







Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale
"
La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect
de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

30/10/04
- Djibouti. Il faut bien commencer quelque part
si l'on veut substituer l'État de Droit au " Royaume bananier ",
celui de l'affairisme avec tous ses excès.
Par Mahamoud IDRISS AHMED,
Président du Gouvernement en Exil de
Djibouti.

"
La ville, surtout lorsqu'elle sait rester à la taille de l'homme, contient,
avec ses centres de production, ses structures sociales et administratives, ses
réseaux culturels, un immense potentiel éducatif, non seulement
par l'intensité des échanges de connaissances qui s'y opèrent,
mais aussi par l'école de civisme et de solidarité qu'elle constitue.
" (Apprendre à être, UNESCO, 1972)
Beaucoup
plus que le simple fruit du hasard, la société djiboutienne en est
arrivée après 27 ans d'un fantôme d'indépendance à
une période charnière de son histoire ; à
une réelle opportunité de formuler, à court terme, ensemble
au sein d'un Mouvement Djiboutien de Libération Nationale un projet
de société basé sur l'apprentissage de la démocratie
et l'innovation dans un État de Droit et des Libertés publiques
respectées.

Djibouti
au jour du bilan.
Djibouti
est depuis trop longtemps la capitale des extrêmes par excellence.
L'immensément riche ignore et voire dédaigne
la grande pauvreté qu'elle insulte par ces mots comme par ses actes de
xénophobie clanique vis à vis d'une misère errante en provenance
de pays limitrophes..
La
misère humaine amène ainsi des êtres errants - hommes, femmes
et enfants - de pays en pays à ne plus avoir d'identité et se retrouve
ainsi reléguée à un rang de non citoyenneté quasiment
animale, trop souvent bien au delà de ce qu'aurait pu faire le " pire
colonisateur ".
C'est
la démonstration au quotidien de la ville de l'artificiel, du pompeux et
du précaire, et celle du passager pour les uns ; une sorte de miroir aux
alouettes pour les autres dans une ville aux miettes d'éclats trompeurs
qui attirent tant de réfugiés originaires de régions de la
Corne Est de l'Afrique ravagées par les guerres et les famines.
De
cette misère humaine et de l'errance humaine en provenance des pays limitrophes,
nos gouvernants opportunistes et de circonstances en on fait un odieux commerce
par un chantage international qui se perpétue et qui masque bien des intérêts
d'ordre privé.
Si
les rues de bien d'autres capitales africaines et moyen orientales baignent dans
des parfums de l'encens et ceux de la myrrhe alors que les fleurs blanches et
vertes apparaissent et des nuds se forment dans le tronc des balsamiers,
c'est bien d'autres senteurs qui inondent la capitale
djiboutienne particulièrement depuis 5 années, effluves bien moins
agréables mais qui ne sont pas irréversibles car le vent de toutes
les colères cumulées peut tout balayer en quelques instants.
Quelles
en seraient les conséquences sur les vies humaines ?.
Ici,
une infime minorité y fait du fric avec démesure et que cela alors
qu'une grande majorité des populations - tant djiboutiennes que réfugiées
- tente d'y survivre en essayant de s'abriter souvent sous de frêles toitures
faites de matériaux de récupération et survivent au quotidien
sous un soleil de plomb en " grappillant " ce qu'elles peuvent.
Pratiquement
fondée par deux communautés - celle des Issas et des Afars -, la
mission fondamentale des gouvernants et des autres responsables locaux qui se
sont succédés à la tête du pays bien avant l'indépendance
aurait dû être avant tout éducative à l'égard
des générations qui ont suivi. Par
priorité une éducation à vivre ensemble, à se respecter
et à commencer à construire conjointement le pays comme son unité
nationale sous un même drapeau au matin du 27 juin 1977.
A
l'inverse de cela, Djibouti s'est figé depuis toujours sans Agir mais en
ne Réagissant qu'au rythme de ses discordes entretenues financièrement
mais aussi du volume de fric que l'on pouvait y faire en s'affranchissant de toutes
les lois.



Djibouti
est donc devenu en 27 années non pas une République
ni le pays des " Braves " mais celui des
" caves " nébuleuses dans lesquelles ont amasse toutes
les rapines. Sortes de cavernes modelées par un Hassan GOULED premier larron
relégué bien vite et dès les années 80 au second plan
de l'État et mis depuis sous surveillance policière par
un couple d'escrocs de grande envergure ; bien plus qu'Ismaïl OMAR GUELLEH
, une Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD avec son clan des HAÏD et les "
40 babas " qui la soutiennent.
Si
l'on conjugue communément au masculin le terme de "machiavélisme"
en qualifiant ainsi ce qui est rusé, perfide et tortueux - ce qui n'est
pas totalement faux - on oublie souvent que Machiavel au féminin en dépasse
toutes ces limites connues, a fortiori lorsqu'il a pour nom Kadra HAÏD -
piètre première dame d'un royaume de l'absurde - qui n'a pas fait
que proposer la recette de son propre succès politique par l'abstraction
de la morale et toutes les compromissions mais qui a versé
bien au-delà en faisant ouvertement commerce de la vie des " enfants
de la misère " issus des pays de la Corne Est de l'Afrique qu'elle
fait aussi rapter dans les rues de la capitale djiboutienne pour les revendre
- telles des marchandises précieuses - dans les pays occidentaux et dont
on ne sait ce qu'ils deviennent après décollage de l'Aéroport
international sous couvert de "passeports diplomatiques".
La
Justice étant un long fleuve qui avance, cette métaphore s'est trouvée
être confirmée par des faits concrets avec l'arrestation récente
des hommes d'un réseau de trafiquants d'enfants au Canada sous l'accusation
de proxénétisme et " alimentation " de réseaux
de pédophiles et de clubs privés
Les
enquêtes qui en découlent sont troublées parfois par l'émergence
de passeports diplomatiques djiboutiens présentés par les trafiquants
d'enfants, hommes et femmes ; là où ils n'ont
aucune raison d'être détenus..
Ismaïl
OMAR et surtout Kadra HAÏD ne sont pas des acteurs de premier plan pour construire
la ville où nous désirons vivre et toutes les conditions décentes
d'existence de nos enfants, comme de l'image d'un pays et
de ses populations que nous souhaitons présenter comme un modèle
d'intégration de l'apprentissage djiboutien au monde d'aujourd'hui comme
à celui d'un demain.

Éduquer
les populations ; apprendre partout, tous les jours
Pour
être le levier de développement socio-économique que nous
souhaitons, le projet de faire de la capitale Djibouti une cité éducative
doit être plus qu'un slogan sans lendemain, des espoirs bafoués ou
qu'une marque de commerce GUELLEH ou HAÏD.
Il
devra s'incarner rapidement par la réalisation d'initiatives précises,
ancrées dans la réalité du milieu et balayant en préalable
toutes les " mauvaises habitudes " perverses qui nous ont menés
à une situation de toutes les catastrophes..
Cela
représentera un défi important, pour lequel nous pouvons heureusement
compter sur les expériences positives vécues aussi par une partie
de la population djiboutienne en situation d'exil - dite de
"l'intelligence et la pertinence contraintes à l'Exil"
et
qui rejoindra le pays pour s'y fixer et Construire.
Toutes
les villes de l'intérieur du pays tenteront d'atteindre des objectifs semblables,
ceci en harmonie avec les spécificitées locales qui varient du sud
au nord et qui se regrouperont le moment venu au sein de l'Association internationale
des villes éducatrices dont la capitale Djibouti sera nécessairement
la première ville membre de la République de Djibouti.
À
titre d'exemples des activités et des programmes autour desquels prend
forme le caractère éducatif des villes membres de l'Association
internationale, mentionnons pour ce concerne notre "projet
Djibouti":
-
des projets de collaboration entre écoles et musées de pays et de
cultures différentes ;
-
des collaborations entre services d'urbanisme et facultés, Écoles
d'architecture (projet Djibouti en cours d'élaboration...);
-
des projets éducatifs réalisés à l'occasion de la
restauration d'un cours d'eau urbain, d'un quartier;
-
des activités de découverte de l'horticulture offerte dans les parcs
et jardins publics. Démonstration qu'à Djibouti et malgré
la qualité des sols des projets cohérents peuvent aboutir comme
cela s'est fait ailleurs et dans des conditions similaires;
-
pour l'avenir proche, les expériences de conseils municipaux pour enfants,
pour aînés, etc., l'apprentissage à la Démocratie et
à tous les sens du Civisme ;
-
l'existence des possibilités d'espaces-jardins communautaires en milieu
urbain ;
-
la création d'itinéraires thématiques de découverte
de la ville à l'intention des citoyens et des touristes ;
-
les élections virtuelles pour enfants à l'occasion de scrutins municipaux
- Développement de la Participation active et positive chez l'Enfant;
-
les activités estivales pour Enfants (de type : " camp de jour ",
"camp d'aide à l'archéologie"....) ;
-
les mises en communs d'activités éducatives par les musées
avec création d'un Musée de l'histoire de Djibouti;
-
les programmes de stages ou d'insertion en milieu de travail ;
-
le soutien à l'entrepreneuriat, etc.
Plusieurs
expériences et programmes éducatifs répertoriés dans
la banque de cette association internationale trouvent déjà leurs
équivalents dans les pays du monde occidental.
Plusieurs
autres devront servir de sources d'inspiration pour le développement de
nouvelles activités à Djibouti.
La
capitale de Djibouti pourrait également soumettre à l'attention
des villes membres de l'Association internationale plusieurs expériences
et programmes innovateurs qui seront mis en place sur son territoire et qui n'attendent
qu'à être mis en valeur.
Djibouti
a tous les moyens de devenir à court terme une ville moderne où
non seulement il fait bon vivre... mais où il fait également bon
apprendre, tous les jours de sa vie, quelle que soit la manière, à
l'école ou dans la rue.
Il faut le dire ; de plus, y travailler, continuer d'innover en ce sens.

Il
faut bien commencer quelque part
et
commencer par bousculer les mauvaises habitudes instaurées.
Bousculer
les mauvaises habitudes c'est dans notre esprit privilégier l'exercice
du "LIBRE COMMERCE", celui de "LA LIBRE ENTREPRISE" créatrice
de plus values pour les investisseurs et bénéficiant d'allégements
importants car créant des Emplois.
Dans
notre programme de gouvernement, Djibouti a avantage à adopter le modèle
de la cité éducative afin d'être en mesure d'assurer à
ses citoyens un avenir prometteur, dans le contexte d'une économie mondialisée;
une économie qui repose de plus en plus sur le savoir et l'information
et non sur l'exploitation de la majorité par une
minorité d'escrocs de haut vol.. doublés de monopolisateurs de TOUTES
les activités économiques du secteur privé.
Mais
pour espérer atteindre nos objectifs, le projet devra toutefois être
très clairement formulé, s'avérer rassembleur et bénéficier
d'un leadership efficace ; ce leadership sera au départ le nouveau
gouvernement de la République qui transférera majeure partie de
ses pouvoirs au Maire de Djibouti puis aux Conseils régionaux
et aux Maires des grandes villes de l'intérieur du pays.
A
la question posée
"
mais où trouver l'argent nécessaire ? "
nous
répondons par avance qu'en 27 années d'ombre d'indépendance
nationales les quelques premiers soixante prédateurs
de nos finances publiques se sont appropriés plus de 300
milliards de FD alors que l'on sait que les
Aides internationales affluent sur le pays mis sous perfusions financières
constantes.
"
L'argent est là ! encore faudrait-il le gérer dans l'intérêt
national et non pas se l'approprier à titre privé pour le réinvestir
à l'étranger ! ".
Et
finalement, parce que le projet de faire de Djibouti une capitale éducative
n'aura la force que nous lui souhaitons que s'il est le fruit d'une réflexion
élargie, d'une modification profonde et ambitieuse de notre système
éducatif et de Santé publique, car l'un n'allant pas sans l'autre.

Nous inviterons les entreprises et les organismes
de toutes natures à la Participation ; également tous ceux et toutes
celles que ce projet interpelle pour dors et déjà à ajouter
sans tarder leur vision à la nôtre.
Nous
n'avons pas la prétention de détenir toutes les vérités
!, nous avons celles qui s'appuient sur une substitution de l'ambition nationale
et le progrès économique et social commun de toutes les tribus qui
composent notre Nation.
"
Ce qui ne nous aura pas tué depuis l'avènement du despotisme sanguinaire
dans notre pays en 1999, nous aura encore rendu plus fort en renforçant
nos convictions ! ".
