L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 18-Nov-2004 14:57 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

 

18/11/04 - Si DJIBOUTI m'était conté - La force d'Ismaïl OMAR GUELLEH fut sa faculté de persuasion, la faiblesse d'Hassan GOULED APTIDON fut de lui faire totalement confiance alors que la Kabyo jouait au " chef d'orchestre " dans l'ombre du pouvoir...

Par Ismaël GUELDON WARSAMA.

Hassan GOULED APTIDON avait déjà reçu tout ce qu'il voulait de la République française d'alors qui lui remettait au matin du 27 juin 1977 les clés de la maison " Territoire des Afars et des Issas ".

Dès lors il croyait pouvoir diriger un ex- "territoire d'outre-mer" devenu "République de Djibouti", avec hymne, drapeau, "lois de pays", " Constitution à créer " "palais résidentiel transformé en présidentiel" fraîchement repeint et équipé de mobiliers adaptés au niveau des besoins avec en contrepartie une représentation diplomatique française omniprésente et choisie car très attentive aux moindres besoins du pouvoir pour autant que la présence militaire française soit maintenue dans le pays et cela ad vitam eternam….

Notre jeune république naissait sous de bons auspices du fait de son importance comme plate forme financière, stratégique et géopolitique alors que sa monnaie - le Franc Djibouti - était indexée à une certaine valeur or de l'USD..

La plus grande erreur de celui qui mena le pays sur le chemin de l'indépendance fut de respecter ses engagements pris à une époque en acceptant à ses côtés un Ismaïl OMAR GUELLEH mais surtout de ne pas discerner derrière lui l'ombre de la grande manipulatrice et illusionniste qu'est Kadra MAHAMOUD HAÏD qui - dès lors - va utiliser toutes les ficelles sous les impulsions de son ambition démesurée pour semer avec machiavélisme une zizanie au sein de la nouvelle intelligentsia et bourgeoisie djiboutiennes.

Très tôt, le couple va créer son propre État dans la République ; "État" dans lequel ils vont l'un est l'autre diviser pour asseoir leur autorité avec le temps tout en entretenant des factions et des frictions.

Quand la perversité d'une femme atteint un tel niveau et qu'elle est prête à tout sacrifier à ses seules ambitions.

Étranges similitudes entre " La Voisin " et " La Kabyo, serial killer de l'après indépendance de Djibouti".

La face cachée de la France du XVIIe siècle et du règne de Louis XIV, celle des superstitions les plus folles a oublié une histoire souvent méconnue, même si son héroïne possède une certaine notoriété, celle de Catherine Monvoisin, dite La Voisin, accusée de sorcellerie, décapitée et brûlée à Paris en 1680.

Ce sont ceux et celles, emprisonnés parce qu'ils et elles en savaient trop ou qui ont réussi à s'exiler dans l'urgence en Allemagne ou en Angleterre principalement et qui prendront plus tard la parole devant les Tribunaux pour raconter ce que fut une femme tyrannique car aux ambitions démesurées et qui n'hésitait pas à frapper son premier époux (étranges coïncidences !!!), l'obligeant à prendre part à son " commerce et à contribuer à ses seules et propres ambitions" ; elle finira par l'épouvanter par ses pratiques peu orthodoxes dans bien des domaines.

La Voisin sombrera vite dans la folie des grandeurs et la folie tout court, délaissant les simples horoscopes et les mauvais sorts sans grande conséquence pour se lancer dans les empoisonnements, les messes noires et les sacrifices de jeunes enfants (ceci nous rappelle étrangement les trafics d'enfants à partir de Djibouti ) avant que justice ne soit faite après la sombre "affaire des Poisons".

Le premier manipulé ne fut pas Hassan GOULED mais Ismaïl OMAR car elle va le persuader d'utiliser les incompétences de ceux qui seront influençables - elle les choisira intellectuellement inaptes à de tels niveaux de responsabilités mais cupides et influents au sein de leur tribu qui a des prolongements à Djibouti.

Certains passeront ainsi du gardiennage des chameaux et des chèvres dans leur région d'origine à de hautes responsabilités sans formation aucune ; avec résidence, piscine et 4 X 4 climatisé aux pare chocs chromés.

Que mes propos ne soient pas mal interprétés ; il n'y a aucun déshonneur à être gardien de chameaux ou de chèvres car de plus un bon ministre ne fait pas forcément un bon gardien d'animaux mais l'inverse aussi.

Ce que nous contestons de manière la plus formelle c'est qu'aussi bien la KABYO qu'Ismaïl OMAR, tous deux ont privilégié l'inaptitude et la cupidité au détriment des compétences acquises car bien trop dangereuses pour leurs manigances.

Si parmi les ministres de l'après indépendance on va trouver des personnalités politiques à la hauteur de leur tâche et qui pour le moins vont s'efforcer d'apprendre et de s'adapter au mieux de leurs responsabilités, au fur et à mesure de leur "disparition" (parfois incohérente car sujette à caution) c'est l'incompétence cupide et asservie qui va être installée dans bien des ministères et grands services de l'État.

Observez ceux qui détiennent actuellement les portefeuilles de l'Intérieur, des Finances, de la Défense Nationale, de l'Éducation Nationale et de la Santé publique et vous admettrez que nous avons là une bien triste "brochette " de ce que l'on fait de plus incompétent et d'ignares patentés en matière de supposés ministres.

C'est ainsi qu'au lendemain des élections de 1999, va s'instaurer dans notre pays une forme de hiérarchie dont on pourra relativiser le rang par rapport aux signes extérieurs et visibles de richesse mais aussi comparativement à la hauteur des pare chocs chromés et à la longueur des véhicules.

Par ailleurs et bien avant les élections falsifiées d'avril 1999, qu'un haut fonctionnaire ou qu'un ministre indélicat et au portefeuille ministériel secondaire dans la hiérarchie des institutions construise une résidence majestueuse ou élargisse un peu trop largement son parc de véhicules et aussitôt la KABYO fera diligenter discrètement par les " sbires d'Ismaïl OMAR " une enquête pour ensuite faire " chanter " l'homme en question.

A l'inverse d'Ismaïl OMAR elle ne s'embrassera pas de fioritures ou d'étudier les risques potentiels et les conséquences des chantages directs qu'elle effectuera sur telle personne plutôt qu'une autre ; nombreux furent ceux qui bien vite - contraints et forcés par la crainte d'être emprisonnés voire empoisonnés - vont rejoindre l'artificiel clan des "soumis à la KABYO" qu'elle va ainsi constituer et élargir de mois en mois.

Bien plus qu'aux ordres d'un Ismaïl OMAR - directeur de la sécurité nationale d'alors et se positionnant comme dauphin du président - ce " clan des soumis " sera aux ordres inconditionnels de la KABYO qui va imposer toutes ses volontés ; exception faite tout de même pour quelques hommes et femmes qui gravitaient et gravitent autour du pouvoir actuel ; ils et elles se sont jurés et jurent encore aujourd'hui d'avoir " sa peau ".

Leur message est clair. Ils et elles ne cachent pas leurs intentions considérant que les affronts et surtout les morts imputables à Kadra MAHAMOUD HAÏD réclament de leurs tombes " le prix du sang ".

La bonté naturelle et l'humanisme seront empoisonnés par le machiavélisme d'une femme.

Si de par ses qualités humaines hors du commun et son comportement exemplaire de musulmane pratiquante et pieuse Mme Aîcha BOGORREH avait réussi en son temps à faire la quasi unanimité des femmes et mères djiboutiennes on se doit de reconnaître que Kadra MAHAMOUD HAÏD est à l'inverse de cela. Elle est vraisemblablement la femme la moins respectée du pays car peu respectable.

A ses manipulations dans les milieux du pouvoir s'ajoutent un comportement dissolu, éhonté voire une attitude impudique pour une femme musulmane et s'il est un point c'est bien sur celui là que les familles djiboutiennes la jugent et la condamnent.

Le costume artificiel et institutionnel de quasi-autonomie de décision que la KABYO s'est taillée sur mesure ne trouva jusqu'à ces derniers mois qu'une seule femme pour s'opposer à ses desseins : c'était notre regrettée sœur Aïcha BOGORREH (AMIN) qui - malgré son rang et ses prérogatives de première dame du pays à son époque - comprit combien il serait difficile de contrer les ambitions incommensurables d'une KABYO sans foi ni loi, se protégeant systématiquement derrière un Ismaïl OMAR et qui n'hésitera pas à utiliser le poison le moment venu pour se débarrasser de celle qui est encore présente dans le cœur des populations djiboutiennes.

La force d'Ismaïl OMAR GUELLEH fut sa faculté de persuasion, la faiblesse d'Hassan GOULED APTIDON fut de lui faire totalement confiance alors que la KABYO jouait au " chef d'orchestre " dans l'ombre du pouvoir..

Les intérêts et les ambitions d'Ismaïl OMAR et de la KABYO se conjuguant étroitement, le dauphin d'Hassan GOULED va vite comprendre que la grande préoccupation du président de la République est de protéger sa famille à laquelle il est profondément attaché ; famille au sens large où nous l'entendons car intégrant cousins, neveux et nièces comme les enfants placés sous sa responsabilité selon la sainte tradition de notre religion musulmane..

En 1977, Ismaïl OMAR a besoin de retrouver une crédibilité - largement entachée par ses triples jeux d'avant l'indépendance (Renseignements généraux français - Ali AREF BOURHAN - LPAI d'Hassan GOULED et d'Ahmed DINI) -.

Il va donc créer de faux complots d'alcôves supposés viser Hassan GOULED et sa famille (allant même jusqu'à accuser Ahmed DINI d'en fomenter) et sera bien aidé en cela par Kadra MAHAMOUD HAÏD.

Afin de justifier ses affirmations auprès du président il préparera en parallèles et de toutes pièces une série d'attentats qui vont se succéder aux moments les plus cruciaux de son ascension vers la présidence et dont les auteurs seront désignés par avance parmi les " jeunes intellectuels les plus remuants ", chez les Afars et les Gadaboursis.

Dès qu'une tribu lui résiste - à lui et non à l'État dirigé par Hassan GOULED - le "dauphin" l'inscrira dans la programmation d'un futur attentat. Après avoir fait éliminer les plus contestataires à son égard, les autres baisseront la tête car une "irruption" des hommes des SDS dans le quartier ou vit la tribu en question cela laisse des traces, y compris des viols et des exécutions sommaires qui ne seront jamais relatés par la presse locale..

Il trouvera en Moumin BAHDON un soutien et conseiller de la présidence qui abondera dans son sens et n'hésitera pas à exprimer sa xénophobie..

Il lui fera en un temps goûter de la prison de Gabode lorsque celui ci exprimera en concurrent potentiel sa volonté d'accéder à la tête de l'État puis le fera libérer alors qu'aujourd'hui l'homme "aux cent milles vestes retournées" Moumin BAHDON FARAH est l'un de ses plus fervents défenseurs.

Soucieux d'asseoir son autorité que lui contestent certains notables locaux, Ismaïl OMAR choisira alternativement comme cibles leurs cafés, hôtels ou restaurants pour y faire perpétrer des attentats soit directement par des hommes des Services Djiboutiens de Sécurité, soit accompagnant l'homme chargé de jeter les engins explosifs comme ce fut le cas dans l'Affaire du Café de Paris.

Aussi surprenant que ceci pourrait paraître, des témoins de cet attentat du Café de Paris affirment avoir vu quelques minutes avant l'attentat Awaleh GUELLEH circulant dans un véhicule et en compagnie d'hommes des SDS.

Quant à "l'honorable gargotier" Alpha Roméo - gérant du bar l'Hystoril appartenant conjointement à Ismaël GUEDI HARED et à Me MOURAD - suite à l'attentat perpétré par ADOUANI sur ordre d'Ismaïl OMAR GUELLEH pour faire plier GUEDI HARED, il rejoignit rapidement Ismaïl OMAR sachant qui était devenu "l'homme fort du régime".

Les forçant à l'exil ou laminant les milieux des jeunes intellectuels contestataires Afars et Gadaboursis comme ceux des Issas et des djiboutiens d'origine yéménite - auquel il va s'attaquer par la suite - le programme établi par Ismaïl OMAR GUELLEH va s'avérer très efficace car non seulement il va rassurer Hassan GOULED sur ses parait-il capacités en faisant arrêter presque immédiatement les supposés coupables (pour cause ..., il les avait choisis par avance ), tranquilliser les membres des Forces Françaises de Djibouti et leurs familles quant à leur sécurité dans le pays, mais il va aussi développer et entretenir une image fallacieuse " d'Homme au bâton " apte à maintenir demain si nécessaire " l'Ordre dans le pays " ce qui le servira grandement en 1999 et durant les années qui suivront.

Se sachant de plus en plus contesté par les Abgal toutes tribus confondues, Ismaïl OMAR va écarter dès les années 85 un à un les hommes qui ne cesseront de tenter " d'ouvrir les yeux " à un président Hassan GOULED qui lorsqu'il s'apercevra des années plus tard de toutes les supercheries et des mensonges de son dauphin tentera de réagir alors qu'il est déjà trop tard.

Ismaïl OMAR GUELLEH est le " maître du pays " depuis des années et il remettra bien vite le vieux président Hassan GOULED au "placard" sous la menace et en le reléguant à un rôle similaire à celui qu'avait sous la 4ème république René Coty en France.

Hassan GOULED APTIDON n'ayant quasiment plus aucun pouvoir, le patron du Palais de l'Escale c'est Ismaïl OMAR qui menacera de faire " liquider " un à un les membres de clan GOULED.

Le vieux chef baissera la tête car il sait que selon les accords internationaux et pour diverses autres raisons "l'ordre doit règner à Djibouti" et il tient à chaque membre de sa famille pour ne pas se lancer dans un combat qui affaiblirait vraisemblement les Issas en les divisant.

Il quittera le pouvoir pour se laisser enfermer dans sa résidence sous surveillance constante des hommes des SDS depuis 1997.

Quant à Kadra MAHAMOUD HAÏD elle mettra fin à sa manière à la querelle qui l'oppose à Aïcha BOGORREH en lui rendant visite pour une réconciliation et en femme machiavélique qu'elle est, versera quelques gouttes de poison dans une tasse de café.

Quelques heures après son départ, Aïcha BOGORREH mourra dans d'atroces souffrances suite à ce que l'on a considèré être un empoisonnement.

Ismaïl OMAR GUELLEH a hérité des institutions d'Hassan GOULED APTIDON qu'il a menées à la catastrophe depuis 1999 et en 5 années ce qui constitue un triste record.

Mais reconnaissons lui une innovation par sa méthode efficace pour obtenir beaucoup de Paris par le chantage perpétuel au départ des Forces françaises de Djibouti et de leurs familles !!!.

Déstabilisé par l'enquête judiciaire sur son rôle dans l'affaire de l'assassinat du Juge français Bernard BORREL, abandonné par ses proches qui font " bonne figure " mais s'apprêtent à quitter dans l'urgence le navire en perdition,

Ismaïl OMAR GUELLEH n'a plus d'amis y compris à Washington où l'administration de M G.W BUSH s'accommoderait mal d'un dictateur peu fréquentable.

Il est fort possible que la nouvelle année du futur calendrier djiboutien soit fêtée avant ou après le 1er janvier 2005, allez savoir ?

mais ce qui est certain c'est que le " cadeau de départ " qui va être offert à Ismaïl OMAR et à la KABYO viendra assurément de l'intérieur et peut être de ceux dont ils s'attendent le moins ???

Inch'Allah