L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 16-Nov-2004 16:01 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

" La liberté du citoyen qui gouverne un pays se définit par le respect de la liberté de l'autre citoyen et le souci constant du bien de tous".

 

16/11/04 - CHRONIQUE - Les " Affaires " et les événements de la Côte d'Ivoire inondent les pages des journaux français alors que l'essai d'un vaccin contre le SIDA passerait presque inaperçu.

Par M Docteur Rachid.

 

En première page des quotidiens on peut voir les gros titres du genre

" Écoutes téléphoniques : le procès tardif d'un système " . Joutes oratoires entre avocats alors que Me Francis Szpiner, avocat de Christian Prouteau bondit en s'exclamant

" Je demande que M Barre soit entendu, l'État ne peut s'exonérer de ses responsabilités ...".

Ndlr : On suppose que dans son esprit il fait aussi allusion à l'Affaire de l'assassinat du Juge Bernard Borrel....

" Le tribun d'Abidjan : remarquable communicateur " La machine G'Blé Goudé, le catalyseur des "jeunes patriotes", transforme une conférence de presse en un meeting avec un ... show... à l'américaine.

" Coiln Powel quitte Bush " : lassé d'avaler des " couleuvres ", le Secrétaire d'État - considéré comme un modéré bien utile - laisse la place aux jeunes faucons qui gravitent autour du président américain.

" Coup de filet en Corse " : treize personnes soupçonnées d'appartenir à l'organisation " Clandestini Corsi " ayant revendiqué des attentats perpétrés contre la communauté musulmane ont été interpellées …..

L'essai d'un vaccin contre le SIDA passerait presque inaperçu dans la presse.

Pour celles et ceux qui ne limitent la lecture de leurs journaux qu'aux grands titres, il y a peu de chance qu'ils ou elles apprennent que des essais d'un vaccin contre le SIDA sont en cours.

Alors que la mise sur le marché dudit vaccin susceptible de prévenir ou d'atténuer la maladie a été annoncée comme n'étant pas attendue avant 2010, voire 2013 afin de ne pas donner de faux espoirs dans l'immédiat aux victimes de cette grande maladie qui décime chaque année des dizaines de millions d'être humains - tout particulièrement en Afrique subsaharienne et moyen orientale.

En France, l'Agence Nationale de Recherches sur le SIDA ( ANRS ) a lancé hier un appel à volontaires pour participer à un nouvel essai d'un éventuel vaccin préventif contre le SIDA.

La mise sur le marché de première génération susceptible pour le moins d'atténuer fortement les effets de la maladie et de prévenir l'infection dans le meilleur des cas n'est pas attendue dans l'immédiat ; pas avant 2010 voire 2013.

C'est avec une certaine réserve d'usage que le Professeur Michel Kazatchkine - directeur de l'ANRS - s'est adressé à la presse spécialisée tout en précisant que différentes préparations vaccinales sont testées actuellement dans le monde.

Pour l'ANRS, il s'agit d'un premier essai en phase 2 d'un prototype de vaccin préventif contre le SIDA organisé en Europe.

L'ANRS a " besoin de façon urgente de 70 personnes volontaires " séronégatives, âgées entre 21 et 50 ans ayant un faible risque de contamination par le virus du SIDA et prêtes à s'engager bénévolement dans un essai de plusieurs mois à Paris, Toulouse, Nantes ou Marseille.

Comme l'a déclaré le Professeur Michel Kazatchkine " pour avoir 70 volontaires il faut au moins 700 personnes qui répondent aux critères de l'appel lancé … ".

Les volontaires participeront à un essai vaccinal visant à définir la " meilleure dose du candidat-vaccin ANRS VAC 18 " permettant de provoquer une réponse immunitaire adaptée.

On en vient à souhaiter que le Ministère djiboutien de la Santé entre en contact avec le Professeur Michel Kazatchkine de l'Agence Nationale de Recherches sur le SIDA ( ANRS ) à Paris afin d'étudier la faisabilité pour que de tels essais de vaccin puissent être effectués directement aussi à Djibouti.

Tout au plus pourrait-on éventuellement se voir opposer une "fin de non recevoir" qui nous semble bien peu probable compte tenu des relations entretenues entre la France et Djibouti en matière de Santé publique. Avec toutes les précautions de préservation de la santé des volontaires souhaitant tester ce vaccin, ceci permettrait de contribuer à "ouvrir la porte" à l'une des possibilités susceptible pour le moins d'atténuer fortement les effets de la maladie et de prévenir l'infection dans le meilleur des cas dans quelques 6 années.

Lorsque nous aurons compris qu'il convient d'Avancer et non de subir - dans tous les domaines et quels qu'ils soient - nous aurons fait alors un grand pas.