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Le
Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI
IFTIN
Commandant
le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

(cliquer
ici pour agrandir toutes les images)


21/11/04
- AFRIQUE - Le temps des dictatures
bananières serait-il révolu ?. Le président M Mwaï KIBAKI
au Kenya a ouvert une porte sur une autre manière de gouverner un pays
et ses populations.
Par Osman MAHAMOUD HANDOULEH.
Une
Cour de la nouvelle Justice zambienne s'est déplacée vendredi pour
visiter deux luxueuses résidences acquises par l'ex président Frederick
Chiluba avec des fonds financiers considérés
comme détournés.
Mis
en accusation dans diverses affaires de corruption qui s'accumulent les unes aux
autres, M Frederick Chiluba est resté sur le banc des accusés tandis
que les magistrats de la Cour, les Procureurs et ses avocats visitaient les deux
résidences à Kabulonga et Kalundu tout en faisant saisir sur place
des éléments qu'ils ont ajouté au dossier de justice.
D'après
l'accusation l'ex président Frederick Chiluba aurait acquis ces deux résidences
sur des fonds publics détournés pour les offrir à ses deux
avocats - comme il l'aurait fait avec plusieurs autres résidences de
haut standing au profit d'un avocat et de magistrats étrangers, de chefs
d'État
- .durant la période 1991/2001.
Impliqué
depuis 2003 dans de multiples affaires de corruption et de détournement
de fonds publics, une partie du dossier s'était enlisé dans des
procédures portant sur 488 000 USD de détournements alors que la
procédure relancée porterait pour ce seul
dossier sur une somme d'environ 800 000 USD avec les hommes d'affaires Faustin
Kabwe et Aaron Chungu.
L'avocat
du président Chiluba a déclaré qu'il était probable
qu'il ait à faire face à de nouvelles accusations.
Chiluba
aurait utilisé des fonds d'État pour acheter ces deux maisons qu'il
aurait ensuite revendu pour payer des factures.

Chiluba
est également accusé d'avoir détourné des dizaines
de millions de dollars d'argent public.
Il
s'est retiré il y a trois ans de la vie publique et dément avoir
détourné de l'argent pendant la décennie où il était
au pouvoir. Les deux maisons dont il est question ont été saisies
par l'État. L'ex président zambien aurait passé une heure
dans les bureaux de la commission mise en place pour enquêter sur la corruption
à l'époque où Chiluba et son entourage étaient au
pouvoir.
Frederic
Chiluba s'était déjà rendu au tribunal lundi 19 avril pour
une affaire de détournement de 4 millions de dollars alors que le 23 avril
2004 il était présenté devant la Justice pour une affaire
concernant 41 millions de dollars qui ont disparu.
Quant
au Président Gnasingbé Eyadema du Togo est assurément exceptionnel
comme homme d'État. Tout coordonnateur du groupe de contact de haut niveau
de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique
de l'Ouest) sur la Côte d'Ivoire qu'il est, le dernier dinosaure de l'Afrique
de l'Ouest, semble désormais s'inquiéter pour son sort.
En
effet, interpellé à Dakar (Sénégal) à la faveur
des sommets de l'UEMOA et de la CEDEAO en janvier 2004, sur la guerre civile en
terre ivoirienne, le Général Eyadéma n'a fait que tourner
autour du pot pour finir par exprimer ses angoisses.
"En
1990, c'était le Liberia qui était en guerre. Après ce fut
la Sierra Leone, la Guinée et aujourd'hui la Côte d'Ivoire . A qui
le tour ?". Dans la salle, les journalistes qui avaient tout compris, avaient
le sourire aux lèvres.
Pour
prouver que son inquiétude était réelle, Eyadéma avait
repris cette fois à Paris dans le cadre du Sommet France-Afrique, les mêmes
déclarations.
Sans
doute conscient des revers de ses propres turpitudes qui risquent de conduire
Djibouti dans le chaos, le président autoproclamé Ismaïl OMAR
GUELLEH tente maladroitement une campagne pour sa future et hypothétique
réélection.de force avec tous les couacs que cela comporte..
Il
cherche un "opposant de circonstances" pour légitimer
toutes ses illégalités d'avant, de pendant et d'après les
élections présidentielles. Ismaël
GUEDI HARED serait - dit-on - prêt à entrer sur la scène théâtrale
..., à ce jeu là
il a TOUT à perdre !!!!..

Arap
Moï, Frederick Chiluba
.Ismaïl OMAR GUELLEH pour un demain très
prôche..etc




Il
n'est un secret pour personne, la prochaine présidentielle djiboutienne
est lourde d'enjeux et de risques pour la paix et la stabilité déjà
chancelantes dans les pays de la Corne Est de l'Afrique.
Et
pour sûr, l'entêtement d'Ismaïl OMAR à oublier ses propres
promesses du passé en promettant TOUT et n'importe quoi pour l'après
2005 n'est pas pour arranger les choses. Mais Ismaïl OMAR GUELLEH comme tant
d'autres roitelets doivent se convaincre qu'ils rament à contre courant
de l'histoire ; cette histoire qui va les balayer inéluctablement demain
au réveil ou après demain
..

De
plus en plus les consciences s'éveillent en Afrique et sans que cela soit
très apparent les pensées ont évolué depuis 3 ans
à Djibouti alors que des citoyens ont engagé le combat pour sortir
leurs concitoyens de la résignation, du silence coupable qui autorisent
un chef d'Etat autoproclamé et la famille des HAÏD
à tout faire dans l'impunité la plus totale.

Comme
ceci fut le cas dans l'histoire du monde occidental, en Afrique les conflits armés
sont pour la plupart nés du refus de l'alternance démocratique.
Aujourd'hui, il est
vain de refuser d'observer strictement les principes cardinaux de l'État
de droit et de vouloir, dans le même temps, préserver la paix et
la stabilité sociale et politique. Si les peuples ne trouvent pas de recours
dans les institutions républicaines, il ne leur reste plus que les moyens
dont ils disposent eux-mêmes.
C'est
ce qui explique généralement les affrontements violents.
Les
peuples ne tolèrent plus que l'on biaise leurs réalités quotidiennes.
Alors que Kadra MAHAMOUD
HAÏD apparaît de moins en moins sur la scène publique et se
réfugie de plus en plus fréquemment dans l'une de ses résidences
parisiennes, Ismaïl OMAR GUELLEH en vient à s'en mêler les pinceaux
en se livrant à des gesticulations inutiles et sans conviction aucune dans
sa hilarante supposée campagne pour les présidentielles.....
Peut-être
a-t-il compris que l'heure est grave pour lui.
Il
fait face aujourd'hui à un dilemme : partir et se livrer aux poursuites
judiciaires qui ne manqueront sans doute pas ou rester au risque de mettre son
pays à feu et à sang et ce qui arrive à l'ancien Président
zambien, Frédéric Chiluba, n'est pas pour le rassurer.
Ce
dernier est aujourd'hui contraint d'aller montrer patte blanche devant les tribunaux
de son pays sur sa gestion des affaires de l'Etat durant son règne.
Même
après avoir réussi à faire élire son dauphin Levis
Mwanawassa à sa place, Chiluba est poursuivi pour corruption et détournements
de deniers publics.
C'est là un signal fort pour tous ces intouchables
qui gèrent les États africains comme des patrimoines exclusivement
personnels et confondent volontairement État et Affairisme mafieux.

Qu'importe
!, le sort de Chiluba inquiète plus d'un chef d'Etat africain.
Surtout
ceux qui sont déjà dans le collimateur des juridictions internationales
et de la Justice belge qui a retrouvé sa compétence
universelle.
Ismaïl
OMAR GUELLEH et ses homologues sont donc prévenus.
Parmi les potentiels
candidats à la justice internationale, l'on peut citer Dénis Sasou
Nguesso du Congo qui a reconquis le pouvoir par les armes au prix de nombreuses
vies humaines et qui gère aujourd'hui le pétrole congolais comme
sa propriété privée.
Il
y a bien sûr Koudou Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire.
Mais
ils sont loin d'être les seuls. En tout état de cause, Ismaïl
OMAR GUELLEH et ses pairs doivent se convaincre que les temps ont changé.
La
seule assurance pour eux d'échapper aux tribunaux et de préserver
la paix dans leur pays, c'est l'acceptation des règles démocratiques,
de se retirer et d'accepter l'instauration d'un gouvernement d'Union Nationale.
Toute
autre solution est sans issue.

Le
coin de la dérision et du sourire, bien que l'assassinat ne prête
pas à sourire, loin de là !!




