Mr.
Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.
These
politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic
property of Djibouti Nation.
Amin.

30/10/03
- Le journal la Nation nous sort un excellent article sur le jeûne
en période de Ramadan.
El
Hadj, le croyant.
"
Money is money "
, on
ne peut que regretter que le ministre délégué
chargé des Biens Wakfs et des Affaires Islamiques, Cheik Mogueh
Dirir Samatar, n'assume pas ses responsabilités d'information
qu'il a vis-à-vis de tous les musulmans à Djibouti.
Vraisemblablement
trop préoccupé par d'autres sujets d'ordre matériel
et non spirituels, il nous permet hélas de constater qu'il
n'est présent sur le terrain religieux qu'au travers de quelques
actions ponctuelles et très limitées en période
de fêtes musulmanes mais surtout lorsque survient le moment
du pèlerinage à la Mecque.
Pèlerinage
qui revêt pour lui un grand intérêt - là
encore bien éloigné des préceptes religieux -
dont il peut en tirer largement substantiels
profits en détournant les aides financières pléthoriques
qu'offre le Royaume saoudien pour aider - parmi nous - les croyants
les plus démunis ou en faisant commerce et tirant
là encore des bénéfices substantiels - bien éloignés
des préceptes religieux de l'Islam - pour tout ce qui a trait
au déplacement et à l'hébergement à La
Mecque et sur le dos des croyants honnêtes et sincères
dans leur foi.
Cheik
Mogueh Dirir Samatar n'est pas un ministre délégué
chargé des Biens Wakfs et des Affaires Islamiques, il est dans
les faits démontrés le
ministre délégué chargé des Biens et des
Affaires de Cheik Mogueh Dirir Samatar et exclusivement que cela.
Il
rejoint en cela le système institutionnalisé et appliqué
par Ismaël Omar, Kadra Haïd, leurs familles et leurs "
serviteurs ".
Par
ailleurs et comme ceci l'a été écrit en introduction,
on ne peut que féliciter le rédacteur
de l'article de la Nation qui s'est efforcé d'expliquer le
plus clairement possible ce qu'est le jeûne en période
de ramadan.
A
ceci nous ajoutons - dans les lignes qui suivent - un complément
d'information et quelques considérations d'ordre personnel.
Ce n'est que
lorsque est atteinte la puberté, que nul ne saurait être
totalement dispensé du jeûne, qui
est une obligation personnelle (fard al-'ayn ) pour tout croyant considéré
comme étant saint d'esprit.
Seuls sont
prévus certaines mesures "d'allégements" notamment
pour les malades qui sont en danger de mort et qui en sont dispensés
comme peuvent l'être les personnes âgées affaiblies
par leur situation au regard de la santé et du vieillissement.
On constate
donc une fois encore et spécifiquement en période de
Ramadan que le Coran prend en considération le maintien de
la vie humaine qui est sa priorité.
Par contre,
si ces malades guérissent comme les vieillards si leur état
de santé s'améliore, obligation leur est faite de compenser
l'absence de jeûne - sur une période déterminée
- par l'octroi d'aumônes à des croyants plus humbles.
Ce principe
de partage de la nourriture et de l'aumône faite aux plus démunis
est omniprésent dans l'esprit du musulman en période
de Ramadan. Bon nombre d'entre eux invitent aussi à leur table
des non musulmans pour les associer à cette fête durant
le mois béni.
Nous avons
aussi le souvenir récent de non musulmans qui pratiquaient
et pratiquent encore le jeûne du Ramadan.
Respect des
musulmans pratiquant leur religion dans un pays musulman ?
Respect des
saines valeurs religieuses du Coran ?
Reconnaissance des bienfaits de cette période de jeûne
?.....
C'est vraisemblablement tout cela qui les fait agir ainsi, confirmant
en cela que la "Vérité"
ne se trouve pas dans une seule religion mais qu'il convient d'en
respecter les fondements de celle pratiquée par l'autre, a
fortiori lorsqu'elle est religion de paix et de partage.
La femme enceinte
ou la nourrice, les malades qui ne sont pas en danger de mort, le
voyageur - dès lors que le voyage présente quelque difficulté
importante - ceux enfin qui sont astreints à un travail pénible
ont le droit de rompre le jeûne, mais ils sont tenus ensuite
de remplacer scrupuleusement les jours omis, dès qu'ils le
peuvent.
Le
jeûne est l'un des cinq "piliers" (arkan ) de l'islam
et il engage toute la communauté musulmane tout
au long du mois sacré de Ramadan.
C'est ainsi
que la vie sociale revêt une réflexion profonde et spécifique
qui fait du jeûne un témoignage de l'ensemble de la communauté
musulmane du pays.
Des musulmans
qui ne pratiquent plus guère les prières quotidiennes
s'imposeront de jeûner.
Des incroyants
déclarés ne rompront pas le jeûne en public.
De l'aube au
coucher du soleil, la vie sociale est comme suspendue, et quand l'islam
est religion d'État, il appartient à la police des murs
(hisba ) et même à la police gouvernementale (shurta
) d'empêcher que l'on ne mange, ou ne boive, ou ne fume en public.
Dans les conditions
de vie à Djibouti comme celles qui prévalent dans un
monde dit moderne, certains travaux industriels notamment et ceux
qui imposent une activité physique intense, ne sont pas sans
poser des questions nouvelles mais aucun consensus officialisé
n'est intervenu pour modifier vraiment et profondément les
pratiques traditionnelles ce qui rend difficile parfois les conditions
de pratique du jeûne.
Cette
rigueur et cette unanimité, cette valeur sociale du jeûne
ne contredisent pas la portée proprement ascétique et
purificatrice, quasi sacrificielle, qu'aime à lui reconnaître,
à la suite du Coran, la spiritualité musulmane.
Sans doute
les nuits de ramadan sont parfois l'occasion de réjouissances,
voire de licences (suivant les pays et les moeurs), dès lors
qu'ont été remplies les strictes conditions du jeûne
diurne mais le message de Muhammad (Mahomet)
précise qu'il ne faut point passer tout le jour à dormir,
qu'il faut rester sobre la nuit, qu'il ne faut point manger ou boire
avec avidité dès le coucher du soleil, si
l'on veut que le jeûne garde son vrai sens qui est de combattre
les passions et de se rapprocher de l'âme d'Allah.
Le mois de
ramadan possède en outre une valeur commémorative, puisqu'il
est celui où "le Coran descendit comme direction pour
les hommes" (chapitre II, verset 185 du Coran).
C'est donc
bien la fête du Coran qui est célébrée
au cours de ce mois de jeûne (vingt-huit ou vingt-neuf jours),
qui devient une longue commémoration
de la "descente" du Livre.
Bien plus qu'un
livre qui ferait contrainte à chacun et à chacune d'entre-nous,
le Coran est à considérer comme un guide dont les "
les incroyants déclarés et reconnus " de l'Etat
djiboutien actuel devraient s'inspirer
pour mener en leur for intérieur une large réflexion
critique sur les actes qu'ils ont perpétrés et fait
mener par leurs " serviteurs " et "mercenaires",
ne serait-ce que depuis la dernière période de Ramadan.
Dans
le but de manger injustement
Une part des biens d'autrui.
Vous le savez parfaitement.
La
piété ne consiste pas
A pénétrer dans vos maisons par derrière.
El
Hadj, le croyant.