L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 05-Nov-2004 16:22 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

05/11/04 - DJIBOUTI - L'Art Ismaïlien de cultiver la " Langue de bois ". Les discours mensongers du despotisme, transmis au fil des siècles ici comme ailleurs, n'ont pas de sexe ; car comme les anges ils sont éternels.

Par Hussein BOULALEH ABDILLAHI.

Si l'on considère que la Grèce est à l'origine d'une bonne part du vocabulaire politique actuel on ne retrouve pas forcément dans ce vocable une totale homogénéisation dans les différentes langues.

Ainsi une distinction absente en français est-elle présente en anglais: policy se rapporte à la conduite d'une action, tandis que politics renvoie à la compétition pour le pouvoir d'État.

Elle permet d'éviter une confusion entre la politique comme action organisée, où certains moyens sont mobilisés pour atteindre un but stratégique (en ce sens, on pourra parler de la politique commerciale d'une firme ou de la politique scolaire d'un gouvernement), et la politique comme compétition pour le pouvoir et son exercice.

On doit distinguer le politique de l'économique et aussi d'autres instances sociales.

Aussi le terme de "politique" peut-il être réservé à l'action organisée pour exercer le pouvoir d'État, ou encore peut-on penser que le pouvoir existe indépendamment d'institutions spécialisées, et que donc on trouverait sinon des organisations politiques spécifiques du moins des formes du pouvoir dans les sociétés sans État.

Dans un cas, on risque de réduire la politique à un phénomène lié à une aire culturelle déterminée, dans l'autre de donner à la notion un caractère trop vague.

L'absence de consensus sur la nature du pouvoir ou sur la définition de l'État n'est pas simplement l'effet de la difficulté à saisir les phénomènes, elle révèle aussi des attitudes politiques conflictuelles.

Considérer que le politique est la mise en œuvre de la violence organisée pour éviter que les hommes ne s'entredéchirent, c'est affirmer que l'État constitue une condition possible de l'existence humaine; voir en lui une émanation supérieure de la vie en communauté, c'est assurer au social une prééminence en fait et en droit sur le politique.

Le politique apparaît comme un moindre mal ou comme un bien.

On peut soutenir cependant qu'il est un mal, et non seulement parce qu'à l'instar de toutes les institutions sociales il est le lieu de passions négatives, le terrain de corruptions, mais parce qu'il pervertirait les valeurs humaines ; encore que se laisse pervertir qui veut l'être ....

DJIBOUTI - L'univers concentrationnaire de toutes les corruptions dans un État mafieux et affairiste, faussement légaliste ni républicain.

  • Corruption en tous genres instituée comme " discipline étatisée " et dont le niveau de pratique élevé définit toute "promotion" à un poste clé...,

  • trafics d'armes vers les pays de la Corne Est de l'Afrique en opposition avec un discours officiel mensonger prônant la paix en Somalie, (voir les outils du régime pour exercer ce trafic à partir du Port de Djibouti),

  • trafics de drogues (voir articles précédents ) avec pour le moins un laboratoire de traitement situé dans le Port Autonome et International de Djibouti protégé par la " Police politique " (Services Djiboutiens de Sécurité au ordres d'Hassan SAÏD KAIREH),

  • trafics d'enfants dont l'ordonnatrice n'est autre que l'épouse du président, Mme Kadra Odette MAHAMOUD HAÏD …., impliquant le Colonel chef de sa Garde personnelle et l'officier commandant le Commissariat Central de la Capitale ..

  • actions meurtrières de terreurs masquées, exercées contre les civils et les opposants politiques,

  • arrestations de hauts fonctionnaires d'État qui dénoncent aussitôt des ministres corrompus mais dont " l'affaire " tombent vite à l'eau car chacun à de quoi " faire chanter " l'autre,
    des populations prises en otages par le chantage à la pauvreté exercée sur les institutions internationale,

  • "arrosages" divers, achat des consciences, clientélisme privilégiant l'incompétence car mieux contrôlable et maîtrisable….

  • tentatives de subornation de témoins sur ordre des hautes instances de l'État,

  • Justice aux ordres d'un pouvoir qui bafoue la Constitution et créé ses propres lois dans le domaine public et privé. Fortunes de hauts magistrats s'appuyant sur une forme admise de racket,

  • concussion et corruption des dirigeants,

  • mercenariat d'une " garde prétorienne " surarmées et surpayée, sans foi ni loi,

  • taxation sous forme de rackets et impositions des exilés par les agents du SDS affectés aux Ambassades,

  • trafics de drogues à partir de certaines Ambassades à l'étranger - PARIS - BRUXELLES,,

  • vente de faux documents administratifs somaliens et de fauses attestations au niveau des Ambassades - PARIS - BRUXELLES,

  • manipulations et détournements des "aides" aux populations, double langage systématique dans la presse et les médias locaux "serviteurs du pouvoir",,

  • affectations théâtrales qui dépasse de loin ce qu'aurait pu écrire un Molière djiboutien,

  • mensonges, calomnies, rodomontades d'une propagande gouvernementale qui s'inspire des méthodes de La Havane et importe discrètement tout à la fois le " savoir faire " et les manipulateurs des consciences humaines pour la mise en pratique à Djibouti,

  • dépôts d'armes et groupuscules activistes entretenus en région d'Awdal (Somaliland) comme en région de Diré Dawa (Éthiopie) aux fins d'y fomenter des troubles parmi les populations locales et des attentats….

  • .........................................................

Nous voici donc devant cette situation inouïe : d'une part l'ensemble politico médiatique occidental semble s'inquiéter de l'emprise des mafias dans plusieurs régions du monde et commence à la dénoncer ; mais, d'autre part, ferme les yeux sur la l'illégitimité - d'un groupe d'affairistes mafieux - gagnée par la falsification de toutes les élections depuis juin 1977 à Djibouti.

État formé dans et par des méthodes mafieuses que l'on ne saurait voir, se dispensant de prendre authentiquement en charge d'aider, concrètement et judicieusement, les familles djiboutiennes et leurs enfants à se faire une vie meilleure.

Dans un article paru le 4 novembre de cette année, l'organe propagandiste la Nation nous apprend que

" Une délégation djiboutienne composée du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice , Monsieur Ismail Ibrahim Houmed, accompagné de M. Ali Mohamed Afkada, Conseiller technique s'est rendue à Port-Louis (Maurice) du 25 au 27 octobre 2004 pour participer à la Conférence Ministérielle régionale des Etats Francophones d'Afrique pour la ratification et la mise en œuvre des Conventions des Nations Unies contre la corruption, la criminalité transnationale organisée et des instruments universels contre le terrorisme… ".

" …..Sur le plan national, Djibouti, disposait déjà avant les évènements du 11 septembre 2001, des textes, notamment le Code Pénal de 1995, prévoyant et reprimant les actes terroristes, la corruption et les infractions connexes, en ses articles 167 et suivants puis en ses articles 212 et suivants pour ce qui concerne la corruption…... "

ajoutant ...

" Au conseil des ministres du Mardi 12 octobre 2004 notre gouvernement a adopté deux conventions.........................."

1.- La convention sur la criminalité transnationale organisée et deux protocoles dont celui portant sur la traite des personnes et celui concernant le trafic illicite d'émigrants puis,

2.- La convention contre la corruption….. ".

Ce discours - dont le contenu est inappliqué car inapplicable à Djibouti - est remarquablement édifiant.

Nous nous situons quasi exclusivement dans la culture de " l'Art Ismaïlien de la langue de bois "

avec des mots qui remplissent des colonnes entières, drainent du vide avant, du vide pendant et du vide après.

Le vide est tel, qu'il est possible sur des phrases entières de les mixer n'importe comment, et l'on retombe toujours sur la même chose : du vide.

A la lecture des articles, notamment, de La Nation, la seule chose qui change, c'est l'aménagement de vérités vécues au quotidien dans le pays mais cela ne persuade - ici comme ailleurs - que ceux qui sont consentants dans la tromperie.


" Les mensonges du despotisme - transmis au fil des siècles - n'ont pas de sexe, car comme les anges ils sont éternels ".

oui mais fort heureusement les despotes ne sont pas éternels !!!