L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 02-Déc-2003 16:17 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

02/12/03 - IST et SIDA - La première Dame du Kenya prend la tête de l'Association YWCA et demande aux organismes de lutte contre les IST et le SIDA de former et d'intégrer plus largement les Femmes et les jeunes filles du pays dans ce combat.

Bouh Warsama.

NAIROBI. (HANANEWS) - http://www.hananews.org/

La première Dame du Kenya, Mme Lucy Kibaki, a invité les organismes impliqués dans le combat contre HIV/AIDS - SIDA à former des femmes et des filles dans des les qualifications qui leur permettront de lutter efficacement contre la diffusion de la maladie.

Elle a déclaré que c'est seulement par l'habilitation avec les qualifications nécessaires par ces organismes que les femmes seraient maîtres de leur propre destin.

La première Dame du pays s'est adressée le 29 novembre aux jeunes chrétiens des sièges sociaux nationaux de l'association de Femmes (YWCA) à Nairobi lors de l'assemblée générale ordinaire du Conseil national d'organisation.

Mme Lucy Kibaki a réclamé de plus des efforts concertés de la part des organismes impliqués dans le combat contre HIV/AIDS afin d'avoir plus un impact.

Elle a exprimé sa bonne volonté de travailler avec toutes les femmes dans le pays pour combattre le fléau.

Elle insisté sur le fait que les femmes, par leurs instincts maternels, sont mieux placées pour s'inquiéter de ceux atteints par la maladie.

La première Dame du Kenya, cependant, a réclamé des efforts accrus dans le combat contre le stigmate et la discrimination liée à la maladie.

Mme Kibaki a précisé que le stigmate et la discrimination sont des obstacles principaux aux réponses désirées au HIV/AIDS - SIDA, ajoutant que les femmes souffrent terriblement de ces déviances comme elles les empêchent d'adhérer à des services de soin et de support même lorsqu'elles sont aisément disponibles.

Elle a félicité la secrétaire général Mme Mwajuma Alice Abok de YWCA pour sa réélection en tant que membre du Conseil régissant du monde YWCA et la nommant à un grand honneur pour le pays.

La responsable nationale de l'association YWCA Mme Lizzie Musyimi a révélé que le Kenya et l'association YWCA se sont vus accorder en 2007 l'honneur d'accueillir la prochaine session du Conseil mondial de lutte contre les IST et le SIDA.

Elle a invité, donc, les femmes du Kenya à commencer à se préparer à la réunion, déclarant que ce sera une occasion rare pour qu'elles présentent au reste du monde les réalisations du pays dans le combat contre le fléau.

A cette occasion la première Dame du Kenya a été élue à la plus haute représentation nationale de l'association YWCA du Kenya.

 

Note de la Rédaction.

La première Dame du Kenya, Mme Lucy Kibaki - comme le fait l'épouse du PM M Méles Zenawi en Ethiopie et bien d'autres - s'implique dans des dossiers d'une extrême importance pour la Santé publique tel que celui de la Lutte effective contre les IST et tout particulièrement le SIDA qui touche cruellement les populations du pays.

Ce faisant, Mme Lucy Kibaki assume pleinement le rôle dévolu à une première Dame d'une Nation qui consiste à inciter chacun et chacune à mener une grande réflexion sur l'importance que revêt la Femme au Kenya, comme en Afrique et ailleurs en ce monde, dans toutes les Actions à vocation de Santé et Sociales en faveur du maintien d'un indispensable équilibre dans une évolution des pensées et des modes de vie au sein de la famille.

C'est en apparence une véritable stratégie d'avenir concernant la lutte efficace contre les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) et tout particulièrement contre le SIDA à laquelle invite la première Dame du Kenya qui accompagne de par ce fait la Stratégie nationale de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale lancée par le président Mwaï Kibaki qui procède dans un premier temps à un grand nettoyage anti corruption au sein des Institutions nationales tout en redonnant au milieu rural et aux agriculteurs leur véritable place au Kenya.

En insistant sur le rôle prépondérant des femmes et des jeunes filles dans la prévention pour lutter préventivement contre les IST et le SIDA mais aussi dans l'accompagnement humanitaire et de traitement médical de santé publique des personnes atteintes par ces maladies, elle met clairement l'accent sur ce rôle déterminant de mère pour l'avenir de toute notre humanité.

Les évolutions sociales de nos sociétés ne doivent pas nous faire oublier que la Femme à sa place tout à la fois comme mère qui porte l'enfant, le met au monde et l'éduque en famille.

Les différences de sensibilités entre Homme et Femme sont complémentaires lors de la mise en valeur d'actions conjuguées qui tendent vers l'amélioration des conditions de vie et dans la lutte commune menée contre les grands fléaux auxquels sont confrontés nos sociétés.

Plutôt que d'entretenir la misère dans son pays, de se parer de colliers à quelques millions d'USD et de se prélasser sans cesse dans des palaces parisiens avec une cour aussi jacassante que pléthorique et superficielle, Mme Lucy Kibaki - comme bien d'autres épouses de chefs d'Etats africains - a fait le choix d'assumer pleinement son rôle de première Dame du Kenya en s'impliquant directement au coté des Femmes et des jeunes filles de son pays pour s'attaquer avec vigueur à tous les grands sujets de société qui les touchent et dont elles sont les premières victimes comme c'est le cas pour les IST et le SIDA.


INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES avec divers degrés de gravités.

Les Infections transmises sexuellement, qui sont mieux connues sous le nom d'IST (anciennement dénommées MST), sont des infections qui partagent la même voie de transmission, c'est-à-dire : les relations sexuelles.

Autrefois connues sous le nom de maladies vénériennes, ces maladies ont cependant des causes différentes.

  • On distingue différents Virus

  • Le Virus Papillomavirus responsable des condylomes ou de lésions précancéreuses et cancéreuses du col, du vagin et de la vulve.

  • Le Virus Herpès simplex cause l'herpès génital ou buccal.

  • Le Virus de l'hépatite B cause l'hépatite B.

  • Le Virus de l'immunodéficience humaine(VIH) qui détruit les défenses naturelles dont notre corps est doté et qui nous protègent des maladies ; ce Virus provoque le Sida.

  • Bactéries

    • Les bactéries de Chlamydia et Gonorrhée qui causent des écoulements et des brûlures des organes génitaux externes. Ces infections peuvent être silencieuses et endommager les organes génitaux internes causant ainsi l'infertilité et des douleurs pelviennes chroniques chez la Femme.

    • La bactérie de Tréponéma qui cause la Syphilis.

  • Parasites

    • Trichomonas cause des pertes et des odeurs nauséabondes.

    • Morpions et Gale causent des démangeaisons des organes génitaux externes et de la peau chez la Femme comme chez l'Homme.

  •  

A ceci s'ajoutent des virus, bactéries et parasites moins connus car découverts récemment et contre qui la médecine, notamment l'OMS, fait étudier les moyens de traitement et de prévention.

  • Qui sont atteints par ces Infections connues ?

Les femmes plus que les hommes et surtout les plus jeunes.

Ceci justifie donc toutes les dispositions d'Information et d'Education qui doivent être menées très tôt chez l'enfant afin de le prémunir de tous ces risques graves pour sa propre Santé mais aussi pour celle de ses futurs enfants.

  • Un véritable Combat de dimension nationale qui a le courage d'affronter les réalités.

C'est donc un véritable combat de dimension nationale qui doit être lancé avec l'obligation de ne pas se limiter à l'information du grand public mais en recensant tous les milieux et les facteurs favorisant le développement de ces maladies - tels que les hôtesses d'accueil des Bars comme la prostitution dans les quartiers les plus défavorisés.

Ce volet de la Lutte contre les IST et le SIDA doivent être l'objet d'une véritable politique de Surveillance et de Prévention médicale imposée par le gouvernement djiboutien.

Il n'agit pas dans nos propos de Juger ou de Combattre la prostitution qui est tout à la fois un problème de large débat de Société et de Législateur tout comme nul ne doit prendre la liberté de Condamner l'homosexualité car telles ne doivent pas être nos intentions et nos actes.

Il convient exclusivement d'en constater l'existence et d'encadrer sur le plan médical préventif et de soins les sources possibles d'émergence et d'entretien de ces infections tout en informant largement afin que chacun et chacune prenne les précautions d'usage et se protège, en pleine conscience des risques inhérents.

Par ailleurs, transmettre volantairement la maladie lorsque l'on se sait sidaïque relève, à notre sens, de la Justice et du Droit criminel.

  • Dépénalisation des malades du SIDA.

Les victimes de cette maladie ne doivent en aucun cas être mis au banc de la Société.

C'est par l'instauration d'une confiance mutuelle et par l'accompagnement de thérapies adaptées - entre autres par l'utilisation des dernières générations de médicaments génériques - avec les prises en charges financières des traitements pour les plus démunis que nous pourrons observer, comme c'est le cas au Brésil depuis deux ans, une amélioration notable de la situation de santé des malades qu'accompagne un infléchissement du taux de séropositifs et des décès.

Les autorités politiques ne doivent pas falsifier les données issues des bilans mais regarder avec courage les chiffres, aussi préoccupants puissent-ils être concernant notamment les effets du SIDA à Djibouti, et faire prendre toutes les mesures de Santé publique qu'impose une telle situation.

 

Bouh Warsama


 

 

 


a