La
parole aux opposants Dernière
modification : le
27-Oct-2002 7:52
(GMT+1 / Bruxelles)
27/10/02
Le ridicule n'a pas de limite au Palais de l'Escale. Après
la " machine à cloner ", la manipulation de "
clowns " et la CENI, ISMAEL OMAR GUELLEH orchestre quelques déclarations
malsonnantes de femmes pour qu'elles lui passent un nouveau " coup
de brosse à reluire " dans la perspective des Elections.
Chacun sait que
le ridicule ne tue pas au " Royaume d'ISMAEL OMAR GUELLEH ",
on pourrait même affirmer qu'il a une nette tendance à
proliférer ces derniers temps à l'approche des échéances
électorales.
Après la
" machine à cloner " les partis d'opposition et les
syndicats, la manipulation de " clowns " qui ne représentent
plus rien sur l'éventail politique local si ce n'est leur propre
personne, la CENI (Commission Electorale Nationale et Indépendante)
qui est là encore un subterfuge malhabile voilà que le
Squatter du Palais de l'Escale tente de nous laisser croire qu'il pourrait
avoir une quelconque idée pour ce qui concerne une éventuelle
évolution de la parité homme-femme en matière de
représentation politique.
Si ISMAEL OMAR GUELLEH
avait quelques idées dans ce domaine comme en matière
d'ouverture politique favorisant l'instauration de la Démocratie
dans le pays cela se saurait.
Pour donner bon
poids - bonne mesure à la préparation desdites Elections,
véritable hypocrisie politique, il élargit son panel de
simulacres pour masquer son bilan ayant valeur de désastre politico
économique et lance cette fois ci une offensive d'un tout autre
genre.
Son " Excellentissime
Dictateur " innove dans la dentelle politique à la
10 %" en organisant des relais chez quelques femmes Djiboutiennes
qui sont supposées livrer leur libre opinion face à la
presse locale sur le projet de loi relatif à l'entrée
de la Femme au parlement adopté récemment par le Conseil
des Ministres.
Suivant une procédure
bien rodée d'asservissement au pouvoir en place, le journal La
Nation saute à pieds joints sur le " dossier confié
". On connaît ! on sait ! la méthode ne varie
pas et les " journalistes " vont bien se garder, une fois
encore, d'interviewer les femmes djiboutiennes qui ont quelque chose
de censé et de pertinent à exprimer sur ce sujet d'importance.
A l'inverse de cela
l'on va par évidence leur préférer Mme Mouna Daher
Issa, secrétaire au service technique de Djibouti, Mme Fatouma
Ali Omar, Mme Choukri et quelques autres qui auront pour "
mandat " d'encenser son Excellentissime Dictateur qui ne manquera
pas de faire uvre de largesses à leur égard pour
les en remercier.
Seulement voilà,
ce que l'article paru dans La Nation se garde bien de mentionner c'est
que ces " dames " si avides de sublimations des pratiques
ostentatoires du régime d'Ismaël Omar et si prolixes de
louanges à la gloire de l'occupant du Palais de l'Escale sont
:
- soit la belle soeur de M DILEYTA, Premier Ministre,
- soit la cousine de " l'épouse d'ISMAEL OMAR GUELLEH ",
- soit la secrétaire de l'actuel Directeur de Cabinet d'ISMAEL
OMAR GUELLEH et épouse d'ABDI ISSA BOULALEH actuel Commissaire
d'arrondissement de Balbala et futur maire de Djibouti
A ces déclarations
on ne peut plus orientées, pour ne pas dire préparées
et imposées, nous leur aurions préféré l'avis
des enseignantes, des fonctionnaires et assimilées comme telles,
de femmes mères au foyer, enfin de toutes celles qui ont une
vision réaliste des difficultés auxquelles leur famille
et la population djiboutienne sont confrontées depuis des années.
Le journal La Nation
se garde bien de prendre l'avis de ces femmes sur ce sujet d'une extrême
importance comme sur bien d'autres d'ailleurs.
Elles sauraient
nous expliquer très clairement quelle est leur vision de l'évolution
de la " Condition Féminine " à Djibouti et ce
qu'il faut attendre d'un régime sapé par la corruption
et qui tente de survivre par ses manipulations électorales sous
toutes ses formes.
Le régime
d'ISMAEL OMAR GUELLEH s'écroule comme le font toutes ses combines
fallacieuses et bassement électoralistes qui ne s'attachent à
ne respecter aucune légalité républicaine.
Les
supposées réformes lancées par ISMAEL OMAR GUELLEH
masquent dans les faits ce qu'il n'a pas annoncé.
C'est ainsi qu'il
n'y aura pas de réelles réformes et l'acceptation d'un
véritable multipartisme politique dans le pays ou de remise en
cause du système autarcique.
Il subsiste tout
de même un moyen de stopper les processus de Guellehnisation de
la vie politique djiboutienne pour l'avenir.
Cette option consisterait
en une dénonciation commune sur le plan international des falsifications
pré électorales par les personnalités de la véritable
opposition politique, hommes et femmes, et de décider en commun
un boycott pur et simple des Elections de cette fin d'année sous
la forme imposée par ISMAEL OMAR GUELLEH.
Il serait injuste
de prétendre que le programme de réformes politiques lancé
par le Squatter du Palais de l'Escale est vide.
Par ses manipulations,
artifices et tromperies, il est plein.