15/11/02
LETTRE OUVERTE AUX CITOYENS
(par Abdourahman Yassin)

Abdourahman
Yassin
Membre fondateur du GED
Chargé
des Finances, de l'Économie et de la Planification
Cette lettre ouverte
constitue un appel à la formation de propositions dactions
politiques concernant les élections Législatives de notre
pays qui sont programmées pour le mois de janvier 2002.
Les résultats
des élections du dernier scrutin législatif, dominées
par lalliance RPP - FRUD, furent entachés dirrégularités
Le pouvoir illégal
dIsmaël Omar Guelleh a démontré depuis 1999
son incapacité chronique à répondre aux exigences
les plus élémentaires des Djiboutiens.
Le peuple djiboutien
est en situation de survie ! pour combien de temps ?.
Quattendons-nous
de ces futures élections ?.
De nouvelles falsifications
! de nouveaux mensonges ! mais certes pas une nouvelle orientation politique
et une amorce douverture vers la démocratie.
La pauvreté
daujourdhui seront les miséres de demain si rien
nétait fait pour y remédier, si chaque Djiboutien
et si chaque Djiboutienne acceptait de se laisser berner plus longtemps
par le pouvoir en place.
A lheure
où les Djiboutiennes et les Djiboutiens réfléchissent
à la situation quils vivent depuis lindépendance
de notre pays vis à vis du colonialisme, il est important aujourdhui
et après 25 ans de Liberté et d'Autonomie de constater
quune minorité mafieuse est à la tête des
différents instances nationales, civiles militaires et politiques
Ces mafieux profitent
et aggravent la crise dans laquelle ils ont plongé et maintiennent
le pays, alors que la majorité de la population subit linflation,
laugmentation des prix sans augmentation des salaires, des dysfonctionnements
chroniques des services essentiels de leau et de lélectricité,
le chômage et la paupérisation
. des retards
incessants des versements de salaires et des sanctions discrétionnaires
lorsque nos fonctionnaires contestent et défendent leurs intérêts.
Tant dannées
de souffrances les plus contraignantes et les ignobles ! Pourquoi ?.
Il est encore tant
dagir en ayant le courage de dire NON !.
NON au clan mafieux
à qui exerce par corruption et le clientélisme la conduite
du pays dans les conditions et nous ont amené à subir
tous les effets désastreux de la situation que nous connaissons.
Aujourdhui
nous subissons lhumiliation, la corruption, la violence, le pillage,
les détournements des fonds publics.
Jour après
jour nous perdons notre dignité alors que les hyènes corrompues
continuent daugmenter leurs patrimoines immobiliers et de conforter
leurs comptes bancaires à létranger.
Nous devons aller
plus loin pour sauver le peu de dignité quil nous reste,
notre honneur bafoué par la force ; profitons de loccasion
pour sanctionner et balayer les auteurs des actes délictueux
qui ont mis le pays dans cette situation et de plein gré et qui
se rendent encore coupable à ce jour :
- de séquestrations
arbitraires,
- de parodies de
justice,
- de laccélération
du démantèlement de lappareil administratif,
- de la paupérisation
de toutes couches sociales de la société djiboutienne,
- du musellement
de la vie syndicale,
- du clonage des
partis politiques,
- de la création
des partis politiques satellites, annexes du RPP,
- de la desimplication
de lEtat dans léconomie nationale.
- de la privatisation
des pôles économiques les plus rentables (port, aéroport,
électricité, eau etc.
) et dont les marges bénéficiaires
profitent aux mafieux et non au peuple.
De ce constat il
me semble que nous devons être amenés à prendre
des décisions réfléchies ert dune grande
fermeté en nous posant des questions simples
- QUI FAIT QUOI
dans notre pays?
- Qui sommes-nous
? et que sommes-nous devenus en 25 années dIndépendance
?
- Quel avenir,
pour nos enfants et pour nos familles ?
- Navons-nous
pas aujourdhui une responsabilité ? ou devons accepter
toutes ces misères ?
En réponse
à lune ou à deux de ces questions nous pouvons changer
ensemble beaucoup de choses par nous-mêmes.
Nous trouverons
là où le mal existe et nous ferons appel à un «
médecin » qui pourra guérir la maladie, cette gangrène
qui ronge notre pays.
Ouvrons donc les
yeux et les oreilles et agissons pour demain car demain se dessine et
se prépare aujourdhui.
Abdourahman
Yassin