L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 24-Nov-2003 16:09 (GMT+1 / Bruxelles)

 

24/11/03

  • Erythrée - Recensement des réfugiés.

L'Agence du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU - UNHCHR - et le gouvernement d'Erythrée ont lancé conjointement une opération de recensement et ont enregistré les premiers 4 000 réfugiés.

Le porte parole de l'UNHCR a déclaré qu'il était en contact avec le gouvernement d'Erythrée au sujet des réfugiés vivant dans le pays et qu'il convenait d'effectuer une première opération de recensement commun qui fait partie du mandat attribué à l'UNHCR afin d'améliorer les conditions d'accueil et créer des solutions durables, humainement durables.

Il a précisé que la situation avait évolué depuis l'arrivée des premiers réfugiés enregistrés et qui se sont fixés en Erythrée. Les familles s'étant développées, un second recensement des réfugiés s'avère nécessaire.

Le camp d'Emkulu, situé en bordure côtière près de la ville de Massawa, 3 315 réfugiés originaire de Somalie y seraient regroupés après leur transfert, il y a de cela 3 ou 4 ans, du camp d'Harsile près d'Assab lors des hostilités avec l'Ethiopie.

D'autres réfugiés seraient venus par camions en traversant Djibouti.
L'UNHCR se penchera particulièrement sur les possibilités de retours volontaires offertes aux Réfugiés.

Compte tenu du processus de paix lancé au Soudan, le rapatriement des réfugiés en provenance de ce pays parait aujourd'hui possible d'aprés le représentant de l'UNCHR.

A Djibouti sous le régime d'Ismaël Omar Guelleh on agit autrement. On chasse du pays toutes les misères, y compris djiboutiennes, et ont réactive quelques camps histoire de percevoir les aides du HCR et on appelle "Au Secours !!!" vers les âmes charitables étrangères pour qu'elles viennent s'occuper de cette misère que l'on ne veut plus voir dans la capitale.

Chiche que dans 6 mois le pays sera confronté au même problème d'afflux de réfugiés ! Cela fait des dizaines d'années que le manége du "commerce de la misère humaine" perdure à Djibouti et il fait vivre certains, alors pourquoi s'arrêterait-il ?.

 

SOMALIE - La " Guerre de la banane ".

Ne sourions pas, ceci est hélas très sérieux et démontre comment les divergences sont profondément ancrées dans les ex somalies italiennes.

Un simple désaccord et c'est une explosion d'une extrême violence.

Plus de huit personnes tuées et une dizaine de blessés, tel est le bilan des affrontements qui ont opposés deux clans dans la ville de Marka et de Shalaanbood situées à une centaine de kilomètres au sud de la capitale des ex Somalies italiennes Mogadiscio.

Ces combats d'une grande violence dans lesquels des véhicules équipés de mitrailleuses seraient intervenus, ont opposé les clans de Sa'd et d'Ayr du Habar Gedir.

Le conflit aurait pris naissance lorsque Yusuf Muhammad Indha'ade, commandant d'une milice d'Ayr favorable au gouvernement national transitoire a voulu imposer des impôts sur des marchandises importées ou exportées par le port de Marka.

Projetant d'exporter des quantités importantes de bananes vers les pays arabes, les hommes d'affaires de Sa'd, opposés au mouvement d'Ayr auraient voulu prendre le contrôle du port et ont activé leur milice qui auraient pris un point de contrôle de Shalaanbood tenu par la milice d'Indha'ade's et ont ensuite procédé à l'attaque de Marka pour prendre la maîtrise du port.

Il semblerait que les combats qui ont débuté samedi auraient transitoirement cessé sans que l'une ou l'autre des faction ne soit maître du port de Marka alors que tous les commerces de la ville ont fermé leurs portes et que chaque faction serait dans l'attente de renfort.

Il est dit que ce conflit qui a éclaté serait lié également à des désaccords qui dépasserait le problème de " la banane " et concernerait plus précisément la formation d'une nouvelle administration pour la ville, le Sa'd s'opposant à "n'importe quelle administration impliquant Indha'ade".

En attendant, les anciens du clan de Habar Gedir à Mogadiscio se sont aussitôt lancés dans de sérieuses médiations pour mettre un terme à cette flambée de violence féroce dans la ville de Marka.

 

  • ETHIOPIE. Rachat de la surproduction de grains.

Le gouvernement éthiopien de M Méles Zenawi envisagerait de procéder au rachat la surproduction de grains consécutive à une très bonne saison afin d'empêcher une chute des cours sur les marchés commerciaux.

Ceci confirme ce que nous avancions précédemment, à savoir que les conditions climatiques influent sur l'économie du pays, la période de sécheresse n'étant pas la seule préoccupation d'une agriculture livrée aux affres de l'excès inverse lorsqu'il s'agit pour les fermiers de payer leurs crédits, taxes et autres impôts et que les cours du marché s'effondrent.

L'autorité centrale des statistiques prévoit une moisson de presque 12 millions de tonnes de grain pour cette année, soit une production supérieure de 60 pour cent de plus que l'année dernière et qui se situerait au-dessus de la moyenne sur cinq années de productions qui est de 10.5 millions de tonnes.

Le gouvernement éthiopien va donc intervenir financièrement pour procéder au rachat des excédents de production afin d'éviter un effondrement des prix sur les marchés.

Reste à déterminer à quel prix le gouvernement va procéder à ce rachat de la surproduction ?.

Ce problème est une véritable équation à plusieurs inconnues difficile à résoudre car par évidence lorsque le gouvernement d'Ethiopie aura déterminé un prix de base de rachat, le risque est que les fermiers continuent à surproduire, assurés qu'ils seront que leur récolte sera rachetée ce qui bouleverserait le montant des indemnités globales et compensatoires attribuées à l'Etat d'Ethiopie qui tiennent compte de prévisions affinées et seraient difficilement modifiables ensuite.

Quoi qu'il en soit, le gouvernement de M Méles Zenawi a pris une excellente initiative car d'une part il va permettre de stabiliser les prix dans les régions productrices tout en apportant une assistance alimentaire aux régions touchées par la famine.

Ceci confirme ses volontés clairement exprimées de ne pas vivre exclusivement de l'assistanat étranger comme le font - trop facilement - les gouvernants djiboutiens malgré les aides par millions d'USD qui affluent sur le pays mais dont les populations djiboutiennes n'entendent pas le bruit des billets, ne sentent ni leu odeur et n'en voient pas la couleur dans leur assiette quotidienne.

 

 

 

 


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