L'ACTUALITÉ
Dernière modification : le 04-Déc-2003 14:57 (GMT+1 / Bruxelles)

 

 

Par la voix de leur président, les membres du Gouvernement en Exil de Djibouti élèvent une vive protestation et condamnent les agissements de M Ismaël Omar Guelleh, président de la République de par la falsification des Elections présidentielles de 1999, qui tente aujourd’hui et par personnes interposées de semer le trouble entre les communautés djiboutiennes et la communauté française dont les familles vivent sur notre sol.

Cette démarche tant pernicieuse qu' inacceptable prend diverses formes qui vont des perturbations volontaires dans la réalisation des manœuvres des unités de l'Armée française au jour de leur exécution, ce sans justification, et s’accompagnent de propos déplaisants voire xénophobes volontairement initiés au sein des administrations à l'égard de la présence française dans notre pays et dont on retrouve l'origine dans les couloirs du Palais présidentiel de l'Escale.

Bien plus gravement encore, c'est à une véritable stratégie à laquelle sont confrontées les populations djiboutiennes et française par l’utilisation de groupuscules d’une jeunesse désoeuvrée et financée par le pouvoir qui par leur comportement agressif et sans provocation d’aucune sorte génèrent des réactions de rejets tout à fait justifiés par les membres de la communauté française victimes de ces actes.

Nous rappelons une fois encore tous les liens profonds d'amitiés qui unissent depuis fort longtemps nos deux communautés qui ont une histoire commune ; histoire qui débute bien avant la première guerre mondiale du 20ème siècle qui vit nos grands parents des "Bataillons Somalis" s’engager dans les combats de Verdun et d’ailleurs pour chasser l’envahisseur du territoire français.

Les difficultés économiques et sociales auxquelles sont confrontées toutes les populations djiboutiennes depuis des années et qui en arrivent à un point culminant dans les mécontentements les plus divers ne sauraient en aucune manière être imputables à la communauté civile et militaire française vivant sur notre sol national et justifier des actes antifrançais dans notre pays.

Ces difficultés sont de la responsabilité exclusive du gouvernement djiboutien actuel et de ses démissions récurrentes face aux problèmes que rencontre notre société.

La République de Djibouti n’est pas la Cote d’Ivoire et nul ne serait en droit de créer les conditions préparatoires au rejet de la population française et de fomenter par la suite des révoltes à son égard.

Les manifestations déclenchées lundi en Cote d’Ivoire et les appels au départ des Français lancés ce week-end par des officiers des forces gouvernementales (Fanci) sont indignes de militaires et font craindre le pire.

Ce sont des actes irresponsables et dommageables pour l'avenir des communautés en présence et n'auraient aucune raison d’être à Djibouti.

La stratégie lancée par le gouvernement d’Ismaël Omar Guelleh consistant à inciter la France à retirer ses ressortissants suivant un plan établi sur plusieurs années serait une atteinte grave tout à la fois à cette communauté comme à la communauté djiboutienne.

Nous demandons :

  • à la Justice de notre pays, à la Gendarmerie Nationale ainsi qu'aux Forces Nationales de Police de prendre et de faire prendre les mesures strictes qui s'imposent pour que soit sanctionné sans délai tout acte antifrançais dans notre pays comme tout acte xénophobe quelle qu'en soit l'origine.

  • à Son Excellence Monsieur l'Ambassadeur de France à Djibouti, ainsi qu'à Monsieur le Général, commandant les Forces Françaises à Djibouti d'inciter les ressortissants civils et militaires français à ne pas répondre aux provocations dont ils sont victimes de la part de groupes manipulés tout en ayant une attitude ferme vis à vis des autorités supérieures djiboutiennes qui ont comme responsabilité le maintien de l'ordre public dans notre pays et de faire respecter les droits des ressortissants étrangers dans notre pays..

Nous incitons le gouvernement djiboutien actuel à ne pas créer les prémices d’une situation qui pourrait s’avérer aussi dangereuse que celle que subissent aujourd’hui et à leur corps défendant les populations ivoiriennes et françaises en Cote d’Ivoire.

 

Pour le Gouvernement en Exil de Djibouti.

Le Président Mahamoud Idriss Ahmed

 

 

 


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