L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 30-Oct-2003 18:34 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.

These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.

Amin.



 

30/10/03 - Le journal la Nation nous sort un excellent article sur le jeûne en période de Ramadan.

El Hadj, le croyant.

 

" Money is money "…, on ne peut que regretter que le ministre délégué chargé des Biens Wakfs et des Affaires Islamiques, Cheik Mogueh Dirir Samatar, n'assume pas ses responsabilités d'information qu'il a vis-à-vis de tous les musulmans à Djibouti.

Vraisemblablement trop préoccupé par d'autres sujets d'ordre matériel et non spirituels, il nous permet hélas de constater qu'il n'est présent sur le terrain religieux qu'au travers de quelques actions ponctuelles et très limitées en période de fêtes musulmanes mais surtout lorsque survient le moment du pèlerinage à la Mecque.

Pèlerinage qui revêt pour lui un grand intérêt - là encore bien éloigné des préceptes religieux - dont il peut en tirer largement substantiels profits en détournant les aides financières pléthoriques qu'offre le Royaume saoudien pour aider - parmi nous - les croyants les plus démunis ou en faisant commerce et tirant là encore des bénéfices substantiels - bien éloignés des préceptes religieux de l'Islam - pour tout ce qui a trait au déplacement et à l'hébergement à La Mecque et sur le dos des croyants honnêtes et sincères dans leur foi.

Cheik Mogueh Dirir Samatar n'est pas un ministre délégué chargé des Biens Wakfs et des Affaires Islamiques, il est dans les faits démontrés le ministre délégué chargé des Biens et des Affaires de Cheik Mogueh Dirir Samatar et exclusivement que cela.

Il rejoint en cela le système institutionnalisé et appliqué par Ismaël Omar, Kadra Haïd, leurs familles et leurs " serviteurs ".

Par ailleurs et comme ceci l'a été écrit en introduction, on ne peut que féliciter le rédacteur de l'article de la Nation qui s'est efforcé d'expliquer le plus clairement possible ce qu'est le jeûne en période de ramadan.

A ceci nous ajoutons - dans les lignes qui suivent - un complément d'information et quelques considérations d'ordre personnel.

Ce n'est que lorsque est atteinte la puberté, que nul ne saurait être totalement dispensé du jeûne, qui est une obligation personnelle (fard al-'ayn ) pour tout croyant considéré comme étant saint d'esprit.

Seuls sont prévus certaines mesures "d'allégements" notamment pour les malades qui sont en danger de mort et qui en sont dispensés comme peuvent l'être les personnes âgées affaiblies par leur situation au regard de la santé et du vieillissement.

On constate donc une fois encore et spécifiquement en période de Ramadan que le Coran prend en considération le maintien de la vie humaine qui est sa priorité.

Par contre, si ces malades guérissent comme les vieillards si leur état de santé s'améliore, obligation leur est faite de compenser l'absence de jeûne - sur une période déterminée - par l'octroi d'aumônes à des croyants plus humbles.

Ce principe de partage de la nourriture et de l'aumône faite aux plus démunis est omniprésent dans l'esprit du musulman en période de Ramadan. Bon nombre d'entre eux invitent aussi à leur table des non musulmans pour les associer à cette fête durant le mois béni.

Nous avons aussi le souvenir récent de non musulmans qui pratiquaient et pratiquent encore le jeûne du Ramadan.

Respect des musulmans pratiquant leur religion dans un pays musulman ?

Respect des saines valeurs religieuses du Coran ?
Reconnaissance des bienfaits de cette période de jeûne ?.....
C'est vraisemblablement tout cela qui les fait agir ainsi, confirmant en cela que la "Vérité" ne se trouve pas dans une seule religion mais qu'il convient d'en respecter les fondements de celle pratiquée par l'autre, a fortiori lorsqu'elle est religion de paix et de partage.

La femme enceinte ou la nourrice, les malades qui ne sont pas en danger de mort, le voyageur - dès lors que le voyage présente quelque difficulté importante - ceux enfin qui sont astreints à un travail pénible ont le droit de rompre le jeûne, mais ils sont tenus ensuite de remplacer scrupuleusement les jours omis, dès qu'ils le peuvent.

Le jeûne est l'un des cinq "piliers" (arkan ) de l'islam et il engage toute la communauté musulmane tout au long du mois sacré de Ramadan.

C'est ainsi que la vie sociale revêt une réflexion profonde et spécifique qui fait du jeûne un témoignage de l'ensemble de la communauté musulmane du pays.

Des musulmans qui ne pratiquent plus guère les prières quotidiennes s'imposeront de jeûner.

Des incroyants déclarés ne rompront pas le jeûne en public.

De l'aube au coucher du soleil, la vie sociale est comme suspendue, et quand l'islam est religion d'État, il appartient à la police des mœurs (hisba ) et même à la police gouvernementale (shurta ) d'empêcher que l'on ne mange, ou ne boive, ou ne fume en public.

Dans les conditions de vie à Djibouti comme celles qui prévalent dans un monde dit moderne, certains travaux industriels notamment et ceux qui imposent une activité physique intense, ne sont pas sans poser des questions nouvelles mais aucun consensus officialisé n'est intervenu pour modifier vraiment et profondément les pratiques traditionnelles ce qui rend difficile parfois les conditions de pratique du jeûne.

Cette rigueur et cette unanimité, cette valeur sociale du jeûne ne contredisent pas la portée proprement ascétique et purificatrice, quasi sacrificielle, qu'aime à lui reconnaître, à la suite du Coran, la spiritualité musulmane.

Sans doute les nuits de ramadan sont parfois l'occasion de réjouissances, voire de licences (suivant les pays et les moeurs), dès lors qu'ont été remplies les strictes conditions du jeûne diurne mais le message de Muhammad (Mahomet) précise qu'il ne faut point passer tout le jour à dormir, qu'il faut rester sobre la nuit, qu'il ne faut point manger ou boire avec avidité dès le coucher du soleil, si l'on veut que le jeûne garde son vrai sens qui est de combattre les passions et de se rapprocher de l'âme d'Allah.

Le mois de ramadan possède en outre une valeur commémorative, puisqu'il est celui où "le Coran descendit comme direction pour les hommes" (chapitre II, verset 185 du Coran).

C'est donc bien la fête du Coran qui est célébrée au cours de ce mois de jeûne (vingt-huit ou vingt-neuf jours), qui devient une longue commémoration de la "descente" du Livre.

Bien plus qu'un livre qui ferait contrainte à chacun et à chacune d'entre-nous, le Coran est à considérer comme un guide dont les " les incroyants déclarés et reconnus " de l'Etat djiboutien actuel devraient s'inspirer pour mener en leur for intérieur une large réflexion critique sur les actes qu'ils ont perpétrés et fait mener par leurs " serviteurs " et "mercenaires", ne serait-ce que depuis la dernière période de Ramadan.

Dans le but de manger injustement
Une part des biens d'autrui.
Vous le savez parfaitement.

La piété ne consiste pas
A pénétrer dans vos maisons par derrière.

 

El Hadj, le croyant.

 

 

 

 

 

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