







Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale
"
La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect
de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".


14/11/04
- RELIGION - A chacun ses fondamentalistes, ses extrémismes
et ses intégrismes pas forcément religieux mais qui se masquent
derrière pour justifier leurs excès.
Par
Safouane Abdillahi.
Régime
autoritaire : Régime à exécutif non contrôlé
- Régime absolutiste, dictatorial, ferme, fort.
Un
régime peut être autoritaire sans pour autant être une dictature.
L'autoritarisme se limitera alors à un Etat fort et policier, avec des
lois strictes, des libertés très encadrées...
Ce
régime favorisera l'expansion de toutes sortes de polices et tentera de
limiter les partis politiques.
Les
pays occidentaux dits démocratiques ressemblent fort à des régimes
autoritaires, libéraux...
De
nos jours, on parle de fondamentalisme ou d'intégrisme pour des régimes
dits religieux qui traduisent leur "foi" par la construction d'Etats
à tendance autoritaire. Ils prétendent revenir à une forme
de pureté en pratiquant une stricte observance des doctrines de prophètes,
de traditions ou de textes sacrés.
Ce
n'est pas le fait qu'ils placent la religion au coeur de la politique et de l'État
qui leur est reproché, mais les dérapages vers l'intolérance,
la répression violente de celles et ceux qui ne veulent pas suivre à
la lettre leurs doctrines.
Un
Etat fondé sur la religion n'est pas forcément intégriste,
fondamentaliste. Mais quand on parle d'intégrisme ou de fondamentalisme,
il s'agit forcément de régimes autoritaires, voire dictatoriaux.
En
ce moment, on parle beaucoup de l'Islamisme, mais les juifs et les chrétiens
ont leurs intégristes, et on trouve encore de nos jours des fanatiques
dans toutes les prétendues religions (même en Inde). Et qu'on se
souvienne des guerres de religion en Europe et de l'inquisition...

L'intégrisme n'est qu'une forme
d'auto-aveuglement parmi d'autres, la pensée unique de la consommation
et des marchés en est une autre.
Le
fanatique s'enivre d'idéologie et de pureté.
L'approbation
du régime, la justification par une idéologie religieuse (ou autre
chose d'ailleurs), la stimulation collective..., le galvanisent et l'autorisent
à commettre toutes les barbaries. La "folie" collective rencontre
ses propres pulsions de mort et de destruction, ce qui donne un cocktail explosif.
De
notre point de vue, ce n'est pas l'idée de Dieu ou de religion qui est
en cause, mais le fait que des gens se servent du transcendant pour justifier
leurs vues et pratiques, comme d'autres se servent du communisme, du sentiment
national ou de l'économie.
Il
ne faut pas oublier que l'on peut être très croyant, sans être
autoritaire ni fanatique.
L'intégrisme,
le fanatisme peuvent avoir d'autres racines que "religieuses".
Au
Cambodge, Pol Pot n'avait pas besoin d'être croyant pour massacrer "ses"
hérétiques ; Staline non plus alors que Fidel Castro perpétue
la tradition et a fait de Cuba la plus grande prison pour journalistes au monde..
Le
capitalisme a aussi ses intégristes, il peut être comparé
a une "religion" fondamentaliste pour nombre de "penseurs"
qui ne raisonnent qu'en terme de concurrence et de compétition, en se moquant
des dégâts individuels et collectifs.
Ceux
qui croient, ou font semblant de croire, à la main invisible et bénéfique
du marché, sont tout aussi irrationnels et aveugles que ceux qui veulent
imposer des traditions barbares à toute une population.
Ce
qui ne veut pas dire que toute conviction forte et affirmée est fanatique
et totalitaire, comme voudraient nous le faire croire les tenants du conformisme
douceâtre ou de la pensée unique.
