La
parole aux opposants Dernière
modification : le
14-Jui-2002 23:24
(GMT+1 / Bruxelles)
14/06/02
La Liberté de la presse est le garant du respect des Droits de
lhomme et la caution de toutes les autres Libertés.
La Liberté
de la Presse à Djibouti cest se taire !.
« Nous
invitons conjointement tous les gouvernements, toutes les autorités
régionales et locales à renouveler leur engagement à
garantir la sécurité des journalistes et à veiller
à ce que les crimes perpétrés contre eux ne restent
pas impunis. Car chaque fois qu'un journaliste est tué ou agressé,
c'est la société tout entière qui est gravement
lésée. Chaque fois qu'un journaliste est soumis à
des violences, à une intimidation ou à la détention
arbitraire en raison de son attachement à la transmission de
la vérité, c'est à tous les citoyens qu'on dénie
le droit de penser et d'agir selon leur conscience .
Notre
ration quotidienne d'information exacte, qu'elle nous parvienne par
satellite ou par câble océanique, continue à dépendre
du courage et de l'intégrité des journalistes, de la ténacité
des équipes de rédaction, de la détermination des
médias indépendants à défendre et illustrer
les principes d'une profession sur laquelle s'exercent de constantes
pressions. En cette Journée mondiale de la liberté de
la presse, nous saluons leur courage à tous et leur attachement
à la quête universelle de vérité et de connaissance.»
Cest par
ces mots extraits dun message commun que sexprimaient Federico
Mayor, Directeur général de l'UNESCO, Kofi Annan, Secrétaire
général de l'Organisation des Nations Unies et Mary Robinson,
Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme lors de la
Journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai
1999.
Nous avons abordé
un nouveau millénaire, 3 ans ont passé depuis cette Journée
mondiale et si peu de choses ont changé.
On a parfois le
sentiment que tout ce qui peut se faire en ce bas monde pour défendre
les Droits humains, le simple droit d'expression et qui ne saccompagnerait
pas dune mobilisation des populations concernées, ne serait
que « coup dépée dans leau »,
futilité
Quelques mots et
des écrits de plus perdus dans lunivers de la caution des
« mauvaises gouvernances », dans lindifférence
de ceux qui saccaparent tous les pouvoirs, par évidence
à leur seul profit, en maintenant les quelques « Légalistes
patentés et aveugles » dans un conformisme chloroformisé
mais qui poussent parallèlement, jour après jour, la population
et la jeunesse des pays « miséreux » vers la révolte
afin de tenter de rétablir un semblant de Justice ; cette justice,
ce sens de léquité des droits de chacun qui est
lun des fondements de léducation que lon dispense
aux enfants, dès leur plus jeune âge, dans toutes les écoles
de la planète.
Comment ne pas parler
de Liberté dexpression de la Presse lorsque chacun sait
quelle encourage par principe reconnu la transparence et la «
bonne gouvernance » et quelle est attentive par ses mots
et les conséquences quils impliquent à ce qu'au-delà
du simple respect de la loi, la société se conforme strictement
à la véritable Justice mentionnée en caractères
gras dans chaque Constitution.
A linverse de toute logique démocratique et pour masquer
leurs propres carences, voire les malversations institutionnalisées,
les gouvernants de Djibouti se protégent derrière lhypothétique
légalité de leur pouvoir discrétionnaire pour prétendre
que la Liberté de la Presse, comme toutes les libertés
dailleurs, menacerait la stabilité sociale et compromettrait
le progrès.
De quelle stabilité
sociale parlons-nous lorsqu'il y a paupérisation des couches
sociales ?
Preuves à
lappui, on sait que pour maintenir la stabilité sociale,
Ismaël Omar Guelleh fait tirer sur la population qui revendique
en toute légalité le respect de ses droits, ne serait-ce
que celui dêtre entendue à défaut dêtre
écoutée.
Cette population
na dautre alternative que celle consistant à manifester
sans arme mais avec des mots de désespoir et des cris auxquels
les balles répondent.
De quel progrès
parlons-nous ?
De celui des comptes
bancaires, de celui des patrimoines immobiliers indûment acquis
par les hommes qui monopolisent tous les pouvoirs de lappareil
dÉtat.
Du progrès
du clientélisme patenté et de l'achat des consciences.
De la progression
ces derniers mois des dissensions générées et savamment
manipulées entre les ethnies afin de fomenter des troubles pour
masquer les carences de lÉtat et forcer les Forces françaises
à intervenir dans un « conflit fabriqué de toutes
pièces » comme cela sest fait précédemment.
Dans la presse locale,
la parole nest jamais donnée aux plus démunis et
à lensemble de la population mais aux nantis du pouvoir
passés maîtres dans la pratique de la méthode du
« placebo ».
« A défaut
de Liberté d'expression, nourrissez-vous de nos mensonges et
vous penserez ainsi être heureux » tout en y ajoutant des
images idylliques à lattention de lopinion internationale.
Ismaël Omar
Guelleh a parfaitement saisi le pouvoir de la Presse et celui de lInformation
en général.
Tout ce qui paraît
doit être rassurant, enchanteur et proche du « parfait »
car de ces informations aménagées dissimulant des Vérités
criardes va dépendre la pérennité des aides internationales.
Comme nulle instance
internationale nose écarter le voile des artifices et exiger
une « Obligation de résultats » en allant simmiscer,
nécessité devrait obliger, dans les affaires dites intérieures
sans se faire taxer dingérence.. ; les « choses »
restent en létat.
Nul ne sétonne
quépisodiquement les résultats des audits financiers
ne soient pas publiés.
Ne seraient-ils
pas classés dans les documents administratifs publics car ils
engagent des "fonds publics" et non privés?.
Point du tout ...
faut pas rêver !, ils mettraient à jour ce que nul ne veut
voir et surtout mettre au grand jour.
On va donc limiter
ces résultats à quelques lignes de sempiternelles recommandations
.et relancer un nouvel "Aménagement Structurel des
Finances du pays" avec l'endettement correspondant.
Que quelques journalistes
ou pigistes locaux expriment le souhait de créer une simple association
de Solidarité et dEntraide dans la profession et n'ayant
aucune vocation politique, c'est alors que le pouvoir dun Rédacteur
en chef de journal, zélé au possible .sexerce
par peur de déplaire.
Il dénonce
aussitôt, se couvre quitte à faire emprisonner les supposés
« fomentateurs de troubles » à Gabode.
Cette persécution
incessante des journalistes démontre la nécessité
qui est faite à ceux qui peuvent sexprimer dans un pays
libre de dénoncer tout ce qui doit lêtre et de poursuivre
le combat avec encore plus d'énergie et plus dabnégation.
Certes les mots
nont pas la force des armes mais ils ont un grand avantage auquel
ne peut prétendre une quelconque dictature de par le monde ;
jour après jour ils tenteront de réveiller les consciences
endormies ou chloroformisées.
Ces mots sont au
service du développement humain viable, pas à celui d'un
"système mafieux" qui se repaît grassement en
entretenant la misère de la population.