L'Agence
du Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU - UNHCHR
- et le gouvernement d'Erythrée ont lancé conjointement
une opération de recensement et ont enregistré les premiers
4 000 réfugiés.
Le porte parole
de l'UNHCR a déclaré qu'il était en contact avec
le gouvernement d'Erythrée au sujet des réfugiés
vivant dans le pays et qu'il convenait d'effectuer une première
opération de recensement commun qui fait partie du mandat attribué
à l'UNHCR afin d'améliorer les conditions d'accueil
et créer des solutions durables, humainement durables.
Il a précisé
que la situation avait évolué depuis l'arrivée
des premiers réfugiés enregistrés et qui se sont
fixés en Erythrée. Les familles s'étant développées,
un second recensement des réfugiés s'avère nécessaire.
Le camp d'Emkulu,
situé en bordure côtière près de la ville
de Massawa, 3 315 réfugiés originaire de Somalie y seraient
regroupés après leur transfert, il y a de cela 3 ou
4 ans, du camp d'Harsile près d'Assab lors des hostilités
avec l'Ethiopie.
D'autres réfugiés
seraient venus par camions en traversant Djibouti.
L'UNHCR se penchera particulièrement sur les possibilités
de retours volontaires offertes aux Réfugiés.
Compte tenu
du processus de paix lancé au Soudan, le rapatriement des réfugiés
en provenance de ce pays parait aujourd'hui possible d'aprés
le représentant de l'UNCHR.
A Djibouti
sous le régime d'Ismaël Omar Guelleh on agit autrement.
On chasse du pays toutes les misères, y
compris djiboutiennes, et ont réactive quelques camps
histoire de percevoir les aides du HCR et on appelle "Au Secours
!!!" vers les âmes charitables étrangères
pour qu'elles viennent s'occuper de cette misère
que l'on ne veut plus voir dans la capitale.
Chiche que
dans 6 mois le pays sera confronté au même problème
d'afflux de réfugiés ! Cela fait
des dizaines d'années que le manége du "commerce
de la misère humaine" perdure à Djibouti et il
fait vivre certains, alors pourquoi s'arrêterait-il ?.
SOMALIE
- La " Guerre de la banane ".
Ne
sourions pas, ceci est hélas très sérieux et
démontre comment les divergences sont profondément ancrées
dans les ex somalies italiennes.
Un simple désaccord
et c'est une explosion d'une extrême violence.
Plus
de huit personnes tuées et une dizaine de blessés, tel
est le bilan des affrontements qui ont opposés deux clans dans
la ville de Marka et de Shalaanbood situées à une centaine
de kilomètres au sud de la capitale des ex Somalies italiennes
Mogadiscio.
Ces combats
d'une grande violence dans lesquels des véhicules équipés
de mitrailleuses seraient intervenus, ont opposé les clans
de Sa'd et d'Ayr du Habar Gedir.
Le conflit
aurait pris naissance lorsque Yusuf Muhammad Indha'ade, commandant
d'une milice d'Ayr favorable au gouvernement national transitoire
a voulu imposer des impôts sur des marchandises importées
ou exportées par le port de Marka.
Projetant d'exporter
des quantités importantes de bananes vers les pays arabes,
les hommes d'affaires de Sa'd, opposés au mouvement d'Ayr auraient
voulu prendre le contrôle du port et ont activé leur
milice qui auraient pris un point de contrôle de Shalaanbood
tenu par la milice d'Indha'ade's et ont ensuite procédé
à l'attaque de Marka pour prendre la maîtrise du port.
Il semblerait
que les combats qui ont débuté samedi auraient transitoirement
cessé sans que l'une ou l'autre des faction ne soit maître
du port de Marka alors que tous les commerces de la ville ont fermé
leurs portes et que chaque faction serait dans l'attente de renfort.
Il est dit
que ce conflit qui a éclaté serait lié également
à des désaccords qui dépasserait le problème
de " la banane " et concernerait plus précisément
la formation d'une nouvelle administration pour la ville, le Sa'd
s'opposant à "n'importe quelle administration impliquant
Indha'ade".
En attendant,
les anciens du clan de Habar Gedir à Mogadiscio se sont aussitôt
lancés dans de sérieuses médiations pour mettre
un terme à cette flambée de violence féroce dans
la ville de Marka.
Le gouvernement
éthiopien de M Méles Zenawi envisagerait de procéder
au rachat la surproduction de grains consécutive à une
très bonne saison afin d'empêcher une chute des cours
sur les marchés commerciaux.
Ceci confirme
ce que nous avancions précédemment, à savoir
que les conditions climatiques influent sur l'économie du pays,
la période de sécheresse n'étant pas la seule
préoccupation d'une agriculture livrée aux affres de
l'excès inverse lorsqu'il s'agit pour les fermiers de payer
leurs crédits, taxes et autres impôts et que les cours
du marché s'effondrent.
L'autorité
centrale des statistiques prévoit une moisson de presque 12
millions de tonnes de grain pour cette année, soit une production
supérieure de 60 pour cent de plus que l'année dernière
et qui se situerait au-dessus de la moyenne sur cinq années
de productions qui est de 10.5 millions de tonnes.
Le gouvernement
éthiopien va donc intervenir financièrement pour procéder
au rachat des excédents de production afin d'éviter
un effondrement des prix sur les marchés.
Reste à
déterminer à quel prix le gouvernement va procéder
à ce rachat de la surproduction ?.
Ce problème
est une véritable équation à plusieurs inconnues
difficile à résoudre car par évidence lorsque
le gouvernement d'Ethiopie aura déterminé un prix de
base de rachat, le risque est que les fermiers continuent à
surproduire, assurés qu'ils seront que leur récolte
sera rachetée ce qui bouleverserait le montant des indemnités
globales et compensatoires attribuées à l'Etat d'Ethiopie
qui tiennent compte de prévisions affinées et seraient
difficilement modifiables ensuite.
Quoi qu'il
en soit, le gouvernement de M Méles Zenawi a pris une excellente
initiative car d'une part il va permettre de stabiliser les prix dans
les régions productrices tout en apportant une assistance alimentaire
aux régions touchées par la famine.
Ceci confirme
ses volontés clairement exprimées de ne pas vivre exclusivement
de l'assistanat étranger comme le font - trop
facilement - les gouvernants djiboutiens malgré les aides par
millions d'USD qui affluent sur le pays mais dont les populations
djiboutiennes n'entendent pas le bruit des billets, ne sentent ni
leu odeur et n'en voient pas la couleur dans leur assiette quotidienne.