La parole aux opposants
Dernière modification : le 07-Jui-2002 7:42 (GMT+1 / Bruxelles)

06/07/02 Bel exemple de Solidarité à l’initiative des étudiants.

Wilfried Gbetié débarque en France en 1999 pour y poursuivre ses études et intègre l’École Supérieure d’Informatique et de Commerce de l’Est de la France - Nancy (ESICE).

Il rate son Baccalauréat l’an passé. En août sa carte de séjour arrive à expiration, son passeport doit être renouvelé ce qui implique son retour au Bénin.

D’origine modeste, ses parents ne peuvent hélas l’aider que moralement.

C’est déjà la rentrée… sans Wilfried ; ses amis ne peuvent se résoudre à le voir quitter Nancy sans espoir de retour.

Ils se réunissent, se mobilisent et décident d’agir.

Julie, Marie-Caroline, Mylène, Frédéric, Fabien … Ghyslain et les autres … soutenus par la Direction du Lycée (qui n'exige pas les frais d’inscription) organisent une collecte permettant à Wilfried de retourner au Bénin pour régulariser sa situation et revenir à Nancy.

Julie l’hébergera pour l’année scolaire 2001 – 2002 et ira même jusqu’à mobiliser sa tutrice de stage afin qu’elle se porte garante du lycéen béninois, postulat à l’obtention d’une carte de séjour.

L’établissement scolaire offrira les tickets de cantine, chacun aide Wilfried du mieux qu'il le peut ; le jeune béninois n'est pas seul. Ses problèmes financiers sont les problèmes de chacune et de chacun, l'entraide se fait discrète mais efficace.

La belle aventure continue, l’aboutissement étant à la hauteur de la solidarité déployée notamment par ces jeunes.

« Pour moi c’est un miracle » lance Wilfried qui a obtenu cette année son Baccalauréat STT avec mention Bien et une note de 19 sur 20 en informatique, domaine dans lequel il se destine et pour lequel il semble avoir bien plus que des dispositions naturelles.

Modeste, avec un large sourire il met tout sur le compte de ses amis …

« Moi, je n’ai rien fait, je n’ai fait qu’exécuter ! »….

Conclusion : la Solidarité existe et si elle n'est pas le fait de tous en France comme ailleurs, c'est un message d'espoir pour l'avenir à l'intention des étudiants et des étudiantes djiboutiens.

Pour réussir il ne suffit pas de dire " Je vais faire ...." mais "Je fais et je gère mon avenir professionnel ".

Les portes des Universités et des autres établissements supérieurs notamment en Belgique leurs sont ouvertes.

Des Bourses d'études peuvent leur être accordées, les dossiers sont étudiés et suivis au cas par cas.

Chacun et chacune doit donc se prendre en charge au niveau des inscriptions car nul ne saurait se substituer aux étudiants quant au type d'études et à l'établissement correspondant au choix qui ne peut être que personnel.

Roger Picon.


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