La parole aux opposants
Dernière modification : le 16-Mai-2003 6:48 (GMT+1 / Bruxelles)

15/05/03 Abdillahi IFTIN adresse une lettre ouverte au Colonel Mahdi, son cousin,

Cher cousin,

De par les liens familiaux qui nous unissent, je prend la liberté de t’adresser cette lettre ouverte pour te livrer mes considérations sur ton comportement et sur ce que pourrait être ton avenir mais aussi pour te poser un certain nombre de questions qui me tiennent à cœur.

Mais avant d’aller plus loin dans les écrits qui te concernent plus directement et auxquels je souhaite que tu portes réponse, permets-moi de m’adresser à mes concitoyens et à mes concitoyennes qui ont l’obligation pour diverses raisons de demeurer dans notre pays et qui tentent, bon gré mal gré, d’y survivre devenant ainsi les otages d’un régime politique pour le moins tyrannique et qui verse depuis quelques temps dans le despotisme, destructeur de nos traditions ancestrales.

Je m’adresse aussi à tous mes amis (es), à Djibouti ou ailleurs, qui bien souvent sont obligés de ne pas se mettre en évidence par crainte des pressions et des actes odieux qui pourraient être exercées sur eux-mêmes et sur leurs familles.

A ces hommes et à ces femmes qui me conservent leur amitié sincère et leur infaillible fidélité malgré l’éloignement et les contraintes qu’on leur fait subir dans notre pays ou du fait d’un exil forcé loin de notre terre, je tiens à les remercier très sincèrement pour ce courage car je sais de plus qu’ils et elles participent activement au développement des mêmes valeurs démocratiques que celles que nous instaurerons dans notre pays très bientôt, avec la bénédiction d'Allah.

En s’associant dans un même message politique de Paix, d'Egalité des Droits et de Progrès véhiculé à travers le monde, dénonçant le despotisme d’un autre siècle et les effets d’une dictature policière à laquelle peu adhèrent par convictions à Djibouti comme ailleurs, ils et elles mettent en accusation tous les actes qui sèment la terreur et l’injustice au sein des populations de notre pays dont le trait dominant fut longtemps un pacifisme ancestral, pacifisme qui aujourd’hui a atteint ses limites.

Ce n’est pas le fait du hasard si le Gouvernement en Exil ne fait qu’exprimer fort et haut ces valeurs, notamment auprès de l’opinion et des instances internationales ; la raison en est que nous exprimons ce que les populations de notre pays ne peuvent dire librement.

Aux otages du régime despotique, à ces hommes et à ces femmes qui nous conservent leur amitié sincère et leur infaillible fidélité, qui nous soutiennent en apportant leur contribution et leurs propres valeurs j'envoie un vibrant hommage et j’affirme que le moment est venu pour le Gouvernement en Exil de s’adresser à chacun et à chacune et de manière individualisée afin de mener en toute liberté de pensée une large réflexion d’ensemble sur les motivations, les effets et les conséquences du régime qui dépasse la tyrannie dans notre pays; tyrannie instaurée par Ismaël Omar Guelleh et qui n’a plus de limite.

L’avenir que propose Ismaël Omar Guelleh à nos familles et à nos enfants est d’autant plus sombre ne serait-ce que par les mesures de lutte contre le chômage dans laque chacun constate que celles-ci sont totalement inefficaces car les projets se succèdent chaque année à grand renfort de grandes déclarations alors que parallèlement les enveloppes financières affectées et qui s’appuient sur les aides extérieures sont détournées dans leur grande majorité.

Ces projets sont sans lendemain, ils n’offrent hélas à notre jeunesse et aux demandeurs d’emploi, dont le nombre est si effarant aujourd’hui qu’il paraît irréel, aucun espoir quant à une amélioration notable de la situation dans les années à venir.

Toutes les démissions et les carences, dues aux incompétences et à la cupidité notoires, accumulées par l’Etat actuel se révèlent une à une au grand jour alors que la presse et les médias inféodés à Ismaël Omar Guelleh nous déballent des chiffres et des bilans mensongers pour tenter de masquer maladroitement les réalités d’un régime qui s’écroule.

La gravité de la situation économique qui perdure dans notre pays a atteint un niveau catastrophique et sans vouloir faire preuve de xénophobie car telle n’est pas notre intention, force est de constater que la main d’œuvre étrangère non déclarée et payée d’un salaire de misère a été substituée, au fil des années et pour des raisons de profits croissants et exclusivement personnels, à celle des Djiboutiens et des Djiboutiennes.

Population djiboutienne ou étrangère en provenance de pays limitrophes, chacune d'elles est l'otage du régime actuel.

Cette stratégie est intentionnelle et consiste pour le pouvoir d'ismaël Omar Guelleh à ne conserver à moyen terme dans le pays que des populations asservies contrôlées par une armée réduite composée de "mercenaires" grassement payés.

Le pays est en situation de catastrophe dans tous les domaines essentiels.

Je prends la liberté de ne pas m’étendre sur ce sujet mais d’aborder, avec vous, celui de la division tribale et ethnique qui est l’un des grands méfaits destructeurs de ce régime dont il convient de dénoncer les pratiques et les conséquences sur notre cohésion nationale sans laquelle aucun Progrès n'es possible.

La méthode utilisée pour créer et entretenir cette division tribale institutionnalisée consiste pour Ismaël Omar Guelleh à dresser puis à exacerber les clans en offrant quelques temporaires faveurs aux uns pour les monter contre les autres ; il arrive ainsi à générer de petits conflits qui lui permettent de diviser et de remettre en cause l’union des tribus qui en firent longtemps sa force, sa stabilité et l’harmonie au sein des ethnies.

Dans ce fragile équilibre qu’il a rompu, il tente de pérenniser son pouvoir despotique au sein des communautés tout en s’accaparant toutes les ressources nationales rentables, dont le produit des Etablissements Publics Industriels et Commerciaux qu’il exploite et pille à son profit, au détriment des Finances de l’Etat djiboutien.

Ajoutons à cela que par précaution il procède au reversement d’une infime partie de ces ressources au profit d’une nomenklatura qui l’entoure et l’adule, lui apportant sa caution pourvu qu'elle puisse bénéficier de ses faveurs.

On constate donc que la survie du pouvoir despotique d’Ismaël Omar Guelleh s’appuie sur une pratique de base constante et qui n’a pas varié que l’on peut définir comme étant l’émanation d’une intention délibérée et fourbe de diviser toutes les populations pour mieux asseoir une autorité toute relative pour exercer ses actes cupides.

Il noyaute chaque tribu quand il le peut, ce qui n’est pas toujours aisé, en y créant des groupuscules très actifs qu’il rémunère sous diverses formes afin d’y créer des conflits et y ajoute la désinformation envers toutes les populations qu’il maintient en situation de survie par une dépendance alimentaire quotidienne comme en matière de santé publique.

Par la création d’artificielles rivalités qu’il génère et entretient entre et au sein même des différentes tribus qui composent les populations djiboutiennes il falsifie ainsi toutes les vérités historiques et culturelles de notre passé en laissant croire qu’il pourrait y avoir des antagonismes naturels entre les tribus et les diverses ethnies alors que c’est lui qui les fomente.

Un tel processus facteur de conflits larvés et ponctuels, mais sans cesse relancés et qui n’ont pas lieu d’être, empêche toute avancée vers une nécessaire « djiboutiannité » dont les populations en sont les premières victimes et en subissent les effets.

Mais de cette nécessaire Union nationale, Ismaël Omar Guelleh n’en veut pas car son but est avant tout d’exclure du pays ceux qui le dérangent et s’opposent à son despotisme.

Le Gouvernement en Exil estime que les limites de l’acceptable sont largement dépassées et qu’il convient aujourd’hui, malgré l’absence de réaction de la patrie des Droits de l’Homme qui ferme les yeux face à ce despotisme sanguinaire et criard, de réveiller toutes les consciences hésitantes, endormies ou chloroformisées par le profit personnel.

Nous demandons à chaque famille, à chaque tribu, à chaque ethnie et à chaque communauté de faire face aux responsabilités qui sont les siennes pour un demain très proche avant que n’émerge un soulèvement général des populations avec notre jeunesse déferlant dans les rues.

Quelle que puisse être l'ethnie concernée, la Nation djiboutienne n'a que trop versé de sang !.

Chaque homme, chaque femme de notre pays et quel que puisse être son niveau d’implications a sa responsabilité d’engagée pour accompagner le Mouvement de Libération Nationale qui s’est instauré depuis des mois au sein des administrations, de notre Armée Nationale, de la Gendarmerie et des Forces Nationales de Sécurité et qui s’opposera le moment venu pour mettre un terme au régime d’Ismaël Omar Guelleh.

Dans cette perspective, le choix doit être fait par chacun et chacune sans équivoque possible en sachant que ce régime despotique ne doit sa survie qu’en se nourrissant de la terreur qu'il exerce sur l’individu mais que dès qu’il est confronté à un groupe uni et décidé il rentre dans ses quartiers en attendant la suite.

Seuls un groupe réduit d’hommes grassement payés et à considérer comme les « derniers mercenaires du pouvoir Guellehien », qui est l'amorce de ce que veut Ismaël Omar Guelleh, réussit encore à semer la terreur et aura à répondre de ses actes le moment venu devant les futurs et proches Tribunaux de notre pays.

Ceci étant dit et pour en revenir à nos chèvres et nos chameaux (à défaut de moutons), je suis, Mon Cher Cousin, très préoccupé par ta propre situation surtout après ton récent passage à Paris particulièrement à l’Ambassade de Djibouti, véritable épisode burlesque et à rebondissements t’obligeant à te cacher apeuré dans un hôtel de troisième zone pour fuir une Justice française qui souhaitait t’entendre dans une affaire d’importance.

Toi qui est habitué à l’atmosphère aseptisée des palaces, dormir dans un tel cloaque a du être un véritable supplice auquel tu n’es plus habitué et tu as, par évidence, ma grande compassion.

Je suis, par ailleurs, très inquiet pour ta santé dans tous les sens du terme et tiens à m’informer des éventuelles suites de la jaunisse que tu as contractée dès ton retour à Djibouti avec la crainte qu’elle n’ait mué en une maladie incurable donc bien plus grave.

Je me permets de te recommander d’être très prudent car je te sais fragilisé actuellement et ne voudrais pas consulter un matin la presse en apprenant que tu aurais pu être victime de l’une de ses épidémies exterminatrices, ponctuelles, connues mais immaîtrisables par toi, comme celles qui ont subitement mis fin à la vie de bon nombre de mes amis par le passé.

Je te recommande d’être très prudent, mon Cher Cousin, a fortiori dans ta nourriture et dans le choix de tes boissons, car d’après ce que j’en sais ces derniers temps beaucoup de choses dans notre pays sont en phase de mutation voire d’éradication et qu’au nettoyage de l’intérieur auquel procède l’Etat actuel devrait inévitablement succéder la suppression du régime d’Ismaël Omar Guelleh par l’injection simultanée et à divers endroits « d’anti despotiques » puissants.

Auras-tu l’esprit d’à propos de comprendre que tu es devenu l’un des maillons faibles du régime avant qu’un « virus exterminateur », dont Ismaël Omar Guelleh a le secret, ne vienne subitement te frapper ?. Vaccine-toi avant mon Cher Cousin, il n’est peut être pas trop tard pour le faire et profite en pour te mettre en paix avec ta conscience si tu sais encore ce que ce terme signifie pour un homme ?.

Toutefois, je tiens en quelque sorte à te rassurer si toutefois tu arrivais d’ici là à éviter l’un de ces virus, tu ne serais pas le seul parmi les suppôts du pouvoir actuel à être mis au banc des accusés du futur Tribunal du Peuple.

Le Procureur Général de la République de Djibouti qui sera mis en place dans un future très proche est un véritable homme de loi dont nous vous réservons la désagréable surprise. Il a effectué un excellent travail de préparation en matière de réquisitions à venir et il place en tout premier lieu dans ses priorités, à tout despote tout déshonneur …, Kadra Heïd et son époux qui seront nominés d’office et donc prioritaires.

Pour ce qui concerne les autres assignés devant ledit Tribunal, je puis te garantir qu’il y aura aussi le général Zakaria pour l’ensemble de son abjecte œuvre depuis des années ainsi que les colonels tortionnaires et corrompus M Omar Bouh et M Youssouf Kayad (les bras séculiers du maître actuel) qui aurons eux aussi à répondre de leurs actes devant ce Tribunal qui respectera scrupuleusement nos lois et les droits de la défense.

Je souhaite faire une parenthèse concernant M Omar Bouh et M Youssouf Kayad car j’ai observé le peu de solidarité qu’ils ont exprimé à ton égard suite à ton épisode parisien récent allant jusqu’à se moquer de toi mon Cher cousin.

Comment ont-il pu oser le faire ? ANA IGAL KAY (traduction pour les néophytes « je suis outré de leur attitude et je pousse le cri du sous chou…. »).

Je me propose donc de défendre ton honneur, pour le moins ce qu’il en reste, mais avant cela je souhaiterais que tu m’informes des raisons qui t’ont poussé à cautionner des actes à mon égard.

Pour autant que je sache nous appartenons à la même famille et il subsiste de ce fait des traditions ancestrales que je n’ai jamais transgressées et que tu te devais de respecter.

Je souhaite que tu justifies auprès de notre famille, de notre tribu, des populations de notre pays les raisons pour lesquelles tu as transmis l’ordre donné par IOG concernant mon élimination physique ?.

Prends ce qu’il te reste de courage pour justifier par des écrits les raisons qui t’ont incité à lancer le petit « cafard Zakaria » sur ma piste et pour m’éliminer à Addis Abeba.

Me connaissant comme tu me connais, comment as-tu pu penser ne serait-ce qu’un instant que je n’allais pas réagir vivement comme je l’ai fait et vous renvoyer ce « spécialiste du replis stratégique précipité et désordonné » en évitant de tomber dans les pièges infâmes qui ont causé par le passé la mort de Mohamed Yacin, de Gharaf et d'Abdo Saïd (paix à leur âme. Amin) ?.

Ce qui fait la faiblesse du régime dont tu es l’un des suppôts, c’est de croire que les hommes de paix et de justice, ce que j’ose prétendre être, et qui ne se sont jamais accommodés des ordres données par Ismaël Omar Guelleh dont le but est de détruire la cohésion de nos familles, tribus, ethnies mais aussi de la Nation djiboutienne, ont cette faculté de survivre et de vous contrer dans le milieu hostile dans lequel vous tentez de les confiner.

Votre détresse c’est que vous êtes confrontés et allez très bientôt supporter les effets de vos actes car il y a en ces hommes et en ces femmes une opiniâtre volonté dont la nature ne vous a pas dotés.

Ces valeurs consistent à maintenir les saines valeurs que leur ont transmis leur père et leur grand père notamment celle de ne pas faire verser inutilement le sang et de respecter la Justice mais aussi de "porter le fer" le moment venu et où il convient de le faire, sans haine mais pour faire respecter leurs droits et ceux des populations qu'ils et elles représentent.

Vous tentez de les contraindre par des procès iniques, comme celui de M Mohamed Saleh Alhoumékan, qui sont la démonstration de votre incapacité à distinguer le bien du mal en bafouant le respect des droits de chacun et les traditions Issas.

Qui de toi ou de moi a jeté le déshonneur et porté une grave atteinte à notre famille et à notre tribu en faisant et en donnant ordre de verser le sang ? Toi mon Cher Cousin, pas moi !

Qui de Toi ou de moi s’est fourvoyé avec indignité dans un simulacre de procès, mettant en jeu l'honneur d'un Officier de Gendarmerie qui fut mon adjoint direct et dont je connais l'intégrité, pour tenter d’affirmer l’autorité d’un despote irresponsable qui est aux abois ? Toi mon Cher Cousin, pas moi !

Qui de toi ou de moi est aux ordres d’un despote sanguinaire qui n’a qu’un but que tu cautionnes et consistant à insulter nos saines valeurs ancestrales Issas en tentant de corrompre par l’argent les esprits les plus faibles ? Toi mon Cher Cousin, pas moi !

Qui de toi ou de moi est aux ordres d’un despote sanguinaire qui sème le désordre dans l’esprit des croyants et les incite à créer des conflits entre familles, tribus et ethnies ; conflits qui n’ont pas lieu d’être et qui devraient être condamnés fermement par nos instances tribales et ethniques ? Toi mon Cher Cousin !.

Qui de toi ou de moi est aux ordres d’un despote sanguinaire qui insulte chaque jour par ses actes les saines valeurs du Coran et qui plonge des veuves dans la détresse morale, affective et financière, en faisant assassiner leur époux ? Toi mon Cher Cousin, pas moi !

Qui de toi ou de moi est aux ordres d’un despote sanguinaire qui prive des enfants, bénis d’Allah le miséricordieux, d’un père pour les éduquer et les faire grandir dans le respect de l’autre comme cela est clairement transmis dans le message de notre prophète ? Toi mon Cher Cousin, pas moi !

Qui de Toi ou de moi sera bientôt traduit devant les Tribunaux nationaux puis devant celui d’un Tribunal étranger pour tous les crimes que tu as ordonnés et fait commettre sur ordre d’Ismaël Omar Guelleh ? Toi mon Cher Cousin, pas moi !

Qui de Toi ou de moi encoure la colère d’Allah et celles des populations de notre pays ? Toi mon Cher Cousin, pas moi !

Je t’invite, ainsi que ton donneur d’ordres auquel tu es asservi, a relire dans le calme et avec grand recueillement les versets sacrés du Coran transmis par notre prophète Muhammad (Mahomet). Vous y retrouverez toutes les saines recommandations d’Allah notre seigneur qui est seul à décider de la Vie ou de rappeler à lui les croyants quant il le veut.

Si certains se pensent plus puissants qu’Allah peut l’être pour décider qui doit Vivre ou quitter cette terre alors et avec ma grande compassion ils subiront en un moment voulu par lui le Châtiment du Feu car il n’y a pas de défenseurs pour les injustes .

Le message de notre prophète est un message de paix et de tolérance, il a ces valeurs du respect de l’autre et du plus faible comme il est le guide du croyant. Ceux qui ont compris cela seront glorifiés et ne connaîtront pas le Châtiment du Feu.

Le jeu étant à venir ( IYAR WAA KALIN DAMBEI), les Djiboutiens et les Djiboutiennes sont très loin de se laisser berner par toutes vos fantasias artificielles, vos corruptions et vos trafics d’influence pour contraindre les esprits faibles que vous manipulez.

S’il est un point qui me préoccupe c’est celui du déshonneur que toi et ton maître vous avec jeté sur notre communauté des Mamassam et des Issas. En agissant de la sorte vous avez sali nos traditions, nos ancêtres et notre culture. Vous avez généré l’émergence d’idées partisanes, xénophobes et sectaires qui portent gravement atteinte à notre image et à notre volonté de respecter un équilibre de responsabilités dans la conduite des affaires de l’Etat.

Le régime que tu soutiens en est arrivé à un tel niveau de pourrissement qu’il mourra très bientôt de tous les excès qu’il a générés et par cette gangrène qui maintenant le dépasse. La cupidité a des limites, la Justice d'Allah ou des hommes est là pour y mettre un terme.

C’est une loi qui se répète éternellement ; vous en avez dépassé les limites.

Le Jugement est proche et se fera de par la volonté d’Allah et des populations de notre pays qui sont au-delà de la souffrance que vous leur faites subir.

A titre personnel, je te demande mon Cher Cousin ainsi qu’à ton donneur d’ordre, à ses quelques mandarins et obligés de rétablir dans les meilleurs délais en notre pays un Etat de Droit et de bonne gouvernance.

Notre République doit instaurer une véritable ouverture au pluralisme politique, dans le respect des Libertés individuelles et collectives mais aussi en s'inspirant de nos valeurs ancestrales qui sont facteurs de Paix et de Progrès pour tous.

Quelle que soit le niveau de responsabilités, au sein des Administrations, de l’Armée Nationale, de la Gendarmerie et des Forces Nationales de Police mais aussi au sein de nos instances tribales, ethniques et religieuses, je demande à chacun de faire usage de son Droit de s’opposer à sa manière au despotisme destructeur d’Ismaël Omar Guelleh qui a conduit notre pays au fond du gouffre.

Nous devons agir ensemble avant que ne survienne une révolte des populations avec le risque de faire, une fois encore, souiller le sol de notre pays du sang des innocents.

Pour conclure, j'ose espérer mon Cher Cousin que tu auras le Courage de répondre à ces écrits pour te justifier devant les populations de notre pays.

A ces hommes et à ces femmes qui conservent aux membres du Gouvernement en Exil leur amitié sincère et leur infaillible fidélité malgré l’éloignement et les contraintes qu’on leur fait subir dans notre pays ou du fait d’un exil forcé loin de notre terre, je leur demande de garder espoir en un avenir proche dans lequel Ismaël Omar Guelleh et ses quelques mandarins n’auront plus leur place car ils seront contraints, d’une manière ou d’une autre, de quitter le pouvoir pour laisser la place à un Etat de Droit, de Paix et de Progrès.

M Ali Abdillahi Iftin
Ancien Commandant de la Garde Présidentielle.
Chargé de la Défense et de la Sécurité Nationale au sein du GED.