistique.... s'il vous en reste ???.

Si ce courage vous manquait, alors ne vous étonnez pas que l'on vous réfute le droit de vous prétendre journaliste ; celui de "journaleux de l'alimentaire" serait bien plus approprié !!!

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