La parole aux opposants
Dernière modification : le 20-Avr-2003 21:50 (GMT+1 / Bruxelles)

20/04/03 Djibouti - Dictature oubliée par intérêts (Poème de Roger Picon)

Plutôt que de choisir armes pour combattre la dictature de l’abject avilissant
J’ai fait choix de caricatures imagées et dénonçant là par les mots arrogants
Pour faire connaître les actes odieux atteignant en ce pays du bout du monde
Femmes, enfants, hommes sans défense dont seul tort fut, sera faute profonde

De naître pauvres en autre couleur que mienne, imposés et n’ont point choisi
Imposant dans cahute réveil sans nul sourire puis mendiant pour leur survie
Oubliés d’une mondialisation galopante abandonnant sur bord de cette route
Les plus faibles qui aux premiers cris de la naissance comportant déjà doute

De n’être qu’inférieurs en ce bas monde, nul espoir d’avenir de parents hérité
Infamie qui de guerre en guerre contraint à fuir au loin abandonnant propriété
Pour trouver piètre refuge là où ils ne sont, ne seront que parias indésirables
D’un régime falsificateur exploitant toutes misères obtenant aides insatiables

Aides aussitôt détournées renforçant ainsi piètres ambitions d’appât du gain
D’hommes et de femmes au dédain marqué, bafouant droits de l’être humain
Les caricatures comme les mots récurrents sont les premiers pas de Liberté
Mettant à jour ce que le diplomatiquement correct ne saurait voir et dénoncer

Ce qui devrait l’être et constitue gangrène aux Droits de l’Humain et atteintes
Cautionnées par ces silences et mensonges édulcorés de situations dépeintes
L’histoire en ce qu’elle a d’inéluctable se répètera éternellement pour qu’enfin
Par incompréhension des misères de ces hommes et femmes sans lendemain

N’ayant autre chemin vers lequel on les pousse là sciemment ou par ignorance
Ils et elles ne se lèvent ensemble pour Vivre dénonçant alors nos insuffisances
Ce jour là les populations seront là dans la rue livrées aux balles de la dictature
Seule réponse d’Etat corrompu par l’ambition de quelques uns et ses forfaitures

L’aurore d’un pays aux gens pacifiques, toutes les populations sans différence
N’ayant nul espoir en l’émergence Etat de Droits, Justice, bonne gouvernance
Mettront à bas abject trône des exactions, des mensonges et insultes à la Vie
Débordant alors révolution pacifique trop longtemps reléguée au rang de délit

Il sera hélas alors trop tard pour faire le compte des morts, lointain pays oublié
Chacun se rejetant fautes d’ignorances, mensonges diplomatiques ou vérités
Fasse le ciel ou les consciences des grands hommes de ce monde se raniment
Avant que ne survienne fatidique jour où le peuple ne jette dictature vers abîme

Roger Picon