L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 08-Nov-2004 17:30 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

 

 

08/11/04 – DJIBOUTI - Le procès en diffamation intenté en France par le Général Zakaria Cheick Ibrahim à l’encontre de l’ARDHD – en la personne de son président JL SCHAAL – risquerait bien de provoquer un « effet boomerang ».

Par Bouh WARSAMA..

Il était naturel que le Président du GED soit le premier à signer la pétition mise en ligne par l'ARDHD, car nul ne saurait contester le fait que Jean-Loup Schaal est et restera le pionnier métropolitain de la Défense des Droits de l'Homme et des libertés à Djibouti.

C'est lui qui, avec des moyens pourtant simples mais avec une énergie remarquable, a impulsé la communication et la liberté d'expression pour toutes et pour tous, sans censure. Le site de l'ARDHD a été le premier à informer le monde entier sur les dérives du régime.

Grâce à lui, de nombreux prisonniers politiques ont reçu un soutien déterminant, des enfants mineurs emprisonnés avec les adultes à Gabode ont été libérés aussitôt que l'information a été mise en ligne, etc...



Aujourd'hui le Général Zakaria poursuit l'ARDHD et son Président devant la Justice au motif de son honneur bafoué.

Avec une certaine malice, nous aurions tendance à penser, au sein du GED, qu'il inverse les rôles et que ce devrait être le contraire, car dans le domaine de l'honneur du supposé Général, il y a beaucoup de choses à dire et tout n'a pas encore été dévoilé, ce qui devrait arriver au cours des prochaines semaines, des prochains mois.

La liste des actions potentiellement illicites, qui ne manquera pas d'être présentée au tribunal, preuves et témoignages à l'appui, pourrait être longue et étonner certains du fait qu'un seul homme en soit le responsable, sinon l'auteur direct.

Il ne faut pas oublier que la majorité des militaires djiboutiens ont conservé intact le sens de l'honneur comme celui de leur famille et qu'ils sont absolument scandalisés par certaines méthodes en vigueur au sein du Haut-Commandement.

C'est dans le respect de l'honneur des Armées et de leur conscience personnelle qu'ils pourraient apporter leur contribution et des informations complémentaires sur certains cas flagrants, qu'ils ont constatés et qui les ont parfois bouleversés.


Le Général, en fait "Zakaria", était sergent fourrier des Troupes de Marine de l'Armée française, avant l'indépendance.

Comment a-t-il réussi un parcours qui l'a conduit rapidement de ce grade, somme toute, extrêmement modeste à la position de Général de l'Armée djiboutienne ?

Que s'est-il passé, que se passe-t-il dans le camp Cheikh Osman où il a établi son campement à l'abri des regards indiscrets et sous la protection de soldats rapprochés et triés sur le volet pour leur fidélité (durera-t-elle ?).

On a parlé à certaines époques d'un possible lieu d'entraînement des groupuscules intégristes musulmans envoyés au Kenya via la Somalie, ce qui serait confirmé par une documentation assez importante sur le sujet.

Mais l'affaire dépasse largement la simple personnalité contestée du Général et ses actes dont certains auraient exécutés en bafouant à la fois la Loi et l'honneur.

L'affaire Zakaria touche de plein fouet le régime tout entier et elle l'ébranle.

Car c'est bien de cela dont il sera question dans les prochains mois, jusqu'au jour du procès où seront étalées publiquement les preuves des violations des Droits de l'Homme et d'une possible mise en cause pour Crimes contre l'humanité.

Car souvenons-nous que c'est l'ARDHD qui avait déposé le 4 mars 1999, une plainte pour Crimes contre l'humanité à l'encontre d'Hassan GOULED et d'Ismaïl OMAR (*), ce qui avait fait grand bruit à l'époque : l'information a même été reprise par le département d'État des USA !.

Jean-Loup Schaal, fort intelligemment, a bien compris que le combat n'était pas contre le seul Général Zakaria, au motif que le site de l'ARDHD aurait publié, se plaint-il, quelques phrases peu aimables à son sujet (ce qui est une broutille dans le contexte), mais qu'il était engagé contre Ismaïl OMAR GUELLEH et son régime "pourri" par l'affairisme mafieux.

L'enjeu est à ce niveau et on pourrait vraiment parler de chance.

Un tremplin médiatique idéal qui s'offre pour dénoncer les violations des Droits Humains à Djibouti

En effet la situation à Djibouti a toujours été fort peu médiatisée, d'abord parce que la France, forte de sa sur-représentation militaire, économique et diplomatique, n'a jamais souhaité soulever le pesant couvercle qu'elle a appliqué sur toutes les informations et ensuite parce que l'importance de la population n'en fait pas une destination majeure des journalistes en quête de sensationnel.



Aujourd'hui la donne pourrait changer.

Cette affaire est un véritable tremplin médiatique pour dénoncer la situation et toutes les violations des Droits de l'Homme qui ont été commises depuis l'indépendance.

En quelques heures, Jean-Loup Schaal a déjà reçu le soutien de nombreuses associations (on parle de Survie, de RSF, d'Actus et de bien d'autres qui pourraient se déclarer dans les prochains jours) et il devrait l'utiliser avec succès, pour le plus grand profit du Peuple djiboutien, qu'il n'a jamais cessé de soutenir.

Dans ce mouvement, il est aussi possible que des victimes surmontant la peur bi-décennale que leur inspire le régime et ses barbouzes (formés en Somalie de Syiad Barré et en Éthiopie de Menguitsu), se décident à témoigner de ce qu'elles ont subi : tortures, exécutions de proches, spoliations, viols, etc... et le GED fera tout pour les encourager à porter plainte et à les assister sur différents plans : judiciaires et sécurité en particulier comme à exiger pour eux et leurs familles des réparations financières pour les préjudices subis.

Le problème devrait finalement échouer entre les mains d'Ismaïl OMAR , qui, avec l'affaire Borrel et ses développements, n'a certainement pas besoin de cela.

Tout ce déballage ne fera que renforcer l'image d'un criminel potentiel aux yeux de l'opinion publique et la France pourrait finir par le lâcher à sa Justice, ne pouvant plus décemment soutenir un tel monstre aux yeux de la Communauté nationale comme internationale.



Quels mots échangeront les deux hommes dans les prochains jours : le Général Zakaria et IOG ? Peut-être le saurons-nous un jour ?

Le combat médiatique ne se gagne pas comme une guerre ...

Le climat risque de devenir tendu entre eux, avec cette histoire invraisemblable qui a été déclenché par le Général Zakaria, qui, souffrant peut-être d'un certain déficit culturel, ou mal conseillé par l'avocat repenti (torturé, à l'agonie en un temps et sauvé grâce à l'intervention de l'ARDHD provoquant une véritable levée de boucliers), Me Aref, n'a pas compris qu'il fallait réfléchir à plusieurs reprises avant d'engager les hostilités sur le terrain médiatique.

Les règles y sont différentes. Il est plus difficile de gagner la bataille contre un support reconnu, lu et apprécié dans le monde entier, que fortement armé contre des civils sans défense, comme à Bankoualé et dans ses environs.

Mais reconnaissons, compte-tenu de l'ampleur que prend déjà l'affaire, quarante-huit heures après la publication du communiqué de l'ARDHD, que le Général Zakaria Cheikh Ibrahim vient de remporter une bataille (à son corps défendant, car nous serions surpris qu'il en apprécie les effets secondaires) : celle de faire la une de toute l'actualité djiboutienne et nous savons que certains ne se priveront pas de l'occasion pour colporter ce qu'ils ont subi et/ou ce qu'ils savent sur les aspects cachés de sa personnalité aux multiples facettes.



(*) Le Procureur de Paris avait rejeté la Plainte au motif que Gouled, en sa qualité de Chef d'un État, bénéficiait d'une immunité. (Le motif était contestable, puisqu'il semblerait, selon la législation internationale qui tend à se mettre en place, qu'il ne puisse pas y avoir d'immunité en matière de Crimes contre l'humanité). Mais rien n'est perdu, car les Crimes contre l'Humanité sont imprescriptibles ...

Une pointe de sourire pour conclure cet article.

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Le CEMGA, le Général Fathi A BELIKI, après des années d'études aurait mis au point l'Arme de destruction massive dont il compte équiper l'Artillerie djiboutienne.

Un projet monté sur support motorisé serait à l'étude mais là encore c'est du domaine du