L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 28-Oct-2004 22:56 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

 

 

28/10/04 - DJIBOUTI - Lettre ouverte du Lieutenant Colonel Ismaïl ABDI BADARHAN adressée à M Fathi A BELIKI, Chef d'État-major Général des Armées nationales djiboutiennes (à titre aléatoire).

 

Nous produisons, ci-dessous, copie de la lettre d'un Officier supérieur, membre du Mouvement Djiboutien de Libération Nationale.

 

Lettre ouverte

 

du Lieutenant Colonel Ismaïl ABDI BADARHAN, Adjoint information au Général de Division (à titre temporaire) M ALI ABDILLAHI IFTIN, commandant le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale,

adressée à

M Fathi AHMED BELIKI, Chef d'État-major Général des Armées nationales djiboutiennes (à titre aléatoire).


Monsieur,

Comme cela a été rappelé maintes fois sur ce site, l'honneur d'un militaire est une qualité essentielle qui porte à faire des actions nobles et certes pas à dilapider pour son propre intérêt les finances qui lui sont confiées par l'État et dont on a à répondre de la " bonne utilisation " devant la Nation comme devant sa Justice ; qu'elle soit militaire ou civile.

C'est pour toutes les malversations évoquées dans des écrits précédents - pour lesquelles vous n'avez pas jugé nécessaire de vous en expliquer depuis et devant la Nation - que ceux de vos subordonnés, tels que les officiers de la Gendarmerie et des Forces Nationales de Police qui ont rejoint le Mouvement de Libération Nationale pour se placer sous les ordres du Général de Division ( à titre temporaire ) M Ali ABDILLAHI IFTIN, le groupe " Armageddon " mais aussi ceux qui nous rejoignent chaque semaine nous vous contestons de manière unanime toute autorité de Chef d'État Major de nos Armées nationales.

Vous avez, M Fathi AHMED BELIKI, totalement démissionné de vos responsabilités de militaire de haut rang et de CEMGA en laissant notamment à l'abandon les infrastructures et l'entretien des logements de nos militaires des Forces Armées et d'hébergement de leurs familles alors qu'à partir des enveloppes budgétaires affectées aux infrastructures des Armées djiboutiennes, en utilisant nos militaires et nos véhicules de transport, vous avez réalisé votre propre et outrancier patrimoine immobilier.

Vous avez, M Fathi AHMED BELIKI, agi de manière indigne en insultant par tous vos excès vos subordonnés et leurs familles.

Est-ce la peur ou le repentir d'AL TOUG ?, depuis 8 jours vous êtes cloîtré en votre domicile ; votre épouse en fait de même car l'un et l'autre n'osez pas affronter les regards qui ne manqueraient pas de peser sur vous alors qu'il vous faudrait répondre aux questions posées.

 

 

Le premier devoir d'un Chef d'État Major Général des Armées ne serait-ce pas de veiller aux conditions d'existence des hommes et des femmes placés sous ses ordres ?.

Chiffres en mains, les sommes escroquées sur un trimestre au milieu militaire djiboutien - dont les détournements de fonds et les rackets exercés par vous-même et quelques-uns de vos subordonnées - auraient permis en un temps de compenser financièrement les arriérés de soldes de nos militaires.

Ces arriérés de soldes sont d'une telle ampleur aujourd'hui que seule la saisie de vos biens immobiliers - y compris ceux à l'étranger et notamment à Paris dont il n'a pas été fait mention auparavant - et du contenu de vos placements et de vos comptes bancaires permettrait à l'État d'honorer sa dette qu'il a contracté - sans justification en en conformité avec aucune loi de la République - vis-à-vis de nos militaires des Forces Armées.

Si selon votre concept, la fonction de Chef d'État Major Général des Armées Djiboutiennes implique que l'on se comporte comme un " Affairiste " allant même jusqu'à s'approprier partie des Finances du Ministère de la Défense servant à payer les soldes de nos Militaires de tous grades et à mettre en jeu de nos Soldats sur des hélicoptères qui n'étaient pas en état de vol ; alors permettez-moi de vous dire que vous devrez répondre de vos actes délictueux - en temps et en heure - devant les Tribunaux militaires et civils.

Si l'on veut être respecté, il convient d'abord de montrer le bon exemple donc d'être respectable.

Cette respectabilité vous ne l'avez jamais obtenue.

Pour cause ! comment auriez-vous pu l'obtenir en sachant que lorsque l'un de vos subordonnés venait " porter réclamation justifiée" en vos bureaux et selon la procédure imposée dans notre règlement militaire, vous entriez alors dans de grandes colères pour en arriver à le frapper ; insultant ainsi l'homme, le militaire, son grade, son unité et son armée d'appartenance ?.

Le nombre de ces militaires - hommes et femmes - dont vous avez brisé la carrière et fait exclure de nos Forces Armées Nationales (" casser les reins " comme vous vous plaisez à le dire) comme ceux qui sont décédés dans des accidents aériens du fait de vos insouciances et de vos irresponsabilités notoires est tel que l'on pourrait presque en constituer un Régiment.

 

 

La Justice militaire est applicable à tout militaire, quel que soit son grade et ses prérogatives.

Ces hommes, ces femmes et les familles des défunts (AMIN) seront parmi les témoins à charge - donc de l'accusation - lors de vos procès civil et militaire.

Bien informé de votre " dossier ", le moment venu je serai le Procureur militaire lors de votre traduction devant le Tribunal militaire de la République.

Dans ce volumineux " dossier de l'accusation " nous y trouvons bien des délits et pour n'en prendre que quelques un des moindres, nous citerons en premier lieu comme exemple l'une des méthodes que vous mettez en pratique pour la " récupération sans frais " de vos véhicules de fonction.

Attributaire d'un véhicule de fonction de marque TOYOTA et de type Land Cruiser toutes options, vous l'avez artificiellement fait déclarer " hors service " pour le racheter au titre des " Domaines de l'État" sans passer par la procédure de mise aux enchères publiques et pour la modique somme de 500 000 FD.

L'acheteur officiel dudit véhicule fut votre épouse Mme Moulki ABDO ABDALLAH DORANI qui s'est empressée de le faire immatriculer ( à l'époque en D 41 ) par l'intermédiaire votre beau fils M Safouane AL SOUMERI, cadre employé par les Établissements MARILL.

Établissements automobiles MARILL par l'intermédiaire desquels il a été vendu à un coopérant militaire français (ignorant totalement l'origine dudit véhicule et la malversation) pour la somme de 3 500 000 FD.

D'autre part et toujours à propos de véhicules, comment pouvez-vous justifier le fait que votre fille, épouse de M Safouane AL SOUMERI, soit propriétaire de l'un des deux RANGE ROVER offerts aux Forces Armées Djiboutiennes dans le cadre de l'Aide militaire étrangère ?.

 

 

Le général milliardaire dont la solde mensuelle est d'environ 400 000 FD, soit 2001,69 Euros, 2542,75 USD !!!

Par ailleurs, les Services des Douanes françaises des Aéroports de Paris garde trace d'un Procès Verbal concernant votre passage en 1992 pour l'exportation non déclarée de devises vers les USA, soit 250 000 USD qui furent découverts dans votre mallette malgré vos dénégations initiales " Je n'ai rien à déclarer !".

A cela s'ajoute, un autre Procès Verbal bien plus récent établi par les Services des Douanes de l'Aéroport de Strasbourg Entzheim où, dans les mêmes conditions, 200 000 euros furent découverts lors du contrôle dans la mallette dont était porteur votre fils Ramsis FATHI.

Les suites qui furent donnés à ces deux affaires sont connues. Elles furent traitées en hauts lieux et par la voie du " diplomatiquement correct ", mais ceci ne vous exonèrent aucunement quant à la justification de l'origine de ces fonds à Djibouti.

L'exportation frauduleuse de ces importantes sommes d'argent est confirmée par le fait que vous êtes détenteur d'une carte American Express Platine qui vous permet d'effectuer tout paiement.

Mais d'évidence vous ne souhaitiez pas qu'il soit conservé trace de ces mouvements de sommes importantes qui n'auraient pas manqué d'éveiller l'attention au niveau des " surveillances bancaires ".

Comme pour les autres mises en causes dont vous avez été l'objet précédemment, nous n'attendons aucune réponse de votre part, M Fathi A BELIKI, mais dans le cadre des informations que nous devons aux Militaires de nos Armées, à leurs familles comme à toutes les familles djiboutiennes ceci devait être écrit.

 

Je ne vous salue pas M Fathi A BELIKI.