La
parole aux opposants Dernière
modification : le
30-Oct-2002 6:01
(GMT+1 / Bruxelles)
30/10/02 Le propre de la dogmatique
d'ISMAEL OMAR GUELLEH c'est qu'aucune vérité d'opposition
politique n'a le pouvoir de modifier son discours et ses actes.
Dans les faits établis
de la dogmatique dictatoriale, tout se passe comme si le discours fondait
sa propre réalité, ses propres évidences et ses
propres actes..
Comment pourrait-il
en être autrement ?.
Le propre des dictatures
n'est-elle pas de masquer les effets néfastes du régime
derrière un discours soi-disant démocratique qui se veut
rassurant tout en dressant un portrait idyllique du pays concerné
aux fins de rassurer, par l'entremise d'images trompeuses et répétitives,
l'opinion et les instances internationales ?.
Dans la perspective
des Elections de fin d'année et pour tenter de laisser croire
à l'opinion internationale ainsi qu'aux bailleurs de fonds réticents,
car échaudés, que tout va bien et dans le meilleur des
mondes à Djibouti, ISMAEL OMAR GUELLEH n'a eu de cesse de faire
annoncer, des mois durant à grands renforts d'articles tonitruants
par sa presse et ses médias " aux ordres ", l'émergence
imminente de profondes réformes et l'instauration prochaine d'un
réel multipartisme politique en République de Djibouti.
Il fallait être
bien plus que naïf pour penser qu'il puisse honorer en un quelconque
moment les engagements pris il y a de cela 10 ans sous l'ère
GOULED.
Rappelons-nous que
c'était ISMAEL OMAR GUELLEH le réel décideur à
cette époque et certes pas l'oncle Président d'alors qui
lui faisait confiance.
Seulement voilà, avec l'hypocrisie des engagements d'antan et
malgré l'éloquence des déclarations d'intentions
et les promesses qui se sont succédées depuis, force est
de constater l'absence dans les faits démontrés et sur
le terrain politique d'une sincère et véritable réforme
de fond.
ISMAEL OMAR GUELLEH
avait un virage politique à prendre après s'être
octroyé par la falsification tous les pouvoirs lors de l'Election
présidentielle de 1999 mais il ne l'a pas fait lorsqu'il convenait
d'y réfléchir.
Aujourd'hui l'homme
a largement dépassé le seuil d'incompétence et
de compréhension des évènements et commence à
prendre conscience de ce que peut être la solitude et l'isolement
sur le plan international d'un " Dictateur " sur le déclin
alors que les " rats " l'abandonnent un à un et quittent
subrepticement le navire.
Les mots sont restés
" poudre aux yeux " alors que les actes ont confirmé
que le régime n'a que faire de l'opinion des personnalités
djiboutiennes d'opposition bien qu'il soit aux aguets et près
de l'implosion.
" Mais
que font la presse et les médias ? " me direz-vous ?.
Les informations
en provenance de Djibouti émanant exclusivement de l'ADI (Agence
de Désinformation d'Ismaël) et ne livrant par évidence
qu'une vision " Guellehiste " de l'évolution politique
dans le pays, sont rangées depuis belle lurette dans les tiroirs
des Rédactions de la presse et des médias internationaux.
Ceci n'intéresse
plus personne et nul ne se pose plus de question sur le régime
djiboutien y compris l'AFP !.
Le ridicule est
dépassé, la presse et les médias inféodés
à IOG ont largement versé dans le burlesque. Le tapis
rouge est usé, usé jusqu'à la trame par les contrevérités
et les hypocrisies en tous genres émanant du pouvoir par la presse
et les médias locaux interposés.
Reporters Sans Frontières
vient de confirmer la " mise au banc des accusés "
du régime du Squatter du Palais de l'Escale et l'impossibilité
pour Djibouti de disposer, en l'état actuel, d'une presse et
de médias libres diffusant des informations justes et un tant
soit peu objectives.
La CENI, véritable
Conte pour enfants façon ISMAEL OMAR GUELLEH, n'a d'indépendant
que le nom. La Commission Electorale Nationale et paraît-il Indépendante
a fait long feu, elle constitue aujourd'hui un instrument grotesque
au service du régime discrétionnaire en place.
La répartitions
des sièges est faussée, les " Serviteurs zélés
" de son Excellentissime IOG y imposent en son sein dès
à présent leur loi en dépit des règles d'équité
et d'indépendance édictées par rapport au pouvoir.
ISMAEL OMAR GUELLEH tente par l'entremise du CENI d'obtenir maladroitement
sur le plan international une caution aux falsifications des futures
élections, Ahmed Dini vient de s'en apercevoir et a dénoncé
le stratagème électoral ; mieux vaut tard que jamais serait-on
tenté de dire !.
D'autres l'ont compris
aussi mais à l'inverse du chef Afar ils se taisent pour ne pas
froisser Ismaël Omar et ne pas s'attirer ses foudres voire pour
monnayer leur silence complice ou pour se voir octroyer un hypothétique
siége de Député . dans quelques semaines .
dans la mesure où ces élections auront bien lieu ce qui
reste à démontrer.
Bien éloignée
des manuvres " politicardes ", la population va t-elle
supporter plus longtemps toutes les exactions commises par le régime
et le fait que la grande majorité des djiboutiens n'ont plus
les moyens de ne de faire qu'un seul repas par jour ?.
Rien n'est moins
sûr !. Le seuil de la pauvreté ayant été
atteint, les manifestations revendicatives se succédant les unes
aux autres, chacun sait que la révolte gronde.
Pour en revenir
à la préparation de ces Elections, ce serait faire insulte
au minimum d'intelligence dont chacun est doté par la nature
que de penser que la presse et les médias, l'opinion publique
internationale et les véritables personnalités politiques
d'opposition puissent croire, ne serait-ce qu'un instant, en ce simulacre
béotien d'ouverture et de respect de l'indépendance politique,
en cette Commission comme en l'authenticité démocratique
des Elections à venir.
Mais voilà
parmi cette opposition aux limites mal définies certaines personnalités
politiques ont cru bon d'affirmer que l'on pourrait opposer la "
Légalité républicaine " à la dictature
imposée par ISMAEL OMAR GUELLEH et ce malgré les dures
leçons du passé.
Certains tentent
de créer des " Alliances " officielles ou cachées
par ce qu'inavouables et contre nature mais savent-ils avec qui ils
s'associent ?.
Plus la dispersion
politique d'opposition est grande ..mieux elle servira les intérêts
du Squatter du Palais de l'Escale, cela il le sait ; il met donc tout
en uvre pour briser une Union de l'Opposition politique représentative
comme il a vainement tenté de le faire à diverses reprises
et sans succès avec le Gouvernement en Exil.
De même, si
le respect de la " Légalité républicaine "
lors d'une procédure électorale pouvait mettre fin à
une quelconque dictature bien établie, comme l'est, celle d'ISMAEL
OMAR GUELLEH, cela se saurait.
Dans de telles nébuleuses
conditions, on serait tenté de se poser la question de savoir
si une partie très minoritairement représentée
de cette opposition politique agissant dans le cadre d'une supposée
" Légalité républicaine " et soutenue
mordicus par quelques uns, ne constituerait pas un nouvel " artifice
" entretenu par IOG et dont les futures victimes de la " mascarade
organisée " ne seraient pas les militants, électeurs
honnêtes et sincères qui se rendraient aux urnes en toute
confiance croyant élire des Députés ayant la capacité
et la faculté de s'opposer politiquement au régime en
place ?.
Dans de telles conditions,
se réfugier derrière un simulacre de " Légalité
républicaine " lors de ces Elections ne pourrait constituer
qu'une caution inespérée au pouvoir d'ISMAEL OMAR GUELLEH
sur le plan international.
Hors chacun sait qu'il a nécessairement besoin de cette caution
et qu'elle lui est indispensable afin qu'il puisse redorer son blason
largement terni à l'heure où les négociations avec
le Fonds Monétaire International vont débuter.
Situation
très pernicieuse que cette préparation des futures Elections
et si on y ajoute le fait que de temps à autre un " nouvel
ami " d'IOG se fasse connaître, on a alors une nouvelle facette
de la stratégie du Squatter du Palais de l'Escale et de l'indignité
de certaines cautions.
Quand bien même
fut-il incarcéré en un temps dans l'une des geôles
du pays, qu'à cela ne tienne ! l'homme qui dénonça
à juste titre tous les crimes odieux du régime contre
son propre peuple, qui fut de surcroît en un temps passé
pas si lointain défenseur des Droits de l'Homme devient subitement
l'un des " avocats de la pensée " d'ISMAEL OMAR GUELLEH,
genre représentant du " commerce du mensonge politique étatisé
" et grand défenseur itinérant
Voyageur impénitent,
notamment entre Djibouti et Paris, il n'a de cesse de tenter de persuader
à qui veut bien l'entendre qu'ISMAEL OMAR GUELLEH se serait subitement
découvert une vocation de démocrate et de supposé
Chef d'Etat respectant les Droits de l'homme .. pour demain.
Quant à l'effondrement
de " l'Economie des mensonges " d'IOG, et de ses désastreuses
conséquences sur la vie au quotidien de la population djiboutienne,
inutile de lui poser cette question à ce " nouvel ami ",
car il vous embarquerait dans une longue plaidoirie aussi embrouillée
qu'insignifiante.
Comment pourrait-on
défendre le bilan d'un dictateur qui n'a pas de programme économique
et social ?. Il ne vous répondra sur ce sujet, pour cause.
La seule politique
sociale que connaisse ISMAEL OMAR GUELLEH c'est celle du bâton,
celle des " molosses " de sa garde républicaine et
de la SDS qu'il envoie épisodiquement pour soit-disant maintenir
l'ordre public dans les rues de la capitale djiboutienne quitte à
tirer à balles réelles sur la population.
Les seules visées
d'IOG furent et seront demain de vider les " Caisses de l'Etat
", de s'accaparer les dividendes de tous les marchés publics
d'Etat lucratifs tout en achetant les consciences et en distribuant
quelques faveurs par-ci, par-là.
Une de plus me direz-vous
!.
Notre " avocat
de la bonne parole " d'ISMAEL OMAR GUELLEH est de ceux là
; la mémoire lui fait défaut et il s'en accommode mais
il est vrai que le Squatter du Palais de l'Escale pourrait lui avoir
rappelé récemment qu'il subsiste un " dossier gênant
" datant d'une certaine époque et justifiant son incarcération
en un temps pas si lointain.
Preuve est faite
que l'appât du gain fait parfois accepter les attitudes les plus
basses et les démissions les plus viles, c'est ainsi qu'il s'en
trouvera toujours un qui espèrera grimper dans l'artificielle
et temporaire considération d'ISMAEL OMAR GUELLEH de la même
manière qu'il rampe.
Seulement voilà,
le clientélisme et la corruption tous azimuts dont fait usage
à foison IOG sembleraient en avoir pris " un sacré
coup dans l'aile " car les " caisses de l'Etat sont vides
" et ce n'est pas le camouflet qu'il vient de prendre ouvertement
de la part des pays de l'Union Européenne qui va arranger ses
" affaires " personnelles.
Certes il y aurait
l'administration de M BUSH qui pourrait y pourvoir ? là encore,
rien n'est moins certain.
C'est pour ce faire
qu'il l'a sollicitée à nouveau et récemment par
l'envoi d'une délégation djiboutienne mais chacun sait
que la philanthropie n'est pas l'une de ses qualités et qu'elle
ne tiendrait pas ISMAEL OMAR GUELLEH en odeur de sainteté, pour
le moins en estime.
De plus, ne prenons
pas les " services spéciaux " américains pour
plus ignorants qu'ils le sont. Ils ont aussi leurs dossiers et notamment
pour ce qui concerne le rôle d'ADWANI et de quelques " Agents
des basses uvres " d'ISMAEL OMAR GUELLEH et liés aux
réseaux d'Al Quaïda.
Il est vrai que
dans ces conditions s'accointer avec un Dictateur, fut-il africain,
cela pourrait déranger les bonnes consciences, ne manquerait
pas de provoquer une levée de boucliers aux USA et ailleurs ;
une telle initiative ne correspondrait pas à l'image que veut
donner d'elle-même l'administration de M BUSH.
On dit même
qu'un changement de régime à Djibouti serait bien vu par
Washington.
Lorsque le fruit
est pourri mieux vaudrait, pour la Maison Blanche, le laisser tomber
plutôt que de se mettre à dos les pays de l'Union Européenne
et s'isoler.
Dans de telles conditions
on comprend aisément que malgré les mauvaises habitudes
instaurées et qu'il a largement entretenues, le Squatter du Palais
de l'Escale ne puisse pas continuer à cautionner plus longtemps
les détournements ; par évidence les détournements
dont ses serviteurs et obligés se rendent coupable bien évidemment,
pas les siens !.
Certains "
Mandarins et coquins " vont ainsi être dans l'obligation
de revoir à la baisse leurs prétentions et de modifier
leur " train de vie ".
Reste toujours pour ces " Mandarins et coquins " de tenter
de se faire une nouvelle virginité et d'opter pour la solution
de s'exiler comme " Réfugié politique " vers
d'autres cieux.
Une grande destination
à la mode ces derniers temps semblerait être le Canada.
Certes il y fait
bien plus froid qu'à Djibouti mais lorsque l'on a détourné
quelques centaines de milliers de dollars US ont peut se " chauffer
" quelques années et vivre confortablement sur le dos du
peuple, quitte à jouer l'opposant politique virulent de temps
à autre.
Quant à la
perspective des Elections à venir la première des erreurs
fondamentales de la classe politique d'opposition djiboutienne serait
de croire qu'elle pourrait composer avec le pouvoir d'Ismaël Omar
Guelleh sans se fourvoyer.
Chacun connaît
par avance les résultats desdites Elections.
L'histoire des pratiques
pernicieuses imposées par ISMAEL OMAR GUELLEH s'est répétée
depuis plus de 25 ans, pourquoi les changerait-il ?.
Ce qu'il ne peut
maîtriser il le corrompt pour mieux le maîtriser et l'asservir
par la suite donc n'attendons pas que par je ne sais qu'elle "
illumination divine " il puisse se convertir à d'autres
pratiques.
Ajoutons à
cela que le Squatter du Palais de l'Escale n'aurait aucun état
d'âme à faire incarcérer à nouveau et après
ces Elections dans l'une de ses prisons les quelques rares Députés
opposants politiques, nouvellement élus et devenus récalcitrants.
Rien de plus aisé
que de trouver le chef d'accusation.
Prenons le plus
couramment pratiqué ; celui de " malversations diverses
- détournement de finances publiques ".
La préparation
de ces Elections importantes mérite mieux que ce que nous observons
actuellement, imbroglio politico mafieux et d'intérêts
privés qui ne servent que les intérêts d'IOG.
A cela il convient
d'ajouter les indignités de quelques uns qui désertent
leurs idéaux et les valeurs de leur peuple en se fourvoyant avec
ISMAEL OMAR GUELLEH mais qui, par esprit de trahison obligeant, seront
très vraisemblablement parmi les premiers à le "
poignarder " lorsqu'il mettra très bientôt un genou
au sol.
Ces " hommes
sans courage ni dignité " auront beau affirmer que ce n'était
qu'une stratégie pour le faire chuter , nul ne les croira
au sein de la nouvelle " équipe au pouvoir " qui saura
leur demander des comptes, en temps et en heure.