







Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale
"
La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect
de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".



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08/11/04
DJIBOUTI - Le procès en diffamation
intenté en France par le Général Zakaria Cheick Ibrahim à
lencontre de lARDHD en la personne de son président
JL SCHAAL risquerait bien de provoquer un « effet boomerang ».
Par
Bouh WARSAMA..
Il était naturel que le Président
du GED soit le premier à signer la pétition mise en ligne par l'ARDHD,
car nul ne saurait contester le fait que Jean-Loup Schaal
est et restera le pionnier métropolitain de la Défense des Droits
de l'Homme et des libertés à Djibouti.
C'est
lui qui, avec des moyens pourtant simples mais avec
une énergie remarquable, a impulsé la communication et la liberté
d'expression pour toutes et pour tous, sans censure. Le site de l'ARDHD a été
le premier à informer le monde entier sur les dérives du régime.
Grâce à lui, de
nombreux prisonniers politiques ont reçu un soutien déterminant,
des enfants mineurs emprisonnés avec les adultes
à Gabode ont été libérés aussitôt que
l'information a été mise en ligne, etc...

Aujourd'hui le Général
Zakaria poursuit l'ARDHD et son Président devant la Justice au motif de
son honneur bafoué.
Avec une certaine malice,
nous aurions tendance à penser, au sein du GED, qu'il inverse les rôles
et que ce devrait être le contraire, car dans le domaine de
l'honneur du supposé Général, il
y a beaucoup de choses à dire et tout n'a pas encore été
dévoilé, ce qui devrait arriver au cours des prochaines semaines,
des prochains mois.
La liste des actions potentiellement
illicites, qui ne manquera pas d'être présentée au tribunal,
preuves et témoignages à l'appui, pourrait être longue et
étonner certains du fait qu'un seul homme en soit le responsable, sinon
l'auteur direct.
Il
ne faut pas oublier que la majorité des militaires djiboutiens ont conservé
intact le sens de l'honneur comme celui de leur famille et
qu'ils sont absolument scandalisés par certaines méthodes en vigueur
au sein du Haut-Commandement.
C'est
dans le respect de l'honneur des Armées et de leur conscience
personnelle qu'ils pourraient apporter leur contribution et des informations
complémentaires sur certains cas flagrants, qu'ils
ont constatés et qui les ont parfois bouleversés.

Le
Général, en fait "Zakaria", était sergent fourrier
des Troupes de Marine de l'Armée française, avant l'indépendance.
Comment a-t-il
réussi un parcours qui l'a conduit rapidement de ce grade, somme toute,
extrêmement modeste à la position de Général de l'Armée
djiboutienne ?
Que s'est-il passé, que se passe-t-il dans le camp
Cheikh Osman où il a établi son campement à l'abri des regards
indiscrets et sous la protection de soldats rapprochés et triés
sur le volet pour leur fidélité (durera-t-elle ?).
On
a parlé à certaines époques d'un possible lieu d'entraînement
des groupuscules intégristes musulmans envoyés au Kenya via la Somalie,
ce qui serait confirmé par une documentation assez
importante sur le sujet.
Mais
l'affaire dépasse largement la simple personnalité contestée
du Général et ses actes dont certains auraient exécutés
en bafouant à la fois la Loi et l'honneur.

L'affaire
Zakaria touche de plein fouet le régime tout entier et elle l'ébranle.
Car c'est
bien de cela dont il sera question dans les prochains mois, jusqu'au jour du procès
où seront étalées publiquement les preuves des violations
des Droits de l'Homme et d'une possible mise en cause pour Crimes contre l'humanité.
Car
souvenons-nous que c'est l'ARDHD qui avait déposé le 4 mars 1999,
une plainte pour Crimes contre l'humanité à l'encontre d'Hassan
GOULED et d'Ismaïl OMAR (*), ce qui avait fait grand bruit à l'époque
: l'information a même été reprise par le département
d'État des USA !.
Jean-Loup Schaal, fort intelligemment, a bien compris que le combat n'était
pas contre le seul Général Zakaria, au motif que le site de l'ARDHD
aurait publié, se plaint-il, quelques phrases peu aimables à son
sujet (ce qui est une broutille dans le contexte), mais qu'il était engagé
contre Ismaïl OMAR GUELLEH et son régime "pourri" par l'affairisme
mafieux.
L'enjeu
est à ce niveau et on pourrait vraiment parler de chance.
Un tremplin
médiatique idéal qui s'offre pour dénoncer les violations
des Droits Humains à Djibouti
En
effet la situation à Djibouti a toujours été fort peu médiatisée,
d'abord parce que la France, forte de sa sur-représentation militaire,
économique et diplomatique, n'a jamais souhaité soulever le pesant
couvercle qu'elle a appliqué sur toutes les informations et ensuite parce
que l'importance de la population n'en fait pas une destination majeure des journalistes
en quête de sensationnel.

Aujourd'hui la donne pourrait changer.
Cette
affaire est un véritable tremplin médiatique pour dénoncer
la situation et toutes les violations des Droits de l'Homme qui ont été
commises depuis l'indépendance.
En
quelques heures, Jean-Loup Schaal a déjà reçu le soutien
de nombreuses associations (on parle de Survie, de RSF, d'Actus et de bien d'autres
qui pourraient se déclarer dans les prochains jours) et il devrait l'utiliser
avec succès, pour le plus grand profit du Peuple djiboutien, qu'il n'a
jamais cessé de soutenir.
Dans ce mouvement, il est aussi possible que des
victimes surmontant la peur bi-décennale que leur inspire le
régime et ses barbouzes (formés en Somalie de Syiad Barré
et en Éthiopie de Menguitsu), se décident
à témoigner de ce qu'elles ont subi : tortures, exécutions
de proches, spoliations, viols, etc... et le GED fera tout pour les encourager
à porter plainte et à les assister sur différents plans :
judiciaires et sécurité en particulier comme à
exiger pour eux et leurs familles des réparations financières pour
les préjudices subis.
Le problème devrait
finalement échouer entre les mains d'Ismaïl OMAR , qui, avec l'affaire
Borrel et ses développements, n'a certainement pas besoin de cela.
Tout
ce déballage ne fera que renforcer l'image d'un criminel potentiel aux
yeux de l'opinion publique et la France pourrait finir par le lâcher à
sa Justice, ne pouvant plus décemment soutenir
un tel monstre aux yeux de la Communauté nationale comme internationale.

Quels mots échangeront les
deux hommes dans les prochains jours : le Général Zakaria et IOG
? Peut-être le saurons-nous un jour ?
Le
combat médiatique ne se gagne pas comme une guerre ...
Le
climat risque de devenir tendu entre eux, avec cette histoire invraisemblable
qui a été déclenché par le Général Zakaria,
qui, souffrant peut-être d'un certain déficit culturel, ou mal conseillé
par l'avocat repenti (torturé, à l'agonie
en un temps et sauvé grâce à l'intervention de l'ARDHD provoquant
une véritable levée de boucliers), Me Aref, n'a pas compris
qu'il fallait réfléchir à plusieurs reprises avant d'engager
les hostilités sur le terrain médiatique.
Les règles
y sont différentes. Il est plus difficile de gagner la bataille contre
un support reconnu, lu et apprécié dans le monde entier, que fortement
armé contre des civils sans défense, comme
à Bankoualé et dans ses environs.
Mais reconnaissons,
compte-tenu de l'ampleur que prend déjà l'affaire, quarante-huit
heures après la publication du communiqué de l'ARDHD, que le Général
Zakaria Cheikh Ibrahim vient de remporter une bataille (à son corps défendant,
car nous serions surpris qu'il en apprécie les effets secondaires) : celle
de faire la une de toute l'actualité
djiboutienne et nous savons que certains ne se priveront
pas de l'occasion pour colporter ce qu'ils ont subi et/ou ce qu'ils savent sur
les aspects cachés de sa personnalité aux multiples facettes.

(*) Le Procureur de Paris avait rejeté la Plainte
au motif que Gouled, en sa qualité de Chef d'un État, bénéficiait
d'une immunité. (Le motif était contestable, puisqu'il semblerait,
selon la législation internationale qui tend à se mettre en place,
qu'il ne puisse pas y avoir d'immunité en matière de Crimes contre
l'humanité). Mais rien n'est perdu, car les Crimes contre l'Humanité
sont imprescriptibles ...

Une
pointe de sourire pour conclure cet article.

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Le
CEMGA, le Général Fathi A BELIKI, après des années
d'études aurait mis au point l'Arme de destruction massive dont il compte
équiper l'Artillerie djiboutienne.
Un
projet monté sur support motorisé serait à l'étude
mais là encore c'est du domaine du


