L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 22-Nov-2004 19:16 (GMT+1 / Bruxelles)

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

22/11/04 - DJIBOUTI - Une épidémie de " trouillomètrie aiguë " sévit au sein du pouvoir et ferait des ravages parmi les supposés suborneurs de témoins dans l'Affaire Borrel.

Par Anab HERSI AHMED

et Idriss ABDI KORAH.

 

La brochette " d'envoyés et mandatés spéciaux " d'Ismaïl OMAR GUELLEH qui firent le voyage Djibouti - Bruxelles - Djibouti en un temps pas si lointain pour tenter de faire revenir M Mohamed SALEH ALHOUMEKANI sur son témoignage auprès de la Justice française chargé du dossier " sur les conditions du décès du Juge Borrel " en octobre 1995 à Djibouti, ignoraient alors qu'ils étaient filmés, photographiés, enregistrés ; certains d'entre eux allant même jusqu'à inscrire des sommes sur une feuille de papier persuadés qu'ils étaient que "LEUR loi ferait LA LOI.."

Quant à l'ex commandant de la garde présidentielle, M Ali ABDILLAHI IFTIN, contraint - sous leur dictée - par le directeur des Services Djiboutiens de Sécurité et Me Martinet à témoigner contre Mohamed SALEH ALHOUMEKANI et sous la menace d'Hassan Saïd de faire " liquider " sa famille, son épouse et ses enfants s'il ne s'exécutait pas, nul doute qu'il aura très bientôt un " compte à mettre à jour " avec ces deux suborneurs qui n'ont pas compris alors que " Kalagueyeh " n'était pas de cette race d'hommes qui contre " argent , honneurs et faveurs " sont prêts à vendre père et mère, avec le grand père et son fauteuil en prime.

D'aucun pensent que cette " Affaire Borrel " traîne en longueur, en oubliant vraisemblablement qu'il a fallu attendre tout de même 7 années pour qu'enfin les expertises mettent enfin en évidence - sans contestation aucune - l'impossibilité qu'il puisse y avoir suicide par immolation du Juge Bernard Borrel une nuit d'octobre 1995 à Djibouti.

Les conclusions d'une expertise médico-légale présentées au début du mois de novembre 2003 à Mme la juge Sophie Clément, chargée de l'affaire sont sans équivoque possible.

Les faits sont là, disséqués point par point par les experts médico-légaux qui ont pu vraisemblablement s'étonner que leurs collègues chargés précédemment du dossier n'aient pas poussé leurs investigations au point de mettre en évidence un certain nombre de points sur le corps du magistrat qui ne sont pas caractéristiques d'une personne qui se serait immolée mais plutôt d'un corps immobile, couché, sur lequel le combustible aurait été versé.

Lors de l'autopsie du corps de Bernard Borrel exhumé pour l'occasion, les médecins ont mis en valeur des signes qui laissent à penser à une "mort violente due à une cause extérieure".

Un traumatisme crânien et une fracture de l'avant-bras gauche furent observés alors que nul n'en faisait mention lors des précédentes expertises..

L'important étant aussi le fait incontestable que les experts ont constaté une alternance de zones brûlées et non brûlées sur le corps de la victime. Ces traces rendent très peu probable une mort par immolation comme cela avait été évoqué durant des années, mais elles suggèrent plutôt que des liquides inflammables d'origine différente ont été versés sur "un corps immobile, en position couchée, de manière aléatoire".

Bernard Borrel aurait donc vraisemblablement été tué par fracture du crâne alors qu'il tentait par réflexe de se protéger en levant le bras gauche pour parer le coup ; son corps étant ensuite brûlé pour maquiller le meurtre en suicide par immolation.

L'espertise démontrera l'utilisation de deux carburants d'origine différente .

Sur place les enquêteurs ne découvriront qu'un seul bidon !!!.

Me Elisabetf Borrel avec l'un de ses avocats lors d'une conférence de presse

La thèse de l'homicide volontaire est dorénavant retenue par le procureur de la République, Yves Bot,

C'est à la suite de cette expertise que la juge Sophie Clément avait déposé une demande pour obtenir dans un premier temps la levée du secret sur dix documents détenus par la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) classés "confidentiel défense". Ayant obtenu gain de cause, elle poursuit ses investigations en élargissant sa recherche auprès du Ministère de la Défense alors que des témoins - demandant à bénéficier de la protection de la Justice française - se font connaître notamment parmi les milieux politiques d'opposition. En exil

En un temps pas si lointain, la veuve du Juge Bernard Borrel - elle-même Juge des Tutelles à Toulouse - Mme Elisabeth Borrel avait déclaré

"Je pense qu'il faut maintenant que l'État s'engage dans le cadre de ses pouvoirs judiciaires, c'est une action qui ne doit pas relever de la victime" car "une démocratie comme la France ne peut couvrir les assassins d'un magistrat chargé d'une coopération judiciaire internationale".


Qui et pourquoi avoir peur de la Justice française ?


Si l'on n'est pas coupable des faits reprochés, pourquoi aurait-on peur de se présenter devant un Juge, a fortiori lorsque l'on est Procureur de la République ?. Il y a en cela une réponse !.

Cela ne fait plus de doute, cette peur se vérifie à la fébrilité - entre autres - de celui qui fait office de Procureur de la République à Djibouti, M Djama SOULEIMAN avec son refus de déférer à la convocation de la Justice française pour s'expliquer comme " témoin assisté " et être confronté à l'accusation devant Mme la Juge chargée du dossier de " tentative de subornation de témoins dans l'Affaire Borrel ".

Dans la presse locale à Djibouti, il s'est essayé à nous gratifier de la scène du " Procureur de Djibouti " et non celui d'une banale petite ville française offusqué que l'on puisse mettre en doute ses supposées " parole et probité " !!!.

Piètres et dérisoires tentatives de colmater les brèches dans ce dossier qui est à l'image de ce que peut être la Justice dans notre pays sous les gouvernants actuels alors que les observateurs politiques et judiciaires constatent que " la situation ne profite pas à un Ismaïl OMAR GUELLEH qui s'enfonce dans l'opinion internationale " du fait des mensonges et du refus de témoigner de " toute l'équipe ", ses supporters financés…. ça c'est clair ...

L'opération " martyr Djama SOULEIMAN " de la justice française ayant échoué tellement elle prête au grotesque lorsque l'on connaît le " personnage ", pendant que qu'Ali ROUBAH et Adel ZABIDI - cités eux aussi à comparaître devant la Justice française - ont refusé de quitter Djibouti et se font la guéguerre alors que nous savons bien que tout cela c'est " bonnet blanc et blanc bonnet ".


Il ne faut pas être grand devin pour imaginer que les témoignages qui s'accumulent sur le bureau de Mme la Juge chargée l'affaire Borrel risquerait bien de faire un "tabac" dans la France profonde s'ils venaient à être dévoilés car mettant aussi en cause " hommes et épouses du réseau parallèle des étrangers à Djibouti ".

On peut enfin remarquer - que ce pourrait bien être le fond de toute l'affaire Borrel - qui fut ignoré superbement durant des années et avec un bien bel aplomb constituant une insulte à la Justice représentée par un Juge français qui avait vraisemblablement une haute idée de sa charge et qui l'a payée de sa vie.

L'épidémie de " trouillomètrie aiguë" qui sévit au sein du pouvoir et des supposés suborneurs de témoins dans l'Affaire Borrel s'amplifie de semaine en semaine. Au seul prononcé du nom de Borrel, telle une envolée de moineaux nos courageux "ex envoyés spéciaux " d'Ismaïl OMAR GUELLEH - pour acheter le silence de Mohamed SALEH ALHOUMEKANI ou contraignant Ali ABDILLAHI IFTIN en menaçant de supprimer sa famille - se précipitent à la maison et s'enferment à double tour, ne répondent plus au téléphone.

Le pire étant qu'ils vont même jusqu'à jurer sur la tête de leurs propres enfants mais sans oser vous regarder en face pour tenter de vous faire croire qu'ils sont innocents de ces accusations de tentative de subornation de témoins allant même jusqu'à affirmer - si vous insistez - que " son Excellence " Ismaïl OMAR GUELLEH est le plus grand président et le plus humain qu'il soit en ce monde.

Tout ceci pour du papier, des faveurs … etc, des hommes et des femmes sont prêts à vendre leur âme au diable.

Tels des "Faust ... locaux" et du 21ème siècle, ils hésitent entre les deux voies qui s'offrent à eux: la vie facile que leur propose Méphisto Ismaïl OMAR en échange de leur soumission inconditionnelle, et une existence libre mais pleine d'embûches que leur accorde Allah dans sa grande miséricorde s'ils acceptent de se repentir.

Reviendront-ils à davantage de mesure et de sagesse, ce qui leur vaudrait d'échapper à l'enfer : Dieu leur accorderait alors et seulement alors son pardon en raison de la noblesse de leurs intentions.

Conseils éclairés aux " suppôts " grassement financés du pouvoir actuel et accessoirement suborneurs de témoins dans l'Affaire Borrel.

Le régime d'Ismaïl OMAR vacille et quel que sera la succession à la tête de la République de Djibouti c'est un virage à 180 ° qui se dessine à grande vitesse et dans un avenir très proche, ne serait-ce qu'avec le Mouvement Djiboutien de Libération Nationale.

Il est temps " messieurs " de changer de costume, celui que vous portez colle à la peau et dégage une odeur nauséabonde qui si vous êtes musulman et pratiquant doit vraisemblablement vous empêcher de dormir.

Si vous veniez à persister dans le mensonge et dans l'erreur, aussi pestilentielle que pourra être votre odeur dans quelques mois, ceci ne rebuterait pas la future Justice djiboutienne à vous condamner à une très lourde peine d'emprisonnement avec saisie de vos biens et la mise au banc de l'infamie nationale, vous-même et vos familles.

Sur ceci, nous pouvons engager notre parole car nous serons personnellement les premiers Procureurs de vos méfaits tout en vous assurant que ceux que vous pensez être " vos amis " d'hier et d'aujourd'hui ne seront pas là dans un demain très proche pour vous défendre ou détourneront la tête pour que " Justice se fasse dans les moindres causes ! " ; celle-ci est d'importance car c'est la Justice que l'on a assassiné une nuit d'Octobre 1995 à Djibouti.

Ceci nul ne peut le cautionner ou l'accepter !..