







Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale




18/11/04
- Si DJIBOUTI m'était conté - La
force d'Ismaïl OMAR GUELLEH fut sa faculté de persuasion, la faiblesse
d'Hassan GOULED APTIDON fut de lui faire totalement confiance alors que la Kabyo
jouait au " chef d'orchestre " dans l'ombre du pouvoir...
Par
Ismaël GUELDON WARSAMA.
Hassan
GOULED APTIDON avait déjà reçu tout ce qu'il voulait de la
République française d'alors qui lui remettait au matin du 27 juin
1977 les clés de la maison " Territoire des Afars et des Issas
".
Dès
lors il croyait pouvoir diriger un ex- "territoire d'outre-mer" devenu
"République de Djibouti", avec hymne, drapeau, "lois de
pays", " Constitution à créer " "palais résidentiel
transformé en présidentiel" fraîchement repeint et équipé
de mobiliers adaptés au niveau des besoins avec en contrepartie une représentation
diplomatique française omniprésente et choisie car très attentive
aux moindres besoins du pouvoir pour autant que la présence militaire française
soit maintenue dans le pays et cela ad vitam eternam
.
Notre
jeune république naissait sous de bons auspices du fait de son importance
comme plate forme financière, stratégique et géopolitique
alors que sa monnaie - le Franc Djibouti - était indexée à
une certaine valeur or de l'USD..
La
plus grande erreur de celui qui mena le pays sur le chemin de l'indépendance
fut de respecter ses engagements pris à une époque en acceptant
à ses côtés un Ismaïl OMAR GUELLEH mais surtout de
ne pas discerner derrière lui l'ombre de la grande manipulatrice et illusionniste
qu'est Kadra MAHAMOUD HAÏD qui - dès lors - va utiliser toutes les
ficelles sous les impulsions de son ambition démesurée pour semer
avec machiavélisme une zizanie au sein de la nouvelle intelligentsia et
bourgeoisie djiboutiennes.
Très
tôt, le couple va créer son propre État
dans la République ; "État" dans lequel ils vont l'un
est l'autre diviser pour asseoir leur autorité avec le temps tout en entretenant
des factions et des frictions.

Quand
la perversité d'une femme atteint un tel niveau et qu'elle est prête
à tout sacrifier à ses seules ambitions.
Étranges
similitudes entre " La Voisin " et " La Kabyo, serial killer de
l'après indépendance de Djibouti".
La
face cachée de la France du XVIIe siècle et du règne de Louis
XIV, celle des superstitions les plus folles a oublié une histoire souvent
méconnue, même si son héroïne possède une certaine
notoriété, celle de Catherine Monvoisin, dite La Voisin, accusée
de sorcellerie, décapitée et brûlée à Paris
en 1680.
Ce
sont ceux et celles, emprisonnés parce qu'ils et elles en savaient trop
ou qui ont réussi à s'exiler dans l'urgence en Allemagne ou en Angleterre
principalement et qui prendront plus tard la parole devant les Tribunaux pour
raconter ce que fut une femme tyrannique car aux ambitions démesurées
et qui n'hésitait pas à frapper son premier époux (étranges
coïncidences !!!), l'obligeant à prendre part à son "
commerce et à contribuer à ses seules et propres ambitions"
; elle finira par l'épouvanter par ses pratiques peu orthodoxes dans bien
des domaines.
La
Voisin sombrera vite dans la folie des grandeurs et la folie tout court, délaissant
les simples horoscopes et les mauvais sorts sans grande conséquence pour
se lancer dans les empoisonnements, les messes noires et les sacrifices de jeunes
enfants (ceci nous rappelle étrangement les trafics d'enfants à
partir de Djibouti ) avant que justice ne soit faite après la sombre "affaire
des Poisons".
Le
premier manipulé ne fut pas Hassan GOULED mais Ismaïl OMAR
car elle va le persuader d'utiliser les incompétences de ceux qui seront
influençables - elle les choisira intellectuellement inaptes à
de tels niveaux de responsabilités mais cupides et influents au sein de
leur tribu qui a des prolongements à Djibouti.
Certains
passeront ainsi du gardiennage des chameaux et des chèvres dans leur région
d'origine à de hautes responsabilités sans formation aucune ; avec
résidence, piscine et 4 X 4 climatisé aux pare chocs chromés.
Que
mes propos ne soient pas mal interprétés ; il n'y a aucun déshonneur
à être gardien de chameaux ou de chèvres car de plus un bon
ministre ne fait pas forcément un bon gardien d'animaux mais l'inverse
aussi.
Ce
que nous contestons de manière la plus formelle c'est qu'aussi bien la
KABYO qu'Ismaïl OMAR, tous deux ont privilégié l'inaptitude
et la cupidité au détriment des compétences acquises car
bien trop dangereuses pour leurs manigances.
Si
parmi les ministres de l'après indépendance on va trouver des personnalités
politiques à la hauteur de leur tâche et qui pour le moins vont s'efforcer
d'apprendre et de s'adapter au mieux de leurs responsabilités, au fur et
à mesure de leur "disparition" (parfois incohérente
car sujette à caution) c'est l'incompétence cupide et
asservie qui va être installée dans bien des ministères et
grands services de l'État.
Observez
ceux qui détiennent actuellement les portefeuilles de l'Intérieur,
des Finances, de la Défense Nationale, de l'Éducation Nationale
et de la Santé publique et vous admettrez que nous avons là une
bien triste "brochette " de ce que l'on fait de plus incompétent
et d'ignares patentés en matière de supposés ministres.
C'est
ainsi qu'au
lendemain des élections de 1999, va s'instaurer dans notre pays une forme
de hiérarchie dont on pourra relativiser le rang par rapport aux signes
extérieurs et visibles de richesse mais aussi comparativement à
la hauteur des pare chocs chromés et à la longueur des véhicules.
Par
ailleurs et bien avant les élections falsifiées d'avril 1999, qu'un
haut fonctionnaire ou qu'un ministre indélicat et au portefeuille ministériel
secondaire dans la hiérarchie des institutions construise une résidence
majestueuse ou élargisse un peu trop largement son parc de véhicules
et aussitôt la KABYO fera diligenter discrètement par les "
sbires d'Ismaïl OMAR " une enquête pour ensuite faire " chanter
" l'homme en question.
A
l'inverse d'Ismaïl OMAR elle ne s'embrassera pas de fioritures ou d'étudier
les risques potentiels et les conséquences des chantages directs qu'elle
effectuera sur telle personne plutôt qu'une autre ; nombreux furent ceux
qui bien vite - contraints et forcés par la crainte d'être emprisonnés
voire empoisonnés - vont rejoindre l'artificiel clan des "soumis à
la KABYO" qu'elle va ainsi constituer et élargir de mois en mois.
Bien
plus qu'aux ordres d'un Ismaïl OMAR - directeur de la sécurité
nationale d'alors et se positionnant comme dauphin du président - ce "
clan des soumis " sera aux ordres inconditionnels de la KABYO qui va imposer
toutes ses volontés ; exception faite tout de même pour quelques
hommes et femmes qui gravitaient et gravitent autour du pouvoir actuel ; ils et
elles se sont jurés et jurent encore aujourd'hui d'avoir " sa peau
".
Leur
message est clair. Ils et elles ne cachent pas leurs intentions considérant
que les affronts et surtout les morts imputables à Kadra MAHAMOUD HAÏD
réclament de leurs tombes " le prix du sang ".

La
bonté naturelle et l'humanisme seront empoisonnés
par le machiavélisme d'une femme.
Si
de par ses qualités humaines hors du commun et son comportement exemplaire
de musulmane pratiquante et pieuse Mme Aîcha BOGORREH avait réussi
en son temps à faire la quasi unanimité des femmes et mères
djiboutiennes on se doit de reconnaître que Kadra MAHAMOUD HAÏD
est à l'inverse de cela. Elle est vraisemblablement la femme la moins respectée
du pays car peu respectable.
A
ses manipulations dans les milieux du pouvoir s'ajoutent un comportement dissolu,
éhonté voire une attitude impudique pour une femme musulmane et
s'il est un point c'est bien sur celui là que les familles djiboutiennes
la jugent et la condamnent.
Le
costume artificiel et institutionnel de quasi-autonomie de décision que
la KABYO s'est taillée sur mesure ne trouva jusqu'à ces derniers
mois qu'une seule femme pour s'opposer à ses desseins : c'était
notre regrettée sur Aïcha BOGORREH (AMIN) qui - malgré
son rang et ses prérogatives de première dame du pays à son
époque - comprit combien il serait difficile de contrer les ambitions incommensurables
d'une KABYO sans foi ni loi, se protégeant systématiquement derrière
un Ismaïl OMAR et qui n'hésitera pas à utiliser le poison
le moment venu pour se débarrasser de celle qui est encore présente
dans le cur des populations djiboutiennes.

La
force d'Ismaïl OMAR GUELLEH fut sa faculté de persuasion, la faiblesse
d'Hassan GOULED APTIDON fut de lui faire totalement confiance alors que la KABYO
jouait au " chef d'orchestre " dans l'ombre du pouvoir..
Les
intérêts et les ambitions d'Ismaïl OMAR et de la KABYO se conjuguant
étroitement, le dauphin d'Hassan GOULED va vite comprendre que la grande
préoccupation du président de la République est de protéger
sa famille à laquelle il est profondément attaché ; famille
au sens large où nous l'entendons car intégrant cousins, neveux
et nièces comme les enfants placés sous sa responsabilité
selon la sainte tradition de notre religion musulmane..
En
1977, Ismaïl OMAR a besoin de retrouver une crédibilité - largement
entachée par ses triples jeux d'avant l'indépendance (Renseignements
généraux français - Ali AREF BOURHAN - LPAI d'Hassan GOULED
et d'Ahmed DINI) -.
Il
va donc créer de faux complots d'alcôves supposés viser Hassan
GOULED et sa famille (allant même jusqu'à accuser Ahmed DINI d'en
fomenter) et sera bien aidé en cela par Kadra MAHAMOUD HAÏD.
Afin
de justifier ses affirmations auprès du président il préparera
en parallèles et de toutes pièces une série d'attentats qui
vont se succéder aux moments les plus cruciaux de son ascension vers la
présidence et dont les auteurs seront désignés par avance
parmi les " jeunes intellectuels les plus remuants ", chez les Afars
et les Gadaboursis.
Dès
qu'une tribu lui résiste - à lui et non à
l'État dirigé par Hassan GOULED - le "dauphin" l'inscrira
dans la programmation d'un futur attentat. Après avoir fait éliminer
les plus contestataires à son égard, les autres baisseront la tête
car une "irruption" des hommes des SDS dans le quartier ou vit la tribu
en question cela laisse des traces, y compris des viols et des exécutions
sommaires qui ne seront jamais relatés par la presse locale..
Il
trouvera en Moumin BAHDON un soutien et conseiller de la présidence qui
abondera dans son sens et n'hésitera pas à exprimer sa xénophobie..
Il
lui fera en un temps goûter de la prison de Gabode lorsque celui ci exprimera
en concurrent potentiel sa volonté d'accéder à la tête
de l'État puis le fera libérer alors qu'aujourd'hui l'homme "aux
cent milles vestes retournées" Moumin BAHDON FARAH est l'un de ses
plus fervents défenseurs.
Soucieux
d'asseoir son autorité que lui contestent certains notables locaux, Ismaïl
OMAR choisira alternativement comme cibles leurs cafés, hôtels ou
restaurants pour y faire perpétrer des attentats soit directement par
des hommes des Services Djiboutiens de Sécurité, soit accompagnant
l'homme chargé de jeter les engins explosifs comme ce fut le cas dans l'Affaire
du Café de Paris.
Aussi
surprenant que ceci pourrait paraître, des témoins de cet attentat
du Café de Paris affirment avoir vu quelques minutes avant l'attentat Awaleh
GUELLEH circulant dans un véhicule et en compagnie d'hommes des SDS.
Quant
à "l'honorable gargotier" Alpha Roméo - gérant
du bar l'Hystoril appartenant conjointement à Ismaël GUEDI HARED et
à Me MOURAD - suite à l'attentat perpétré par ADOUANI
sur ordre d'Ismaïl OMAR GUELLEH pour faire plier GUEDI HARED, il rejoignit
rapidement Ismaïl OMAR sachant qui était devenu "l'homme fort
du régime".
Les
forçant à l'exil ou laminant les milieux des jeunes intellectuels
contestataires Afars et Gadaboursis comme ceux des Issas et des djiboutiens
d'origine yéménite - auquel il va s'attaquer par la suite - le
programme établi par Ismaïl OMAR GUELLEH va s'avérer très
efficace car non seulement il va rassurer Hassan GOULED sur ses parait-il capacités
en faisant arrêter presque immédiatement les supposés coupables
(pour cause ..., il les avait choisis par avance ), tranquilliser les membres
des Forces Françaises de Djibouti et leurs familles quant à leur
sécurité dans le pays, mais il va aussi développer et entretenir
une image fallacieuse " d'Homme au bâton " apte à maintenir
demain si nécessaire " l'Ordre dans le pays " ce qui le servira
grandement en 1999 et durant les années qui suivront.
Se
sachant de plus en plus contesté par les Abgal toutes tribus confondues,
Ismaïl OMAR va écarter dès les années 85 un à
un les hommes qui ne cesseront de tenter " d'ouvrir les yeux " à
un président Hassan GOULED qui lorsqu'il s'apercevra des années
plus tard de toutes les supercheries et des mensonges de son dauphin tentera de
réagir alors qu'il est déjà trop tard.

Ismaïl
OMAR GUELLEH est le " maître du pays " depuis des années
et il remettra bien vite le vieux président Hassan GOULED au "placard"
sous la menace et en le reléguant à un rôle similaire à
celui qu'avait sous la 4ème république René Coty en France.
Hassan
GOULED APTIDON n'ayant quasiment plus aucun pouvoir, le patron du Palais de l'Escale
c'est Ismaïl OMAR qui menacera de faire " liquider " un à
un les membres de clan GOULED.
Le
vieux chef baissera la tête car il sait que selon les accords internationaux
et pour diverses autres raisons "l'ordre doit règner
à Djibouti" et il tient à chaque membre de sa famille
pour ne pas se lancer dans un combat qui affaiblirait vraisemblement les Issas
en les divisant.
Il
quittera le pouvoir pour se laisser enfermer dans sa résidence sous surveillance
constante des hommes des SDS depuis 1997.
Quant
à Kadra MAHAMOUD HAÏD elle mettra fin à sa manière à
la querelle qui l'oppose à Aïcha BOGORREH en lui rendant visite pour
une réconciliation et en femme machiavélique qu'elle est, versera
quelques gouttes de poison dans une tasse de café.
Quelques
heures après son départ, Aïcha BOGORREH mourra dans d'atroces
souffrances suite à ce que l'on a considèré être un
empoisonnement.

Ismaïl
OMAR GUELLEH a hérité des institutions d'Hassan GOULED APTIDON
qu'il a menées à la catastrophe depuis 1999
et en 5 années ce qui constitue un triste record.
Mais
reconnaissons lui une innovation par sa méthode efficace pour obtenir beaucoup
de Paris par le chantage perpétuel au départ des
Forces françaises de Djibouti et de leurs familles !!!.
Déstabilisé
par l'enquête judiciaire sur son rôle dans l'affaire de l'assassinat
du Juge français Bernard BORREL, abandonné par ses proches qui font
" bonne figure " mais s'apprêtent à quitter dans l'urgence
le navire en perdition,
Ismaïl
OMAR GUELLEH n'a plus d'amis y compris à Washington où l'administration
de M G.W BUSH s'accommoderait mal d'un dictateur peu fréquentable.
Il
est fort possible que la nouvelle année du futur calendrier djiboutien
soit fêtée avant ou après le 1er janvier 2005, allez savoir
?
mais
ce qui est certain c'est que le " cadeau de départ " qui va être
offert à Ismaïl OMAR et à la KABYO viendra assurément
de l'intérieur et peut être de ceux dont ils s'attendent le moins
???




Inch'Allah

