L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 20-Nov-2003 18:16 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

 

20/11/03 - SIDA - M. Randy Tobias veut abattre les cloisons de la bureaucratie aux E.-U.

(Le discours du coordinateur des programmes américains de lutte contre le sida à l'étranger) (910)

Par Jim Fisher-Thompson
Rédacteur du "Washington File"

Le coordinateur des programmes américains de lutte contre le sida à l'étranger, M. Randy Tobias, a l'intention de mettre l'accent sur les partenariats entre le secteur public et le secteur privé dans l'espoir de surmonter les obstacles d'ordre bureaucratique entravant parfois la lutte contre cette pandémie, qui a déjà tué 15 millions d'Africains.

Ancien président-directeur général de la société ATT International, puis des laboratoires pharmaceutiques Eli Lilly, M. Tobias a été nommé à ce poste par le président Bush, qui lui a donné le rang d'ambassadeur. Il a pour fonction de coordonner l'application des programmes du gouvernement des Etats-Unis destinés à lutter contre le sida dans le monde et dont le budget est de 15 milliards de dollars répartis sur 5 ans.

M. Tobias a donné un aperçu de sa ligne d'action lors du discours
qu'il a prononcé le 12 novembre à l'occasion d'une conférence sur les leçons à tirer pour l'Afrique de la lutte du Botswana contre le sida.

Le président Festus Mogae du Botswana, l'ambassadrice de l'Afrique du Sud, Mme Barbara Masekela, des sénateurs et de hauts responsables des Etats-Unis et de l'ONUSIDA ont assisté à cette conférence qui a duré une journée entière.


Un ambassadeur des Etats-Unis en Afrique, a expliqué M. Tobias, sera à la tête des équipes de spécialistes de nombreux ministères et organismes fédéraux chargés de mener la lutte en Afrique. "La ligne d'action que nous élaborons représentera une nouvelle façon d'agir pour le gouvernement des Etats-Unis. Nous avons l'intention d'abattre les cloisons entre les ministères et organismes fédéraux et en leur sein et d'avoir une action concertée adaptée aux besoins locaux de chaque pays."

Reconnaissant la nécessité d'une méthode multiforme de lutte contre le sida, le président Mogae a déclaré pour sa part : "Nous sommes résolus à encourager les changements en matière de comportement que nous considérons comme essentiels pour maîtriser cette maladie.

" Son pays est devenu un modèle en partie à cause de son programme ACHAP ("African Comprehensive HIV/AIDS Partnerships") de partenariat avec des organisations non gouvernementales tels que la Fondation Bill et Melinda Gates et des sociétés telles que les laboratoires pharmaceutiques Merck.

Selon M. Tobias, une des raisons de la réussite du modèle botswanais tient au fait qu'il a abattu les cloisons entre le secteur public et le secteur privé et que des professionnels du Botswana et d'autres pays oeuvrent de concert pour offrir les meilleurs programmes de prévention, de traitement et de soins possibles.

"Je pense que nous avons les moyens nécessaires pour faire face à la pandémie mondiale de sida, et nous sommes certainement prêts à utiliser ces moyens en collaborant avec l'Etat botswanais et d'autres Etats étrangers, avec les personnes atteintes du sida, avec les associations locales, qu'elles soient confessionnelles ou non, ainsi qu'avec le secteur privé."

Le plan quinquennal d'aide d'urgence du président Bush, dont le budget atteint 15 milliards de dollars, joue un rôle central à cet égard. Un certain nombre de pays africains figurent parmi ses bénéficiaires. "Il s'agit d'une mesure politique exceptionnelle dans notre pays, lorsqu'on y pense, a dit M. Tobias.

Combien de fois le Congrès des Etats-Unis examine-t-il un programme sans qu'il y ait de divergences entre les démocrates et les républicains et alors que le point du débat est de savoir s'il convient de voter les crédits demandés par le président ou des crédits encore plus élevés ?
Je pense que cela illustre l'esprit sans précédent qui existe pour ce que nous allons faire" en établissant des partenariats avec les Africains en vue de lutter contre le VIH et le sida.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Botswana, M. Joseph Huggins, et ses collègues détachés de divers ministères américains collaboreront étroitement avec le ministère botswanais de la santé et d'autres ministères botswanais pour mettre en oeuvre le plan d'aide d'urgence du président Bush.

"Ce nouveau plan de très grande ampleur sera appliqué en premier au Botswana et dans 11 pays africains, a précisé M. Tobias. Vu l'importance accordée à la prévention, au traitement et aux soins, je pense qu'il ne fait aucun doute que le plan du président offre de grands espoirs aux pays dont la population est le plus touchée par cette pandémie."

Toutefois, a-t-il ajouté, : "Nous ne pouvons pas faire ce que leprésident a énoncé sans avoir des relations durables avec des partenaires issus de toutes les sphères de la société. C'est tout à fait essentiel à la réussite de ce que nous allons faire" pour aider les Africains à lutter contre une maladie qui menace de les priver d'un avenir.

"J'espère donc que dans les 30 à 45 jours prochains nous allons diffuser un ensemble de formulaires de demande aux fins de la soumission de propositions" de la part d'organisations non gouvernementales et d'établissements qui ont une grande expérience dans ce domaine. Il s'agit de financer rapidement des projets et de les exécuter aussi vite que possible.

(M. Tobias doit se rendre, avec le ministre américain de la santé et des services sociaux, M. Tommy Thompson, et d'autres hauts responsables, en Zambie, au Kenya, en Ouganda et au Rwanda, du 30 novembre au 7 décembre. Les membres de la délégation des Etats-Unis visiteront plusieurs établissements médicaux spécialisés dans la lutte contre le sida.)

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat.

Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)



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