L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 24-Nov-2004 22:27 (GMT+1 / Bruxelles)

 

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Le Général de Division (à titre temporaire)
M ALI ABDILLAHI IFTIN

Commandant le Mouvement Djiboutien
de Libération Nationale

 

 

24/11/04 - IRAK - Charm el-Cheikh : large consensus international pour des élections en Irak.

Commission Information.

 

Le secrétaire général de l'ONU - M Kofi ANNAN

CHARM EL-CHEIKH (Egypte) (AFP) - Le gouvernement intérimaire irakien a obtenu mardi à Charm el-Cheikh le ferme soutien international qu'il attendait pour organiser des élections générales le 30 janvier.

Les 20 ministres des Affaires étrangères et les représentants de l'Irak, de ses voisins, de l'Egypte, de l'Onu, de l'Union européenne, du G8, de la Ligue arabe et de la Conférence islamique ont souligné la nécessité de tenir les élections générales à la date prévue, dans une déclaration finale en 14 points.

Cependant, des voix, notamment parmi les pays arabes sunnites, se sont élevées pour soutenir que la date des élections ne doit pas "être sacrée".

Ceux-ci estiment implicitement que les conditions actuelles, marquées par une persistance de la violence, ne sont pas propices à la tenue d'un scrutin transparent, avec la participation de toutes les forces politiques irakiennes.

Le ministre des Affaires étrangères jordanien Hani Moulki a été le plus explicite. "La date n'est pas sacrée, a-t-il dit. C'est le processus électoral qui l'est".
"Si ce processus n'est pas prêt pour le 30 janvier, il n'y aura pas d'autre solution que de reporter le scrutin de quelques semaines ou d'un mois"
, a-t-il ajouté, soulignant toutefois que "tous oeuvrent pour assurer que ces élections se tiennent à temps".

Les pays arabes du Golfe, avec à leur tête l'Arabie saoudite, ont également affirmé que la date du 30 janvier n'était "pas sacrée" et exprimé à demi-mots leurs craintes de l'émergence d'un pouvoir chiite en Irak, qui prolongerait l'influence de Téhéran, déjà forte au Liban.

Le ministre des Affaires étrangères irakien Hoshyar Zebari, vedette de ces assises, a pour sa part exclu tout report des élections. "Les élections se tiendront en janvier à la date prévue, quelle que soit la situation", a-t-il dit.

Dans l'intervalle, un ballet diplomatique va s'organiser entre Bagdad, Téhéran et Amman. Deux rendez-vous sont prévus: le 30 novembre à Téhéran pour les ministres de l'Intérieur puis un autre, début janvier, à Amman des chefs de la diplomatie des pays voisins de l'Irak.

Les ministres de l'Intérieur doivent aussi décider à Téhéran de mesures pratiques pour interdire l'infiltration de terroristes de et vers l'Irak.

Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, qui s'en est entretenu en tête à tête avec son homologue syrien Farouk al-Chareh, a fermement insisté pour que Damas assure une étanchéité totale de sa frontière avec l'Irak.

Les électeurs irakiens auront à désigner une Assemblée nationale de transition, qui formera le prochain gouvernement irakien, lequel sera chargé de préparer une constitution permanente.

La déclaration finale de Charm el-Cheikh souligne à ce propos la nécessité d'un Etat irakien "unitaire, fédéral et pluraliste".

Les participants ont par ailleurs réaffirmé leur attachement à la résolution 1546 de l'Onu, votée en juin, qui proclame que le mandat de la force multinationale d'occupation, dirigée par les Etats-Unis, "n'est pas ouvert indéfiniment", sans cependant fixer de calendrier précis pour le retrait de ces troupes.

Le maintien ou le retrait des troupes étrangères restera ainsi du ressort du gouvernement irakien en place. Selon le chef de la diplomatie française Michel Barnier "la résolution 1546 lie l'expiration du mandat de la Force Multinationale à l'achèvement du processus politique fixé au 31 décembre 2005 au plus tard".

La conférence de Charm el-Cheikh prévoit par ailleurs la création d'un comité de suivi pour s'assurer de l'application de ses décisions. "Il faudra vérifier sur le terrain si les bonnes orientations prises pendant cette conférence ont été mises en oeuvre. Il faut s'assurer que l'esprit de Charm el-Cheikh perdurera", a commenté M. Barnier.