







Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale
"
La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect
de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

30/10/04
- DJIBOUTI - Danger pour la Santé publique,
l'absence de propreté et l'insalubrité dans la capitale sont des
sujets qui reviennent suivant le "goût du moment" alors que la
situation s'aggrave proportionnellement à la longueur des discours abstraits
des Responsables des administrations concernées.
Par Mme la Doctoresse Aïcha OSMAN ABDI.
S'il
est un sujet dont la presse locale s'est saisie et qui a généré
des controverses avec des droits de réponse aussi long qu'incompréhensibles
pour le Djiboutien lambda, c'est bien celui de l'aggravation de l'insalubrité
publique dans la capitale.
A
la vision pseudo technocratique que l'on retrouve dans les écrits et discours
officiels que peu comprennent, s'oppose la réalité de dépôts
sauvages d'ordures diverses et bien plus que nauséabondes car
dangereuses pour la Santé publique qui s'amoncellent, ça
et là, un peu partout jusqu'au centre de la capitale.




Par
les conséquences induites de l'Insalubrité publique, l'Enfant est
la première victime fragilisée.
Plus
de 1 500 000 enfants sont morts de diarrhée dans le monde en 2002 soit
près de trois fois la population totale de notre pays..
Il
faut savoir que :
-
que 80%
des enfants meurent au cours des 2 premières années de la vie, le
pic dinfection se situant entre la première semaine de vie et lâge
de 18 mois dans les PED (Pays En Développement).,
-
avant lâge de 5 ans, un enfant présente 3 à 9 épisodes
diarrhéiques par an
Plusieurs
facteurs concourent à la fréquence et à la gravité
des diarrhées en milieu tropical :
-
difficultés daccessibilité à leau potable,
-
prévalence élevée des agents pathogènes dans lenvironnement,
-
co-infections avec la rougeole,
-
linfection VIH/SIDA,
-
intrication avec la malnutrition protéino-énergétique et
les avitaminoses,
-
association avec la drépanocytose, les schistosomoses
Cependant,
la prise en charge thérapeutique, notamment la réhydratation par
voie orale (RVO), qui est devenue la référence depuis les années
1970, a entraîné une nette diminution de la mortalité dans
les PED. Lespoir repose sur la mise en place de vaccins anti-diarrhéiques
qui sont arrivées sur le marché pharmaceutique alors que certains
praticiens (une infime minorité) en conteste la fiabilité.

Chacun
et chacune se plaint l'aggravation de l'insalubrité publique dans la capitale
tout en ayant le sentiment que rien n'avance et que loin de résoudre ce
problème en urgence celui-ci s'est considérablement aggravé
en quelques années.


Nombreux
sont les habitants qui désirent vivre dans un environnement propre. Ils
sont tout aussi nombreux à savoir qu'il en va également de l'attractivité
de la ville, donc de son développement, de sa prospérité
; bref de son image.

1
- L'Éducation et le changement de mentalités
Mais
aussi performant que pourraient être les dispositifs mis en place en faveur
de l'amélioration de la propreté donc de la Santé publique,
dans le meilleur des mondes, on n'arrivera à rien
sans la Participation des citoyens et des citoyennes à ce que nous considérons
être une priorité ; la Santé de tous et de toutes !.
On
en revient donc à cet éternel problème de l'Éducation
du citoyen et bien évidemment de l'Enfant dès les premières
années avec des indispensables cours dispensés en milieu scolaire
et périscolaire, notamment par
des
Associations spécialisées dans la Protection de l'Environnement,
d'Éducation
à la citoyenneté par nos Enseignants.
Au
niveau de la grande capitale qu'est Djibouti ( qui regroupe les 3/4 de la population
totale de notre pays) et compte tenu de l'état de délabrement de
certains quartiers tant sur le plans des infrastructures qu'au niveau des Voies
et Réseaux Divers (VRD), la chose n'est évidemment pas des plus
simples et coûte aussi beaucoup d'argent.
Le
succès de toute politique ne sera possible que si les habitants acceptent
de respecter les règlements et de faire preuve de plus de citoyenneté
; de plus de responsabilité ... pour le plus grand bénéfice
de tous.
Au
lieu des grands discours sans lendemain faits par une administration qui - il
est vrai - n'a pas les moyens financiers de sa mission (où qui les .. utilise
à d'autres desseins), il convient d'y substituer
des campagnes de sensibilisation et d'Éducation Nationale à mener
suivant un calendrier bien établi au travers des médias, des associations,
mais aussi des représentants des communautés étrangères,
des sociétés de logements sociaux, des Chefs de Quartiers et de
leur comité qui n'auront pour but que de rappeler qu'un citoyen n'a
pas que des droits, mais qu'il a aussi des devoirs, et en matière de salubrité
publique également.

L'une
des grandes priorités dans ce domaine devrait être à donnée
a l'Information - Formation de proximité suivant un programme global agréé
par les ministères concernés dont celui de l'Éducation nationale.
D'évidence,
c'est sur le plus jeune âge que nous devons axer principalement nos actions
de sensibilisation afin d'assurer une politique de prévention destinée
à éduquer et à stimuler les enfants, ces hommes et ces femmes
de demain.
Ces
mêmes enfants - et pour autant que les Enseignements soient bien menés
par des pédagogues - doivent être Responsabilisés
dans le cadre de leur Participation active directement aussi sur le
terrain dans des séances encadrées dites " d'Éducation
et de Formation pratiques ".
Toutes
les actions entreprises ont pour but de conduire à la modification progressive
des mauvais comportements pour qu'ils se transforment
en bons automatismes chez nos graines d'adultes mais aussi chez certains parents
car n'oublions pas que l'Enfant bien informé et formé, fortement
convaincu du bien fondé de la formation reçue, devient alors
aussi l'Éducateur du comportement de ses parents comme des adultes qui
le côtoient au quotidien.
On
saisit donc le caractère prépondérant que revêt la
Formation Éducation de l'Enfant, tant dans sa famille qu'en milieu scolaire.
Sur ce
dernier point, il nous semble très important que les Enseignants soient
impliqués - au côté des Associations spécialisées
- comme Acteurs importants et pédagogues professionnels car formés
à ce difficile exercice ( pour ne pas dire sacerdoce laïque) consistant
à transmettre à des enfants - pas toujours structurés socialement
- leur savoir et leur savoir faire..
Pour
faire "passer un message " dans tous les dispositifs scolaires ou périscolaires
de la Formation Éducation à une bonne perception et globalement
au respect de l'Environnement, nos Enseignants ont une certaine maîtrise
que l'on a pas forcément..
Dans
les études que nous avons lancées, il y a une année et de
concert entre la Commission Santé publique et notre homologue de l'Environnement
du Gouvernement en Exil - quelques grandes idées directrices ont émergé.

L'Enfant
et sa Participation dans le groupe, mise en avant de l'esprit de l'effort au sein
de l'équipe.
Le
principe est de contribuer au bon épanouissement de l'Enfant en milieu
scolaire comme péri scolaire en instituant divers niveaux de connaissances
en matière d'amélioration des conditions et de Protection de l'Environnement.
Il conviendra aussi de sanctionner l'acquisition desdites connaissances par l'attribution
à l'Enfant d'un diplôme par degré de compétences atteintes.
Outre
le fait que l'Enfant se valorise au sein de son groupe d'âges, donc
y consolide sa place tout en développant chez lui l'esprit d'équipe,
se mouvant dans un tel dispositif il sera incité en confiance à
progresser pour atteindre les degrés de compétences supérieures
qui devraient être
"
Environnement - benjamin ", " Environnement - minime ", "
Environnement - cadet ", " Environnement - junior ".
Peu
importe le titre du diplôme obtenu, dont la valeur ne sera qu'indicative
sur le plan du cursus, c'est ce qu'il sous entend et
suggère pour l'avenir qui nous semble l'essentiel.

2
- La répression
Quand
l'éducation n'est plus suffisante et que malheureusement l'information
n'est pas entendue par les plus récalcitrants, il faut immanquablement
passer à un autre discours.
C'est
là qu'entre en scène la phase répressive, indispensable pour
les inconditionnels au maintien de l'insalubrité publique qui portent
atteinte tout à la fois à la Santé publique en créant
les conditions d'émergence d'épidémies et qui défigurent
le paysage, notre environnement immédiat.
En
chaque société il existe des règles de vie en commun qui
doivent profiter à tous et à toutes..
Les
multiples constatations d'infractions, dressées par les responsables des
Services djiboutiens compétents doivent servir à l'établissement
de redevances "dépôts clandestins" .
Mais
l'application de la sanction (procès-verbal) et sa poursuite judiciaire
reviennent uniquement aux services de Police et du Parquet du Procureur de la
République habilité à poursuivre ou pas l'auteur des faits.
C'est
donc à tout à un panel de dispositions de sanctions auquel nous
nous attachons actuellement dont le but est de réduire fortement les dépôts
clandestins et donc d'alléger le fardeau des services de police afin
que les futurs agents de proximité (postes qui seront à créer)
puissent intégrer davantage le respect de la propreté dans leur
travail quotidien et pratiquer un contrôle plus systématique en matière
d'environnement.
Dans
le cadre du projet du GED, un projet de Loi devrait être soumis au vote
de l'Assemblée Nationale pour décision ; dans cette loi que nous
proposons ont trouve notamment un panel de degrés de sanctions pouvant
aller jusqu'à l'emprisonnement de l'accusé suivant la gravité
des faits reprochés notamment pour acte de dégazage des soutes des
bateaux pétroliers dans les eaux territoriales djiboutiennes..
Le
principe reste et demeure, "Le pollueur est le payeur" mais payer ne
signifie signifiant pas de facto le versement d'une amende financière -
plus ou moins importante - mais l'obligation pour le
coupable - sanctionné par un jugement de Tribunal - de procéder
au nettoyage des lieux durant une période évaluée
en "heures de travaux" qu'il devra à la société
à l'endroit du délit ou en un quelconque autre lieu laissé
à l'appréciation du tribunal..

Les
Commissions Santé et celle de l'Environnement travaillent simultanément
sur 6 grands dossiers.
1
- Étude et programmation de mise en place
de dispositifs en matière de préservation et de protection - y compris
en milieu marin - dans le cadre de la future politique de l'Environnement
que nous préconisons. " STOP on ne palabre plus, on AGIT " et
qui dépasse de très loin ce qui en a été écrit
ci-avant,
2
- Nettoyage de la ville de Djibouti à grande
échelle et par quartier, désinfection de certains secteurs contaminés.
Programmation des travaux, embauche temporaire de personnels pour une mission
à durée déterminée. Utilisation de personnels militaires
dont chauffeurs de véhicules poids lourds et de camions à benne,
avec leur véhicule des Forces Armées....
3.
Le tri sélectif, le recyclage. L'avenir
c'est aujourd'hui et pour la Santé de TOUS ". Création
de nouveaux métiers durables donc de formations et d'emplois dans le cadre
de la future politique de l'Environnement que nous préconisons de mettre
en place.
4.
La Propreté donc la Santé.
La priorité à court terme de la future politique de l'Environnement
que nous préconisons de mettre en place sera de rétablir
l'image d'une capitale et de ses faubourgs propres dans l'esprit d'un Schéma
National de Développement Urbain réactualisable car suivi en temps
réel. Dispositif applicable aux autres villes des régions de l'intérieur..
5.
Qualité du service et fiabilité
dans le temps. Gestion, évolution et perspectives à court, moyens
et long termes..
6.
Étude de tous les coûts prévisonnels
- année par année - de la future politique de l'Environnement que
nous préconisons de mettre en place ; des charges et des salaires....etc,


