

Par la voix de
leur président, les membres du Gouvernement en Exil de Djibouti
élèvent une vive protestation et condamnent les agissements
de M Ismaël Omar Guelleh, président de la République
de par la falsification des Elections présidentielles de 1999,
qui tente aujourdhui et par personnes interposées de
semer le trouble entre les communautés djiboutiennes et la
communauté française dont les familles vivent sur notre
sol.
Cette démarche
tant pernicieuse qu' inacceptable prend diverses formes qui vont des
perturbations volontaires dans la réalisation des manuvres
des unités de l'Armée française au jour de leur
exécution, ce sans justification, et saccompagnent de
propos déplaisants voire xénophobes volontairement initiés
au sein des administrations à l'égard de la présence
française dans notre pays et dont on retrouve l'origine dans
les couloirs du Palais présidentiel de l'Escale.
Bien plus gravement
encore, c'est à une véritable stratégie à
laquelle sont confrontées les populations djiboutiennes et
française par lutilisation de groupuscules dune
jeunesse désoeuvrée et financée par le pouvoir
qui par leur comportement agressif et sans provocation daucune
sorte génèrent des réactions de rejets tout à
fait justifiés par les membres de la communauté française
victimes de ces actes.
Nous rappelons
une fois encore tous les liens profonds d'amitiés qui unissent
depuis fort longtemps nos deux communautés qui ont une histoire
commune ; histoire qui débute bien avant la première
guerre mondiale du 20ème siècle qui vit nos grands parents
des "Bataillons Somalis" sengager dans les combats
de Verdun et dailleurs pour chasser lenvahisseur du territoire
français.
Les difficultés
économiques et sociales auxquelles sont confrontées
toutes les populations djiboutiennes depuis des années et qui
en arrivent à un point culminant dans les mécontentements
les plus divers ne sauraient en aucune manière être imputables
à la communauté civile et militaire française
vivant sur notre sol national et justifier des actes antifrançais
dans notre pays.
Ces difficultés
sont de la responsabilité exclusive du gouvernement djiboutien
actuel et de ses démissions récurrentes face aux problèmes
que rencontre notre société.
La République
de Djibouti nest pas la Cote dIvoire et nul ne serait
en droit de créer les conditions préparatoires au rejet
de la population française et de fomenter par la suite des
révoltes à son égard.
Les manifestations
déclenchées lundi en Cote dIvoire et les appels
au départ des Français lancés ce week-end par
des officiers des forces gouvernementales (Fanci) sont indignes de
militaires et font craindre le pire.
Ce sont des actes
irresponsables et dommageables pour l'avenir des communautés
en présence et n'auraient aucune raison dêtre à
Djibouti.
La stratégie
lancée par le gouvernement dIsmaël Omar Guelleh
consistant à inciter la France à retirer ses ressortissants
suivant un plan établi sur plusieurs années serait une
atteinte grave tout à la fois à cette communauté
comme à la communauté djiboutienne.
Nous demandons
:
-
à la
Justice de notre pays, à la Gendarmerie Nationale ainsi
qu'aux Forces Nationales de Police de prendre et de faire prendre
les mesures strictes qui s'imposent pour que soit sanctionné
sans délai tout acte antifrançais dans notre pays
comme tout acte xénophobe quelle qu'en soit l'origine.
-
à Son
Excellence Monsieur l'Ambassadeur de France à Djibouti,
ainsi qu'à Monsieur le Général, commandant
les Forces Françaises à Djibouti d'inciter les ressortissants
civils et militaires français à ne pas répondre
aux provocations dont ils sont victimes de la part de groupes
manipulés tout en ayant une attitude ferme vis à
vis des autorités supérieures djiboutiennes qui
ont comme responsabilité le maintien de l'ordre public
dans notre pays et de faire respecter les droits des ressortissants
étrangers dans notre pays..
Nous incitons
le gouvernement djiboutien actuel à ne pas créer les
prémices dune situation qui pourrait savérer
aussi dangereuse que celle que subissent aujourdhui et à
leur corps défendant les populations ivoiriennes et françaises
en Cote dIvoire.
Pour
le Gouvernement en Exil de Djibouti.
Le
Président Mahamoud Idriss Ahmed