L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 22-Nov-2004 4:36 (GMT+1 / Bruxelles)

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

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21/11/04 - AFRIQUE - Le temps des dictatures bananières serait-il révolu ?. Le président M Mwaï KIBAKI au Kenya a ouvert une porte sur une autre manière de gouverner un pays et ses populations.

Par Osman MAHAMOUD HANDOULEH.

 

Une Cour de la nouvelle Justice zambienne s'est déplacée vendredi pour visiter deux luxueuses résidences acquises par l'ex président Frederick Chiluba avec des fonds financiers considérés comme détournés.

Mis en accusation dans diverses affaires de corruption qui s'accumulent les unes aux autres, M Frederick Chiluba est resté sur le banc des accusés tandis que les magistrats de la Cour, les Procureurs et ses avocats visitaient les deux résidences à Kabulonga et Kalundu tout en faisant saisir sur place des éléments qu'ils ont ajouté au dossier de justice.

D'après l'accusation l'ex président Frederick Chiluba aurait acquis ces deux résidences sur des fonds publics détournés pour les offrir à ses deux avocats - comme il l'aurait fait avec plusieurs autres résidences de haut standing au profit d'un avocat et de magistrats étrangers, de chefs d'État…- .durant la période 1991/2001.

Impliqué depuis 2003 dans de multiples affaires de corruption et de détournement de fonds publics, une partie du dossier s'était enlisé dans des procédures portant sur 488 000 USD de détournements alors que la procédure relancée porterait pour ce seul dossier sur une somme d'environ 800 000 USD avec les hommes d'affaires Faustin Kabwe et Aaron Chungu.

L'avocat du président Chiluba a déclaré qu'il était probable qu'il ait à faire face à de nouvelles accusations.

Chiluba aurait utilisé des fonds d'État pour acheter ces deux maisons qu'il aurait ensuite revendu pour payer des factures.


Chiluba est également accusé d'avoir détourné des dizaines de millions de dollars d'argent public.

Il s'est retiré il y a trois ans de la vie publique et dément avoir détourné de l'argent pendant la décennie où il était au pouvoir. Les deux maisons dont il est question ont été saisies par l'État. L'ex président zambien aurait passé une heure dans les bureaux de la commission mise en place pour enquêter sur la corruption à l'époque où Chiluba et son entourage étaient au pouvoir.

Frederic Chiluba s'était déjà rendu au tribunal lundi 19 avril pour une affaire de détournement de 4 millions de dollars alors que le 23 avril 2004 il était présenté devant la Justice pour une affaire concernant 41 millions de dollars qui ont disparu.

Quant au Président Gnasingbé Eyadema du Togo est assurément exceptionnel comme homme d'État. Tout coordonnateur du groupe de contact de haut niveau de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest) sur la Côte d'Ivoire qu'il est, le dernier dinosaure de l'Afrique de l'Ouest, semble désormais s'inquiéter pour son sort.

En effet, interpellé à Dakar (Sénégal) à la faveur des sommets de l'UEMOA et de la CEDEAO en janvier 2004, sur la guerre civile en terre ivoirienne, le Général Eyadéma n'a fait que tourner autour du pot pour finir par exprimer ses angoisses.

"En 1990, c'était le Liberia qui était en guerre. Après ce fut la Sierra Leone, la Guinée et aujourd'hui la Côte d'Ivoire . A qui le tour ?". Dans la salle, les journalistes qui avaient tout compris, avaient le sourire aux lèvres.

Pour prouver que son inquiétude était réelle, Eyadéma avait repris cette fois à Paris dans le cadre du Sommet France-Afrique, les mêmes déclarations.

Sans doute conscient des revers de ses propres turpitudes qui risquent de conduire Djibouti dans le chaos, le président autoproclamé Ismaïl OMAR GUELLEH tente maladroitement une campagne pour sa future et hypothétique réélection.de force avec tous les couacs que cela comporte..

Il cherche un "opposant de circonstances" pour légitimer toutes ses illégalités d'avant, de pendant et d'après les élections présidentielles. Ismaël GUEDI HARED serait - dit-on - prêt à entrer sur la scène théâtrale ..., à ce jeu là il a TOUT à perdre !!!!..

Arap Moï, Frederick Chiluba….Ismaïl OMAR GUELLEH pour un demain très prôche..etc

Il n'est un secret pour personne, la prochaine présidentielle djiboutienne est lourde d'enjeux et de risques pour la paix et la stabilité déjà chancelantes dans les pays de la Corne Est de l'Afrique.

Et pour sûr, l'entêtement d'Ismaïl OMAR à oublier ses propres promesses du passé en promettant TOUT et n'importe quoi pour l'après 2005 n'est pas pour arranger les choses. Mais Ismaïl OMAR GUELLEH comme tant d'autres roitelets doivent se convaincre qu'ils rament à contre courant de l'histoire ; cette histoire qui va les balayer inéluctablement demain au réveil ou après demain …..

De plus en plus les consciences s'éveillent en Afrique et sans que cela soit très apparent les pensées ont évolué depuis 3 ans à Djibouti alors que des citoyens ont engagé le combat pour sortir leurs concitoyens de la résignation, du silence coupable qui autorisent un chef d'Etat autoproclamé et la famille des HAÏD à tout faire dans l'impunité la plus totale.

Comme ceci fut le cas dans l'histoire du monde occidental, en Afrique les conflits armés sont pour la plupart nés du refus de l'alternance démocratique.

Aujourd'hui, il est vain de refuser d'observer strictement les principes cardinaux de l'État de droit et de vouloir, dans le même temps, préserver la paix et la stabilité sociale et politique. Si les peuples ne trouvent pas de recours dans les institutions républicaines, il ne leur reste plus que les moyens dont ils disposent eux-mêmes.

C'est ce qui explique généralement les affrontements violents.

Les peuples ne tolèrent plus que l'on biaise leurs réalités quotidiennes.

Alors que Kadra MAHAMOUD HAÏD apparaît de moins en moins sur la scène publique et se réfugie de plus en plus fréquemment dans l'une de ses résidences parisiennes, Ismaïl OMAR GUELLEH en vient à s'en mêler les pinceaux en se livrant à des gesticulations inutiles et sans conviction aucune dans sa hilarante supposée campagne pour les présidentielles.....

Peut-être a-t-il compris que l'heure est grave pour lui.

Il fait face aujourd'hui à un dilemme : partir et se livrer aux poursuites judiciaires qui ne manqueront sans doute pas ou rester au risque de mettre son pays à feu et à sang et ce qui arrive à l'ancien Président zambien, Frédéric Chiluba, n'est pas pour le rassurer.

Ce dernier est aujourd'hui contraint d'aller montrer patte blanche devant les tribunaux de son pays sur sa gestion des affaires de l'Etat durant son règne.
Même après avoir réussi à faire élire son dauphin Levis Mwanawassa à sa place, Chiluba est poursuivi pour corruption et détournements de deniers publics.
C'est là un signal fort pour tous ces intouchables qui gèrent les États africains comme des patrimoines exclusivement personnels et confondent volontairement État et Affairisme mafieux.

Qu'importe !, le sort de Chiluba inquiète plus d'un chef d'Etat africain.

Surtout ceux qui sont déjà dans le collimateur des juridictions internationales et de la Justice belge qui a retrouvé sa compétence universelle.

Ismaïl OMAR GUELLEH et ses homologues sont donc prévenus.
Parmi les potentiels candidats à la justice internationale, l'on peut citer Dénis Sasou Nguesso du Congo qui a reconquis le pouvoir par les armes au prix de nombreuses vies humaines et qui gère aujourd'hui le pétrole congolais comme sa propriété privée.

Il y a bien sûr Koudou Laurent Gbagbo de la Côte d'Ivoire.

Mais ils sont loin d'être les seuls. En tout état de cause, Ismaïl OMAR GUELLEH et ses pairs doivent se convaincre que les temps ont changé.

La seule assurance pour eux d'échapper aux tribunaux et de préserver la paix dans leur pays, c'est l'acceptation des règles démocratiques, de se retirer et d'accepter l'instauration d'un gouvernement d'Union Nationale.

Toute autre solution est sans issue.

Le coin de la dérision et du sourire, bien que l'assassinat ne prête pas à sourire, loin de là !!