L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 02-Nov-2003 20:29 (GMT+1 / Bruxelles)

 

Mr. Mahamoud Harbi - Mr. Mohamed Djama Elabeh.

These politicians had got for them the merit of the dignity.
They belong neither at the one, nor at the other ; they are the historic property of Djibouti Nation.

Amin

 

02/11/03 - Le président du Kenya - M Mwai Kibaki - applique le principe suivant lequel dans un Etat de droit le bon exemple doit venir d'en haut.

Par Bouh Warsama.


" Un Chef d'Etat ne doit pas faire fuir le peuple devant lui mais il doit l'associer aux grandes initiatives nationales en le faisant suivre par l'exemplarité du comportement des hauts responsables de l'Etat ".

D'évidence, on ne peut que féliciter cette initiative de l'APNAC qui va réunir - dès lundi et dans la capitale du Kenya - des parlementaires venus d'horizons différents mais qui ont cette même volonté de poser les bases d'une relance effective pour la lutte contre toutes les corruptions qui est une véritable gangrène - en Afrique comme sur les autres continents.

Ce n'est pas le fait du hasard si cette Assemblée de l'APNAC se tient à Nairobi.

Ceci a une valeur forte de symbole des volontés marquées par le président M Mwai Kibaki qui a clairement lancé une large procédure anti corruption dans le pays en s'appuyant sur des hommes de courage - tels que M Evans Gicheru - pour que des décisions fermes et dissuasives soient appliquées en matière de lutte contre les corruptions au sein de la Justice du Kenya.

M Mwai Kibaki a parfaitement compris que faute d'être compensés par un pouvoir judiciaire indépendant et par la liberté des poursuites, y compris au-delà des frontières, certains aspects pervers du libéralisme et des marchés continueraient de saper les fondements de la République du Kenya.

Or le nouveau président du Kenya veut que son pays progresse et ceci impose qu'il combatte les mauvaises habitudes. C'est ce qu'il fait !.

Ses premières actions sont édifiantes quant à son opiniâtre volonté de restaurer l'Etat de droit car il ne reculera pas dans ses convictions qui ont eu comme premières conséquences l'arrestation et l'incarcération de 23 juges impliqués dans des corruptions qui sembleraient de pas avoir répondu favorablement - quand il convenait de le faire - aux directives de M Evans Gicheru de stopper leurs pratiques et de faire pleinement face aux prescriptions de la loi, y compris dans les procédures préliminaires.

Souvenons-nous que M Evans Gicheru avait déclaré devant les journalistes, il y a de cela quelques semaines " qu'il forcera les magistrats corrompus à stopper leurs pratiques… "tout en ajoutant " Je conseillerai au président de constituer un tribunal pour contraindre ceux qui ne stoppent pas leurs pratiques, de faire ce qu'il doit faire ".

Il avait conclu son entretien récent accordé à la presse par cette phrase "Ringera et les trois autres membres, juge Onyango Otieno, magistrat Wanjiru Karanja et Margaret Muigai, ont une bonne expérience professionnelle et c'est pourquoi ils ont été nommés au comité de l'intégrité et contre la corruption de l'ordre judiciaire".

Le moins que l'on puisse dire c'est que le gouvernement actuel du Kenya respecte ses engagements dans ce domaine et qu'il a lancé un grand nettoyage dans la "Maison" Kenya qui devrait inquiéter les corrupteurs et les corrompus tout en rassurant les populations du pays à la fois sur les engagements de l'Etat mais surtout sur sa détermination à "Faire ce qu'il dit et a décidé"...

 

On souhaiterait que l'Etat djiboutien - sous Ismaël Omar Guelleh - prenne , lui aussi, le problème des corruptions à bras le corps pour ce qui concerne la lutte contre les corruptions à haut niveau qui sont devenues le premier sport national (bien avant le foot ball...)

Penser qu'il puisse agir ainsi est - hélas - loin d'en être le cas.

N'attendons pas qu'une Assemblée régionale qui aurait de telles prérogatives se tienne à Djibouti actuellement alors que chacun sait que tous les auteurs de détournements de finances publiques et des aides internationales ( qui se chiffrent en dizaines de millions d'USD chaque année ) et après que les affaires soient mises à jour, bénéficient d'une promotion administrative de la part d'Ismaël Omar Guelleh.

" La Justice djiboutienne - celle qui est inféodée à Ismaël Omar - est comme le vent, elle attise les grandes corruptions et n'éteint et sanctionne que les petites ....".

 

Bouh Warsama.

 

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