La parole aux opposants
Dernière modification : le 17-Nov-2002 17:13 (GMT+1 / Bruxelles)


17/11/02 - LETTRE OUVERTE AUX CITOYENS
par Ali Abdillahi IFTIN


Ali Abdillahi IFTIN
Membre fondateur du GED
Chargé de la Défense et de la Sécurité nationale


La mascarade électorale d'ISMAEL OMAR GUELLEH continue !.

Dans un communiqué daté du 15 novembre 2002, le ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation M Abdoulkader Doualeh Wais a indiqué à la presse que " les élections législatives auront lieu le 10 janvier 2003 pour donner plus de temps aux nouveaux partis qui viennent d'être légalisés afin qu'ils puissent s'adapter, s'organiser et commencer leurs travaux ."

A l'évidence, ces arguments sont une tartuferie de plus à ajouter à la " cohorte des mystifications " en vue de la préparation desdites élections.

Si le " Falsificateur " des résultats des précédentes Elections, en l'occurrence IOG, avait un quelconque respect pour l'opposition politique afin qu'elle puisse " s'adapter, s'organiser et commencer ses travaux " cela se saurait.

Une fois encore, cette forme " d'apparatchik à la ISMAEL OMAR GUELLEH " qui perdure et qu'accompagne le béni-oui-oui de quelques " anciens " et de son gouvernement guignolesque se caractérise par une remarquable aptitude à falsifier toutes les vérités qui dérangent donc qu'il faut taire pour tenter de survivre en préparation à la tempête qui se prépare et se dessine à l'horizon.

Seulement voilà, ce que le supposé ministre de l'intérieur et de la Décentralisation n'ose pas avouer c'est que son " Excellentissime grand maître à penser " est très préoccupé par toutes les menaces potentielles qui pèsent, un peu plus chaque jour, sur sa personne et pourrait le faire chuter très bientôt de son tabouret vacillant.

Les " Caisses des finances de l'Etat " sont quasiment vides alors que le Squatter du Palais de l'Escale sait avoir d'impératives échéances financières car les élections législatives sont proches et qu'il doit continuer à " acheter les consciences et les soutiens " dans cette perspective pour soutenir donner une apparente authenticité à la liste du RPP en pleine déliquescence et qu'il conduit par personne interposée.

Ne nous berçons pas d'illusions, le jeu démocratique et de respect d'alternance politique dans ces Elections est faussé par avance une fois encore.

La pression est forte, ISMAEL OMAR GUELLEH ne sait plus à quel saint se vouer pour se maintenir au pouvoir, les défections affluent dans ses rangs.

Au-delà des promesses qu'il n'a eu de cesse de faire sans les respecter, en aucun moment ou de quelque manière que ce soit (nos frères Afars en ont fait les frais ) il doit continuer d'entretenir, plus que jamais, ses " œuvres bassement clientélistes " et ses obligés.

A ceci il convient d'ajouter qu'il a l'obligation de verser, dans les meilleurs délais et pour partie, les arriérés de salaires aux personnels de l'Armée nationale, de la Gendarmerie, des Forces nationales de Police, de l'Enseignement …….etc …bref aux fonctionnaires et assimilés comme tels… pour les faire patienter et tenter de les inciter à voter dans le " bon sens ", le sien bien évidemment.

" La discipline faisant la force des Armées……." on connaît !, mais les militaires et les fonctionnaires opposent l'argumentation selon laquelle " on ne nourrit pas une famille avec des mots et des promesses sans lendemain .. ! ".

Qui pourrait prétendre le contraire et les blâmer ?.

La fracture entre ISMAEL OMAR GUELLEH et les personnels des administrations djiboutiennes s'est aggravée considérablement ces derniers mois ! il lui faut donc parer au plus pressé d'où son voyage éclair à Paris pour tenter de laisser croire qu'il pourrait y avoir une " ouverture vers un tangible multipartisme à Djibouti " mais aussi dans le but d'y exercer son traditionnel " Chantage à la misère " qu'il entretient dans le pays.

L'argent manque, alors il faut le prendre chez le " grand frère " même si l'on négocie en sous-main avec l'administration de Monsieur BUSH.

Dès lors on comprend le pourquoi de sa démarche vers les USA lorsque l'on sait que " l'opération d'extorsion de fonds " auprès de Paris, dont il s'était fait une spécialité par le passé, ne fut pas concluante cette fois ci.

Tout au plus s'est il vu remettre une décoration de Chevalier de la " Légion d'Honneur " qu'il pourrait être très bientôt dans l'obligation de restituer au Grand Chancelier de l'Ordre…………….

Certains en comprendront aisément les raisons.

Si le mois de décembre est celui de la pluie, il pourrait être surtout celui des " douches froides "…………, celui de l'émergence des vérités trop longtemps bafouées et de la mise en évidence de certaines collusions .. pour ne pas dire de compromissions.

Certes Madame la ministre française de la Défense a apporté sa contribution dans l'urgence à son homologue djiboutien mais la répartition de l'Aide allouée et surtout l'utilisation officieuse qu'IOG convoite de faire pourraient déranger quelques " bonnes consciences " parisiennes.

Les conditions d'octroi de cette Aide exceptionnelle pourraient être trop contraignantes pour IOG car mettant à mal à sa pratique institutionnalisée du " panier percé " sans justification d'aucune sorte.

ISMAEL OMAR GUELLEH a donc missionné dans l'urgence une délégation à Paris pour négocier et exercer une pression dans d'autres dossiers financiers ayant trait aux conditions du maintien de la présence des forces françaises à Djibouti mais aussi pour le versement immédiat par la France de l'Aide promise lors de la récente visite de Madame Alliot-Marie.

Le " grand frère " coupable d'après IOG de tous les maux dont souffre le pays depuis son accession à l'indépendance est soudainement redevenu le " gentil ", compréhensif mais le " Chantage " du Squatter du Palais de l'Escale continue ! jusqu'à quand ?.

La raison du report des élections législatives djiboutiennes au 10 janvier 2003 pourrait être autre que l'argumentation officielle que tente de nous faire croire le supposé ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation M Abdoulkader Doualeh Wais.

Bien que fractionnée, il n'y aurait rien de surprenant à ce que l'Aide attribuée par Madame la Ministre Alliot-Marie ne puisse pas être versée sur les ressources financières de l'exercice 2002 du Budget de la Défense.

Madame la Ministre a ses contraintes budgétaires.

Cruel dilemme pour ISMAEL OMAR GUELLEH !.

Dans l'impossibilité de respecter tous ses engagements financiers ….pour le mois de décembre de cette année il n'aurait eu d'autre alternative que de reporter lesdites Elections.

C'est d'ailleurs ce qu'il a fait par l'intermédiaire de son supposé ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation M Abdoulkader Doualeh Wais.

Par ailleurs rien n'interdit de penser qu'une première fraction de cette Aide pourrait être versée à l'Etat djiboutien dans les premiers jours de janvier à partir de l'enveloppe budgétaire française de la Défense pour l'exercice 2003 …(vers le 5 ou le 6 …par exemple… !!!!! ).

IOG aurait alors le loisir de faire procéder au paiement des salaires afin de compenser pour partie les arriérés des sommes que l'Etat djiboutien reste devoir aux Militaires et aux Fonctionnaires.

Cette opération se déroulant juste avant les Elections Législatives elle devrait selon ses visées, calmer les esprits mais aussi arranger les affaires du RPP et de ses annexes politiques….

Oui mais voilà, la politique de " la carotte ou du bâton " menée par ISMAEL OMAR GUELLEH qui révèle ses préoccupations, ses priorités et son mode de pensée (si pensée il y a ?), n'a que trop perduré.

Plus les ministres sont ignares et incultes, mieux il peut les corrompre pour les manipuler par la suite, quitte à les faire incarcérer par la suite.

La problématique insoluble à laquelle il est confronté depuis des mois réside aussi dans le fait qu'il a en face de lui une nouvelle génération d'hommes et de femmes qui rejette les " mandarins " corrompus, les " avocaillons " de la pensée Guelliste sans dignité aucune et les autres " marionnettes politiques ", opposants de façade.

Ce sont ces hommes et ces femmes de cette nouvelle génération qui seront les véritables artisans de l'avenir économique, social et politique de Djibouti et certes pas une mafia locale supervisant une " diaspora de nantis " qui n'ont que faire de l'avenir du peuple djiboutien et de ses enfants.
C'est à cette nouvelle génération d'hommes et de femmes de décider quel est leur choix d'avenir et de se manifester pour ne plus Subir mais Agir.


Ali Abdillahi IFTIN