L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 02-Nov-2004 15:49 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

 

 

02/11/04 - TRAFICS D'ENFANTS dans la Corne Est de l'Afrique - Les Trafics d'enfants à destination des pays occidentaux et dont Djibouti était la principale plate forme, s'étendent à Borama (Somaliland) alors qu'Hachi AFWEYNE refait parler de lui.

 

Par Neïma HOUSSEIN DJILAL

 

Cela fait des années que nous dénonçons tous les trafics d'Enfants dont l'Aéroport International de Djibouti est la plaque tournante de la région à destination des pays occidentaux.

Plusieurs techniques du " comment passer les frontières sans encombres " ont été mises à jour mais lorsque la cupidité humaine en arrive à un tel stade d'ignominie - car faisant trafics d'enfants pas à même de se défendre - alors que TOUTES les religions les protègent, c'est alors que les " trafiquants d'enfants " font preuve de toutes les ingéniosités allant ainsi au bout des subterfuges pour parvenir à leurs fins.

 

 

La méthode du Trafic d'enfants sous couvert de " passeports diplomatiques ", telle qu'utilisée depuis 1999 par Mme Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD qui envoie ses " dames de compagnie " comme accompagnatrices.

La première méthode - quasiment imparable pour ceux qui ferment les yeux au nom du " diplomatiquement correct " - consiste tout simplement à faire voyager ces enfants sous le couvert de passeports diplomatiques comme le fit Mme ZAÏDID comme accompagnatrice en un temps et qui suite à nos dénonciations et aux dossiers adressés aux autorités du Royaume Uni n'osent plus s'y rendre, seule ou accompagnée d'enfants.

Quoi que pourrait en être dit, le fait que les autorités britanniques aient retiré à DAALLO SARL un privilège de ligne aérienne PARIS CDG - GATWICK se fonde sur le fait que ces " trafics d'enfants " en utilisant cette SARL furent mis à jour.

Il faut y voir dans ce retrait de ligne - par les autorités britanniques pour la confier à une véritable Compagnie aérienne - une manière " diplomatique " de mieux filtrer l'émigration en provenance indirecte de Somalie via Djibouti et d'exercer un filtrage plus efficace sur le trafic d'enfants.

Quand on sait que plus de 30 % des passagers en provenance de l'Aéroport Djibouti sont détenteurs de " passeports diplomatiques " alors que la moyenne mondiale de ce type de passager sur les compagnies ariennes était inférieure à 3 % en 2003 on mesure l'importance du trafic.

 

 

La méthode du Trafic d'enfants consistant à faire passer des enfants pour ses propres enfants lors des passages de frontière lorsque leur photographie n'est pas obligatoire sur le passeport de l'adulte.

La seconde méthode pour faire franchir les frontières aux trafiquants et aux enfants consiste à utiliser des mères de familles consentantes et rémunérées - vivant dans des pays occidentaux, originaires d'Afrique et en l'occurrence de Djibouti (faussement déclarées réfugiées de Somalie et bénéficiant de ce statut ) - ayant des enfants en bas âge et disposant de passeports sans les photographies de leurs enfants (soit par ce que la réglementation du pays d'accueil ne l'impose pas ou ne l'impose qu'à partir d'un certain âge).

Sous le couvert d'une certaine SARL - domiciliée à Djibouti … et paradoxalement aussi à Hargeisa (Somaliland), affrétant des avions tout en conservant la maîtrise des " Manifestes de vol " (liste des passagers et place sur chaque vol) - et d'un Officier de la Police et des Frontières sur l'Aéroport de Djibouti, les mères sont déclarées débarquant avec leurs enfants (alors qu'elles arrivent non accompagnées et que les manifestes de vol sont falsifiés) et repartent en compagnie d'enfants qui ne sont pas les leurs.

Le subterfuge fut découvert par la fréquence de ces voyages lors d'une enquête des britanniques de l'Aéroport de Gatwick diligentée en fin 2002 et qui procédèrent à l'arrestation de deux femmes, l'une accompagnée de 5 enfants et l'autre de 7 alors que leurs enfants légitimes étaient, quant à eux, à cette heure là soit présents au domicile et confiés à une " complice " soit dans leurs écoles respectives.

 

La méthode du Trafic d'enfants consistant à faire passer des enfants pour ses propres enfants - car leur ressemblant - lors des passages de frontière lorsque leur photographie est obligatoire sur le passeport de l'adulte.

La troisième méthode découle de la découverte des subterfuges par les policiers britanniques - informant leurs collègues en Europe et outre atlantique - avec le renforcement des mesures de contrôle en matière d'immigration.

Cette troisième méthode a été mise en pratique il y a plusieurs mois à Borama ( Somaliland ) par M Hachi AFWEYNE - dit " Hachi la grande gueule " en langue Somali - qui aurait monté une " affaire " de trafics d'enfants à partir de Borama avec quelques Gadaboursis tout en veillant scrupuleusement à - pour une fois - ne pas se mettre officiellement en avant car si les autorités somalilandaises venait à découvrir le " pot aux senteurs nauséabondes " il serait immédiatement arrêté et mis sous les verrous dans une cellule de prison dans la capitale HARGEÏSA.

D'autre part, il ne tient pas à faire officiellement concurrence dans ce même trafic à l'épouse d'Ismaïl OMAR GUELLEH, Mme Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD.

Bien que la région de Borama soit dans le territoire des Gadaboursis et de surcroît au Somaliland, la supposée première dame de Djibouti n'hésiterait pas y envoyer une escouade des Services Djiboutiens de Sécurité ( Police Politique ) afin de faire fermer " boutique " aux effrontés qui osent la défier dans un secteur de commerce des enfants à grande échelle dont elle a imposé le monopole dans la région.

Le fait est que l'équipe Hachi AFWEYNE a ouvert à partir de Borama un " bureau itinérant " dont les hommes et femmes parcourent la région à la recherche d'enfants soit à rapter soit à acheter pour quelques sacs de riz.

On peut parler de sophistication du système mis en place car l'équipe Hachi AFWEYNE dispose d'un large éventail de " correspondants " dans les pays occidentaux - majoritairement au Canada - Royaume Uni - France - Belgique - Italie - Espagne - Pays scandinaves …..y compris aux USA.

Sous le faux prétexte d'aider " les Gadaboursis " vivant au Somaliland, ils interviennent auprès des familles Gadaboursis exilées pour que soient fournies au " Bureau de Borama " les photographies de leurs enfants inscrits sur leurs passeports.

A partir de cela l'équipe Hachi AFWEYNE se charge de trouver des enfants ressemblant à ceux inscrits sur les passeports et correspondants aux mêmes âges.

Les enfants étant localisés dans la région de Borama, des démarches sont effectuées vers les familles concernées (souvent en situation de misère) avec promesses d'une meilleure vie pour les enfants - qui sont censés revenir "Riches" plus tard dans le pays - avec remise d'argent ou de sacs de riz en contrepartie pour que les enfants leurs soient confiés.

Les familles émigrées et détentrices des passeports se voient offrir gracieusement un voyage par avion Aller/Retour (sans enfants) à partir de leur pays d'exil vers Borama (en vol indirect quitte à rejoindre le Somaliland par la route à partir de Djibouti ou de l'Éthiopie) et en repartent accompagnés d'enfants qui ne sont pas les leurs mais leur ressemblent.

Ces familles perçoivent une somme avant et après l'opération … à titre de dédommagements …

Les enfants qui font l'objet du trafic se perdent ensuite dans des réseaux de trafiquants et nul ne sait ce qu'il advient d'eux !!!.

Les lignes les plus fréquentées au retour sont celles qui font escale à Dubaï et dans les Émirats Arabes Unis.

Outre le fait même de ce trafic d'enfants, le caractère odieux réside dans la démarche de l'équipe Hachi AFWEYNE qui fait publicité auprès des familles exilées de l'aide appréciable qu'elles fournissent pour AIDER leurs frères et sœurs Gadaboursis vivant dans leur région d'origine de Borama alors que cette même équipe - qui fait commerce ouvertement dans la région - assure aux familles pauvres que leurs enfants auront une vie meilleure et reviendront ensuite " très …Riches " pour les aider.

D'après les constats effectués sur place depuis 4 mois par nos informateurs à Borama :

  • 76% environ des enfants, qui font l'objet de ce trafic qui s'est largement développé, sont des filles mineures entre 4 et 16 ans,

  • 24% environ sont des garçons mineurs entre 5 et 16 ans.

 

- aussi longtemps que le Trafic d'enfants ne sera pas sanctionné comme étant un " Crime contre l'humanité ",

- aussi longtemps que l'on fermera les yeux sur les trafiquants d'enfants - aux ordres de Mme Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD - épouse du président autoproclamé djiboutien - qui utilisent comme plate forme l'Aéroport International de Djibouti et sous le couvert de " passeports diplomatiques ",

aussi longtemps ces trafics d'enfants se développeront comme nous venons de le voir avec " l'affaire Borama ".