/be;%20embassy%20usa%201.JPG)
/be;%20embassy%20usa.JPG)
20/11/03
- SIDA - M. Randy Tobias veut abattre les cloisons de la bureaucratie
aux E.-U.
(Le
discours du coordinateur des programmes américains de lutte
contre le sida à l'étranger) (910)
Par
Jim Fisher-Thompson
Rédacteur du "Washington File"
Le
coordinateur des programmes américains de lutte contre le sida
à l'étranger, M. Randy Tobias, a l'intention de mettre
l'accent sur les partenariats entre le secteur public et le secteur
privé dans l'espoir de surmonter les obstacles d'ordre bureaucratique
entravant parfois la lutte contre cette pandémie, qui a déjà
tué 15 millions d'Africains.
Ancien
président-directeur général de la société
ATT International, puis des laboratoires pharmaceutiques Eli Lilly,
M. Tobias a été nommé à ce poste par le
président Bush, qui lui a donné le rang d'ambassadeur.
Il a pour fonction de coordonner l'application des programmes du gouvernement
des Etats-Unis destinés à lutter contre le sida dans
le monde et dont le budget est de 15 milliards de dollars répartis
sur 5 ans.
M.
Tobias a donné un aperçu de sa ligne d'action lors du
discours
qu'il a prononcé le 12 novembre à l'occasion d'une conférence
sur les leçons à tirer pour l'Afrique de la lutte du
Botswana contre le sida.
Le président Festus Mogae du Botswana, l'ambassadrice de l'Afrique
du Sud, Mme Barbara Masekela, des sénateurs et de hauts responsables
des Etats-Unis et de l'ONUSIDA ont assisté à cette conférence
qui a duré une journée entière.
Un ambassadeur des Etats-Unis en Afrique, a expliqué M. Tobias,
sera à la tête des équipes de spécialistes
de nombreux ministères et organismes fédéraux
chargés de mener la lutte en Afrique. "La ligne d'action
que nous élaborons représentera une nouvelle façon
d'agir pour le gouvernement des Etats-Unis. Nous avons l'intention
d'abattre les cloisons entre les ministères et organismes fédéraux
et en leur sein et d'avoir une action concertée adaptée
aux besoins locaux de chaque pays."
Reconnaissant
la nécessité d'une méthode multiforme de lutte
contre le sida, le président Mogae a déclaré
pour sa part : "Nous sommes résolus à encourager
les changements en matière de comportement que nous considérons
comme essentiels pour maîtriser cette maladie.
"
Son pays est devenu un modèle en partie à cause de son
programme ACHAP ("African Comprehensive HIV/AIDS Partnerships")
de partenariat avec des organisations non gouvernementales tels que
la Fondation Bill et Melinda Gates et des sociétés telles
que les laboratoires pharmaceutiques Merck.
Selon
M. Tobias, une des raisons de la réussite du modèle
botswanais tient au fait qu'il a abattu les cloisons entre le secteur
public et le secteur privé et que des professionnels du Botswana
et d'autres pays oeuvrent de concert pour offrir les meilleurs programmes
de prévention, de traitement et de soins possibles.
"Je
pense que nous avons les moyens nécessaires pour faire face
à la pandémie mondiale de sida, et nous sommes certainement
prêts à utiliser ces moyens en collaborant avec l'Etat
botswanais et d'autres Etats étrangers, avec les personnes
atteintes du sida, avec les associations locales, qu'elles soient
confessionnelles ou non, ainsi qu'avec le secteur privé."
Le
plan quinquennal d'aide d'urgence du président Bush, dont le
budget atteint 15 milliards de dollars, joue un rôle central
à cet égard. Un certain nombre de pays africains figurent
parmi ses bénéficiaires. "Il s'agit d'une mesure
politique exceptionnelle dans notre pays, lorsqu'on y pense, a dit
M. Tobias.
Combien
de fois le Congrès des Etats-Unis examine-t-il un programme
sans qu'il y ait de divergences entre les démocrates et les
républicains et alors que le point du débat est de savoir
s'il convient de voter les crédits demandés par le président
ou des crédits encore plus élevés ?
Je pense que cela illustre l'esprit sans précédent qui
existe pour ce que nous allons faire" en établissant des
partenariats avec les Africains en vue de lutter contre le VIH et
le sida.
L'ambassadeur
des Etats-Unis au Botswana, M. Joseph Huggins, et ses collègues
détachés de divers ministères américains
collaboreront étroitement avec le ministère botswanais
de la santé et d'autres ministères botswanais pour mettre
en oeuvre le plan d'aide d'urgence du président Bush.
"Ce
nouveau plan de très grande ampleur sera appliqué en
premier au Botswana et dans 11 pays africains, a précisé
M. Tobias. Vu l'importance accordée à la prévention,
au traitement et aux soins, je pense qu'il ne fait aucun doute que
le plan du président offre de grands espoirs aux pays dont
la population est le plus touchée par cette pandémie."
Toutefois,
a-t-il ajouté, : "Nous ne pouvons pas faire ce que leprésident
a énoncé sans avoir des relations durables avec des
partenaires issus de toutes les sphères de la société.
C'est tout à fait essentiel à la réussite de
ce que nous allons faire" pour aider les Africains à lutter
contre une maladie qui menace de les priver d'un avenir.
"J'espère
donc que dans les 30 à 45 jours prochains nous allons diffuser
un ensemble de formulaires de demande aux fins de la soumission de
propositions" de la part d'organisations non gouvernementales
et d'établissements qui ont une grande expérience dans
ce domaine. Il s'agit de financer rapidement des projets et de les
exécuter aussi vite que possible.
(M.
Tobias doit se rendre, avec le ministre américain de la santé
et des services sociaux, M. Tommy Thompson, et d'autres hauts responsables,
en Zambie, au Kenya, en Ouganda et au Rwanda, du 30 novembre au 7
décembre. Les membres de la délégation des Etats-Unis
visiteront plusieurs établissements médicaux spécialisés
dans la lutte contre le sida.)
(Les
articles du "Washington File" sont diffusés par le
Bureau des programmes d'information internationale du département
d'Etat.
Site
Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)